Pes «ete» d'exerétt«B
Nous venons de voir comment les matières étrangères pénètrent l'économie par trois voies ; la muqueuse digestive, la peau et la muqueuse pulmonaire. Nous devons examiner maintenant com* ment les matières dont l'économie veut se débarrasser sortent par quatre voies : la muqueuse digestive^ la peau, la muqueuse pulmoaaire et la muqueuse urinaîre. Nous rechercherons dans le livre suivant pourquoi il existe quatre voies pour la sortie et trois seulement pour l'entrée; ici nous ne devons qu'examiner les actes séparément.
I . De rexcrétloB pmr les voles dlg^stlves. — Elle peut se falfe
de trois manières : !• par expuition, 2* par vomissement, 3* par défécation.
1« Expuition. — C'est le rejet de la salive, quand une trop grande quantité est sécrétée, ou que le mucus buccal est fourni en trop grande abondance, comme dans une stomatite. Il y faut joindre le mucus des bronches ou du larynx, ou de l'arrière-gorge, rejeté par expuition, et le mucus nasal expulsé par l'acte de se moucher, ou en tombant dans l'arrière-gorge, et rejeté par les crachats.
2** Vomissement, — C'est un phénomène anormal qui peut se produire dans trois cas différents: 1^ l'estomac étant vide, 2^ l'estomac contenant une substance toxique ingérée, 3^ l'estomac con-
tenant des matières vraiment alimentaires, mais dont ]a digestion répugne à Téconomle.
Dans le premier cas, la matière du vomissement est un liquide muqueux fourni par l'estomac, mêlé d*une quantité plus ou moins grande de bile qui remonte du duodénum dans Testomac, et quel* quefois de sang.
Dans le second cas, la substance toxique est mêlée au liquide muqueux dont nous venons de parler.
Dans le troisième cas, les matines alimentaires sont rejetées ayant plus ou moins subi la transformation digestive, étant plus ou moins accompagnées de mucus et de suc gastrique.
Ce phénomène est toujours un fait anormal pour ainsi dire, et le mécanisme doit être examiné par la physiologie organique.
3° Défécation, — C'est Tacte qui rejette par l'extrémité inférieure du tube digestif les matières qui n'ont pas été absorbées dans les voies digeslives.
Les matières expulsées sont tantôt presque solides, le plus souvent molles et quelquefois presque entièrement liquicles. L'eau qu'elles renferment doit venir d'une excrétion intestinale, car toute ou presque toute la partie liquide ingérée est absorliée dans Testomac.
Si les selles sont très liquides, elles contiennent beaucoup de mucus et dénotent une excrétion muqueuse abondante. Nous avons déjà observé précédemment que le mucus n'est pas digéré.
La partie solide contient des ligaments et des tendons, des graines qui n'ont pas été broyées, ou leur éôorce, le ligneux des végétaux, l'enveloppe calcaire des animaux, la partie terreuse des os, certaines parties colorantes végétales, l'amidon cru; toutes matières qui ne sont pas digérées. On peut croire aussi que des matières albuminoïdes sont rejetées, n'ayant pas été absorbées, peut-être mêmei pas digérées.
On retrouve dans les selles les éléments de la bile modifiés; les acides cholique et choléique se transforment, dans le parcours de l'intestin, en acide cholalique, en acide cholmdique et en dyslysine. Les principes colorants de la bile donnent aux matières fécales leur couleur.
Sur 150 à 200 grammes de matières fécales, il y a 35 à 50 grammes de résidu sec, ou les trois quarts environ d'eau ; le quart de matières solides, dont 35 à 50 grammes contiennent 2 ou 3 grammes seulement de matières salines; et 32 à kl grammes de matières organiques, contenant 22 grammes de matières biliaires (J. Bédard).
Voici quelques expériences et analyses sur les matières excré-
DBS ACTB8 VÉGÉTATIFS. â33
mentitielles : nous les rapporterons pour donner une idée de ce qu'on pourrait connaître; nouslesempTuiïionsaiU Dictionnaire de physt(H iogie de L. Boyer (Paris, 1861).
i"* Vauquelin ayant nourri une poule, pendant dix jours, avec A83"%8 d'avoine, examina ce qu'il y avait de matières terreuses dans une quantité égale du même grain, et ce que la poule en avait rendu par les excréments. 11 trouve :
Dam Daos Dani
TaToine. les eierémenta. I«t oauft pondus.
Silice 9,342 8,067 0
Phosphate de chaux ô,94â .... 11,944 .... 0
Carbonate de chaux 0 2,547 .... 19,744
2" Macaire examina le chyle et les excréments d'im cheval nourri de végétaux, et de chiens nourris de viande. Il trouva [Annales de chimie^ t. LI, p. 376) :
Chyle Chyle Excréments Excréments
des chieos. du cheTal. des chiens. du cheval.
Carbone 552 ... 550 ... 419 ... 580
Oxygène 259 ... 268 ... 280 ... 290
Hydrogène 66 ... 69 ... 59 ... 66
Azote 110 ... HO ... 42 ... 8
Substances inorganiques
ou terreuses, et perte. 23 15 ... 200 . . . 250
3"* Boussingault nourrit un cheval pendant trois jours avec de l'avoine et du foin, puis analysa les excréments rendus dans le même temps. La proportion était dans les termes suivants : pour 8392 grammes de Dourriture, 3525 grammes d'excréments, contenant [Annales de chimie, t. LIl, p. 110) :
carbone. Hydrogène. Oxygène. Asote* Sel«.
Aliments 965 ... 114 ... 754 ... 37 ... 130
Excréniento.. 587 ... 51 ... 357 ... 22 ... 163
^° Hermann nourrit trois moineaux avec du chènevis pendant quarante-huit heures, et analysa le chènevis ingéré et les excréments; il trouva (Gilbert. Annalen, t. CVIII, p. 299) :
Gendres. Hydrogène. Carbone. Axote. Oxygène.
Chènevis. . . 600 . . 542 . . 5600 . . 1053 ' . . 2205 Excréments. 2,200 .. 605 .. 3740 .. 1180 .. 2275
Nous verrons dans le livre suivant ce qu'on peut déduire de ces expériences.
Avec les selle> sont aussi rendus souvent des gaz; ils doivent