DE. Là UOffl
; Quant à la question deicommunicarion;. la $6ule)t|i}^9ôAlèvdnkJes prétendues générations alternantes, elle est eilcore ici (A qtl'eiie'éh pour toutes les maladies communiquées; on est obligé d'adnMH^ chez les sujets contaminés une disposition à recevoir le conttl|e, c'est-à-dire une disposition à engendrer Tacte padiologi^tte qu'en sollicite de lui. De sorte qu'ici, comme précédemment, comme au fond de toute la question des générations putri<les^ se retrouve le principe fondamental de la disposition.
VIII. RéMuné des théories.— Il nous reste à conclure, après avoir examiné la question abrégée sous toutes ses faces, c'estrà-^ dire à résumer les théories.
En résumé, toutes les explications se réduisent à quatre : 1* la génération spontanée; 2" les germes pénétrants; 3° les germes innés; ft* la disposition séminale.
1^ La génération spontanée, dans son sens exact, suppose deâ vita^ lités issues d'elles-mêmes, sans précédents, par leurs proprés forces, do sein de la matière. A ce point de vue, c'est une opinion aujourd'hui coulée à fond, qui a tout contre elle, et que personne d'ailleurs ne soutient devant une expérimentation parfaite, qui démontre que la vie ne procède que de la vie, omne vivum ex vivo.
Restreinte dans le sens où les modernes spontéparistes la soutiennent, comme étant le fait d'une force plastique générale ^ elle est tout autant inacceptable. La génération procède d'une molécule organique qui recèleencore une puissance dévie, et si cette puissance estquelque chose, elle est bien certainement, non une force générale, mais une activité particulière au corps vivant d'où elle sort. En second lieu, la génération vient d'une activité qui a des dispositions spéciales, ce que ne peut indiquer cette force générale. Autrement, d'où vien* drait celle-ci : du ciel ou de la terre, des nuages ou de la brume* ou d'elle-même ? C'est se perdre dans le vide que la chercher ainsi. Enfin, quand même on supposerait une force venue de je ne sais où, et on ne le sait guère mieux, ou née d'elle-même et de rien, on ne sait comment, ni moi non plus, il faudrait encore admettre qu'elle n'est pas générale, mais particulière et avec une formé définie pour chaque espèce de création, car chaque espèce engendrée a son type. Ce ne serait plus la génération d'une force générale qu'il faudrait admettre, mais la génération d'un grand nombre de forces spéciales ! Et alors, encore, que ce seraient ces forces {force î)^ d'où viendraient-elles?..... Il doit y avoir une limite aux suppositions imaginaires.
8M DE Li YIK ST DK Là MORT.
2* La théorie des germes pénétrants voit s'élever contre elle des objections d'une extrême gravité, et des faits qui y répugnent d'une manière absolue.
En premier lieu, elle suppose que cette existence d'êtres hétéro* gènes, cette nature de mort, comme nous l'avons nommée, constitue une création particulière d'êtres subsistant par eux-mêmes. A elle comme à la création des êtres réels, Dieu aurait participé, et aurait témoigné que c'était bien, viditque esse bana. Au contraire, elle ne nous apparaît que comme le revers de la création, pour ainsi dire, comme ie côté mauvais de la génératîofi, comme une vie née de la mort, laquelle n'est, même au point de vue métaphysique, qu'un fait postérieur à la création. Il suffit d'une simple aperoeption philosophique pour voir où cette théorie nous rejetterait. On dira peut-être que ce n'est qu'un argument; allons donc plus loin.
Ces germes pénétrants qu'on suppose, qui les h vus? Personne! Trouve-t-on que les grossissements microscopiques ne sont pas assez forts ; qu'on dise du moins d'oti ils viennent?
Nous avons vu qu'ils sont dans la matière organique ; qu'ils n'y tombent pas, qu'ils s'y trouvent. On peut toujours dire, il est vrai, qu'ils y ont été amenés; mais le malheur veut qu'ils ne peuvent exister sans elle : de sorte que s'ils ont été apportés, ils venaient àé^k d'une matière organisée, et que leur existence comme leur génération lut est intimement liée. On ne les trouve pas sans elle, ils ne naissent qu'avec elle^ ne vivent qu'avec elle, et succombent quand elle périt : ils ne sont pas, c'est elle qui est
3*" La théorie des germes innés succède forcément à la précédente, car puisque ces prétendus germes sont si intimement liés avec la nmtière organisée, c'est qu'ils naissent avec elle.
Nous voilà donc obligés de supposer que l'ovule et le sperme con* tiennent chacun séparément, pour les mêler sans doute, tous les germes de tous les parasites et de tous les infusoires qui pourraient naître de l'être qui va se produire ; qu'ils existaient d'ailleurs dans les générateurs de ce nouvel être, et que tous les autres générateurs, en remontant d'ascendants en ascendants, jusqu'au premier homme, les possédaient. Il faut avouer que si cela est, leur petitesse est telle qu'on n'a pas besoin de chercher un microscope pour les apercevoir : on n'en fera jamais d'assez grossissant pour les découvrir I Mais ce n'est pas tout, ces germes que possédait ie premier
homme, d'où les tenait-il à son tour? Ont-ils été mis chez lui
comme des germes de vie ou des germes de mort ?
Supposer ces germes existants, c'est admettre, comme uom
DE hk MORT. 847
l'avoDs dit, qu'ils ont une existence réelle^ et par cela méuio qu'ils ne sont pas un phénomène de la vitalité où ils se produisent, mais une vie distincte dans une autre vie. C'est en faire une création distincte et subsistante, tandis que ce n'est qu'une nature infirme, et comme le revers, ainsi que je l'ai dit, la doublure en mal de la création, sa négation, son ombre projetée dans les profondeurs de la mort
Enfin, admettre des germes innés, c'est méconnaître les lois gêné* raies des dispositions sous lesquelles, nous l'avons vu, leur production est placée : c'est nier que les races puissent avoir leurs espèces, ce qui existe cependant, et ce qu'on ne peut expliquer sans leur attribuer un rôle de formation, ou tout au moin^ d'acquisition, ou tout au moins encore de modification. Pesons sur ce point, il est d'une importance extrême. Chaque race nouvelle peut acquérir des dispositions morales ou physiques, ou morbides; et tout prouve qu'il en est de même pour la production hétérogène. N'avons-nous pas vu trois crânes de races différentes donner des infusoires différents, et les donner toujours les mômes ? Ne voit-on pas du foin donner tantôt des espèces et tantôt d'autres, selon ses variétés, tout porte à le croire? (Pouchet.) N'est-il pas prouvé que non-seulement chaque espèce animale, mais chaque race, et chaque race humaine paiement, peut avoir ses entozoaires et ses parasites, les ténias chez lesuns, les bothriocéphaleschez d'autres, le dragonneau chez ceux-ci, le trichocéphale chez d'autres, etc.? (Boudin^ Géographie médicale.) Et n'en estril pas de même pour les dispositions morbides, les mala<dies? Enfin, de même que des maladies anciennes peuvent s'éteindre, et des maladies nouvelles se former, selon les croisements de variétés, selon la disparition des races anciennes et la formation de nouvelles : n'en est-il pas de même pour les productions d'entozoaires ot d'infusoires ? Je suis porté à le croire, et c'est tout au inoins un point de la question qui laisse des doutes. M. Pouchet a trouvé dans le crâne mérovingien et le crâne égyptien des espèces d'infusoires particulières ; il a également trouvé dans un peu de foin une espèce d'Aspergillus qu'il n'a pas retrouvé ailleurs ; il a de même constaté dans la colle de pâte, recouverte de traces de noix de galle, une espèce qu'il n'a plus revue. Ce sont là des indications précieuses qui viennent renforcer ce que nous faisions entrevoir, et qui, montrant une sorte d'incertitude, ou plutôt de mobilité dans la formation hétérogène, autorisent singulièrement l'idée qu'il n'y a là qu'une nature imparfaite comme la nature morbide, variable comme ellei malgré des types qui singent les espèces naturelles,
è&$ DE LA VIS BT DB Là MOIlT.
iatis en avoir là fixité, et pouvant apparafira et disparaître comme les di^)Osition3 morbides.
Mu» on sondd cd sujet, plus oïl resld convaincu quMl y a là, comme pour toutëÉ \ei autres dispô6itioné, ces deux lois d'innéité et de génération qui tour à tour prédomitteni ou s'enchevêtrent, et dont il est souvent difflcild de bien préciser les limites. Entrons dans cet ordre d'idées pour le mener au pied du mur, et voir ce qu'on en peut tirer.
ti'' Théories des dispositions sè^i^dés : la préexistence et la sponia-' néité. — Je Taî déjà soutenue en 1859 {De la génération spontanée^ dans VArt médical, t. IX et X), et j*y persiste encore, bien qu'elle semble répugner à la science moderne, qui dédaigne la métaphysique et se renferme dans ses appareils de laboratoire. Je la reprends et j'appelle sur elle toute l'attention des penseurs.
Que la science le veuille ou non, la question l'appelle forcérnent sur ce terrain, ne pouvant être vidée par l'expérimentation pnre. M. F. Pouchet l'a bien compris, lui qui a consacré un chapitre de quarante pages à la métaphysique, citant les Pères de l'Église, les exégètes protestants et rabbiniques, les philosophes (/oc. ctï., p. 95 et suiv.).
Jusqu'à quel point l'expérimentation nous a-t-elle conduits? A trouver une matière organisée contenant, soit des germes invisibles, soit des dispositions séminales. 11 lui est impossible d'aller plus loin, et là nous entrons en métaphysique. Le débat se concentre sur ce terrain des germes invisibles et des dispositions séminales, et pose à l'égard de chacune de ces deux théories l'alternative de la préexistence ou de la spontanéité; Efforçons-nous de le résumer en le condensant dans les termes les plus courts et les plus nets.
I. Le débat s'ouvre d'abord en dehors de notre théorie des dispositions séminales, qui est encore comme non avenue. La science moderne est entre M. Pouchet, qui veut la spontéparité des germes, et ses adversaires, qui soutiennent la préexistence.
Mais les partisans de la préexistence voient s'élever contre eux toutes les objections que nous avons dites plus haut, et, en les poussant au pied du mur, ils en arrivent forcément à admettre des germes invisibles, dans lesquels la matière organique est passée à l'état de sublimation métaphysique.
D'un autre côté,« H. Pouchet et les partisans de la spontéparité ne sont pas aussi spontanéistes qu'ils le paraissent ; car ils admettent une force plastique préalable. Et comme cette force ne peut être unique, puisqu'elle engendre des espèces différentes, ils se voient