‹ Physiologie généraleChapitre 41 sur 107 · DIS ACTES DE L*0RDR8 ANIMAL · texte numérisé non relu

DIS ACTES DE L*0RDR8 ANIMAL

La matière soumise à la puissance vitale est véritablement transformée; nous l'avons vu en parlant des actes végétatifs, nous allons le voir de nouveau et d'une autre manière dans k*s actes de l'animalité.

(1) Vernois et Becquerel, Recherches sur le lait {Annales d'hygiène, 4853, t. XLlX,p. 257 et sntv.).

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Dans les actes végétatifs précédemraent examinés, o'est l'affinité Qhimique qui se trouve modifiée, élevée en nature. Dans les actes de ranimalité, ce n'est plus de la combinaison du oprps, mais de ses qualités qu'il s'agit. Nous allons trouver UQ corps vivant sensible à l'action de la lumière, de la chaleur, des vibrations, du toucher, de l'impression qualitative des autres corps, mais sensible d'une certaine manière qui lui est propre, et toute difiërente de celle dont les corps purement matériels sont éprouvés. Nous allons trouver ce corps produisant des mouvements, mais mus d'une manière toute différente de celle dont les corps purement matériels le sont. £n un mot, les qualités physiques de la nature matérielle sont transformées dans les actes animaux, d'une manière semblable à celle dont les qualités chimiques sont transformées dans les ^ctes végétatifs.

Or, comme le remarque si justement saint Denys, la nature des choses se dévoile dans leur hiérarchie; c'est dans la surémiuence des facultés animales sur les propriétés inorganiques que nous trouvons la prééminence de l'ordre animal, et c'est par la prééminence de l'animalité sur le végétatif que nous trouvons la distinction et la classification de l'ordre animai plus nettes. Dans le végétatif, chaque action comporte tout à la fois le rapprochement de l'objet et du sujet, l'affinité ou impulsion qui détermine l'action de l'un sur l'autre, et enfin l'acte même accompli par le sujet sur l'objeL Au contraire, dans l'animalité, ces trois moments de l'acte sont nettement séparés et constituent chacun une action distincte : connaissance de l'objet par le sujet au moyen de la sensibilité ; détermination de l'action dans le sujet par suite de la connaissance de l'objet, au moyen de l'impulsion animale ; action du sujet sur l'objet au moyen des mouvements.

Tout est là dans l'ordre animal, tout se renferme dans ces trois choses : connaissance, détermination, action ; ou mieux : sensibilité, impulsion, mouvement.

Mais nous devons bien remarquer que l'animalité dans l'homme n'est pas la même que dans l'animal, de même que le végétatif dans ranimai n'est pas le même que dans la plante. Nous avons examiné, dans le chapitre précédent, des actes au fond les mêmes que dan$ les plantes, mais plus richement appareillés, par suite de leur alliance avec l'ordre animal qu'elles supportent. De même nous allons voir ici l'animalité plus richement dotée dans l'homme que chez l'^nknal, par suite de son alliance avec l'ordre intellectuel. Ces alliances, ces rapports seront examinés dans le Uvre suivant ; mais

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il importe de savoir qu'ils existent pour ne point s'étonner de l'analyse des actes, et pour ne pas se laisser conduire à penser qu'un animal est aussi richement doué que l'homme en sensibilité, en impul* sion et en mouvement.

Dans les traités modernes de physiologie, ce que l'on appelle le^ fonctions de relation est présenté d'une tout autre manière que nous n'aUons le faire. Outre qu'on joint malheureusement aux facultés animales les facultés intellectuelles, on suit, pour les actes de l'animalité, un ordre purement anatomique, qui ne convient qu'à, la physiologie organique ; on traite séparément des organes des sen^ des nej'fs, des centres nerveux, des organes du mouvement. Cette marche ne peut être la nôtre, puisque nous partons d'un point de, vue tout différent, qui consiste à analyser les actes dans leur ordre logique. Notre manière n'est pas contraire à l'autre, mais différente; et pour celui qui aura déjà étudié un traité de physiologie organique, ou qui en étudiera uu plus tard, il verra que la science est la même dans les deux cas, mais que la physiologie générale lui offre cet avantage de mieux saisir dans leur ensemble des actes dont les rapports lui auraient échappé autrement.

S 1. •— 9e ta MMOMUié.

Quatre sortes de connaissances sont nécessaires à la partie animale de l'homme : 1° une connaissance locale capable de déterminer des mouvements locaux sans que les centres y participent : c'est le rôle de V irritabilité; 2° une connaissance extérieure qui doit être rapi)ortée aux centres pour y déterminer des mouvements coordonnés : c'est le rôle des sens externes; 3*" une connaissance dans les centres des connaissances extérieures qui y sont concentrées par les sens internes; W une connaissance intérieure de l'état du corps, de sa sensibilité, de ses mouvements, de sa propre impulsion par les sensations internes. Nous examinerons successivement ces divers modes de la sensibilité, irritabilité locale^ sens externes, sens internes^ sensations internes. ^

I. De l'imiMbUité. — Ce mot a eu et a souvent encore une signir fication tout autre que celle qu'on doit lui accorder. Glisson, qui s'ei^ servit ie premier, l'employa pour exprimer une force dont dépendent tous les mouvements de la matière organisée ; c'était pour luj une force de mouvement [De natura substantiœ exergetica^ seu d^ vita naturœ, London, 1672). De Gorter considéra ensuite l'irrita^

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bililé comme une force essentielle à toute matière organisée et y déterminant le mouvement vital ; il Tétudia et en fit Tapplication aux plantes {Exercitationes medicœ quatuor, Âmst., 1737). C'était une confusion inexcusable du mouvement végétatif et du mouvement animal. Halier, dans ses Mémoires sur les parties sensibles et irritables, attribua Tirritabilité à toute partie contractile, et pour lui rirritabilité ne fut que la contractilité : «J'appelle, dit-il, partie » irritable du corps humain celle qui devient plus courte quand » quelque corps étranger la touche un peu plus fortement. » {Dissert. 1", p. 8, trad. deTissot.) C'est alors qu'on discuta snns pouvoir s'entendre, si l'irritabilité est contractilité, ou si les deux choses sont différentes.

Bichat eut le mérite incontestable et vraiment grand de débrouiller la question. Il montra qu'il y a dans l'économie des parties purement sensibles, d'autres purement contractiles, et d'autres enfin qui ont tout à la fois la sensibilité et la contractilité, et que dans cellesci ces deux actes, propriétés vitales, comme il les appelait, sont insensibles pour les centres nerveux. Il donna donc à l'irritabilité le nom de sensibilité insensible. L'alliance de ces deux mots est sans doute singulière, mais l'idée est parfaitement juste. «Si vous<^om- » prenez, dit-il, sous le nom d'irritabilité^ et les mouvements des )) muscles, qui se contractent seulement par les stimulants, et ceux » des muscles que l'influence cérébrale met surtout enjeu, il est » impossible que vous vous entendiez. — On a disputé pendant un M siècle pour savoir si la sensibilité est la même que la contractilité, » ou si ces deux propriétés ne peuvent se séparer. Chacune des » deux opinions a paru avoir des bases également solides. Eh bien, )) toutes les disputes disparaissent en admettant la distinction que » j'ai établie entre les propriétés vitales. En effet : 1® dans la vie » animale il est évident que la contractilité n'est point une suite » nécessaire de la sensibilité : ainsi, souvent les objets extérieurs » font longtemps impression sur nous, et cependant les muscles ^ » volontaires restent immobiles; 2"* au contraire, dans la vie orga-

I » nique, jamais ces deux propriétés ne se séparent. Dans les mouve-

» ments involontaires du cœur, de l'estomac, des intestins, etc., il y \ » a d'abord excitation delà sensibilité organique, puis exercice de la

» contractilité organique sensible. De même dans les mouvements » nécessaires aux sécrétions, aux exhalations, etc., dès que la sen- » sibilité organique a été mise en jeu, tout de suite la contractilité » organique insensible entre en action. » {Anatomie. gén., considér. prélitn. ^ versU fin.)

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11 66t bien vrai qu'un grand nombre de parties contractiles entrent en contraction sous Finfluence de l'impression directe d'un objet, sans que les centres nerveux aient été avertis, et Ton observe même l'effet sur la partie séparée du corps. Or, cette contractilité ne se développe que parce qu'elle reçoit l'impression, qu'elle est sensible à l'objet qui l'impressionne : cette sensibilité locale est rtrriialfilité.

Il est encore vrai que cette irritabilité s'observe dans toute partie contractile, qu'en thèse absolue toute partie contractile est irritable. Mais, comme l'observe très justement Bichat, il y a deux classes de parties contractiles : les unes qui n'entrent en contraction que sous l'influence de l'attouchement direct d'un corps qui les impressionne, et les autres qui se contractent sous l'influence d'une impulsion nerveuse venue des centres. De sorte qu'il y a deux manières d'exciter la contractilité : Tune par une sensibilité directe et locale, l'autre par une sensibilité allant au centre déterminer l'impulsion qui revient à la partie contractile. Dans un cas il y a irritabilité^ dans l'autre il y a sensibilité externe.

L'irritabilité est donc un mode sensible purement local, qui permet que des actions soient suscitées, sans que le centre animal s'en préoccupe. C'est en même temps le mode le plus simple, le plus grossier pour ainsi dire, et le seul du reste que Ton rencontre chez les animaux inférieurs dépourvus de système nerveux.

C'est par elle que sont mues les actions des vaisseaux, des conduits excréteurs, du canal digestif, des parties contractiles delà peau. Mais cette irritabilité ne reste pas purement locale dans certains cas, quelque chose de l'impression qu'elle reçoit peut être porté au centre : et ainsi des corps étrangers dans le canal intestinal, par exemple, peuvent donner lieu à des convulsions. Il est vrai que cette sensibilité est insensible, parce que nous n'avons aucune connaissance de ce qui s'opère en nous de cette manière, si ce n'est par la douleur. Il y a donc une relation de ces parties irritables avec les centres nerveux, de même qu'il peut y avoir une réaction des centres nerveux sur leur contractilité.

L'irritabilité répond à des excitants différents, selon son siège. Ainsi, dans les intestins, dans les canaux excréteurs, dans les canaux vasculaires, ce sont les liquides ou solides contenus dans ces vaisseaux qui Timpressionnent. A la peau, c'est l'influence du froid qui donne lieu à ce que l'on nomme la chair de poule. Au mamelon, c'est rattoucheroent qui produit l'érection. Du reste, dans tous les cas, une émotion morale peut l'impressionner.

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Elle parait recevoir son énergie des centres nerveax, qupurement locale, par l'entremise des ner£s ganglionnaires, et sans doute par eux qu'elle est en relation avec ces centres, h où ils existent ou la reucontre.

IL Des aewa cxtanae». — L'irritabilité étant destinée au je

sitif local, et pour mettre en acte les mouvements indépenda^ la volonté, constitue un mode sensible distinct; à côté de présente la setisibilUé vraie, destinée à donner comiaissai)' objets extérieurs qui peuvent impressionner, et par cela r nécessiter des mouvements : c'est la sensibilité extérieure.

Plusieurs questions générales très intéressantes sont so: sur ce sujet, en dehors des questions de mécanique organiqtc physique que nous devons écarter ; nous les examinerons <u vement sous ces titres : 1° des divers sens et de leurs objets la détermination des sens dans des organes spéciaux ; 3° de '>pléauce réciproque des sens ; U^ de l'objet même perçu par i-^ 5** de Terreur des sens.

1° Des divers setis et de leurs objets. — Les anciens, dès les plus reculés, avaient admis cinq sens : la vue^ Vouie, l • goùl et le toucher ou tact; la vue pour percevoir les iii)[ lumineuses, l'ouïe pour le son, l'odorat pour les odeuD. pour les saveurs, le toucher pour les choses tangibles.

Les scolastiques admettaient trois sortes de choses v:i proyi^eSy communes^ eipciraccidetit. Les sensibles propres sout bile^audibileyodorabiley gustabile, tangibile. Les sensibles w sont : motus, quieSy numeruSy figura, magmtudo ; auxquellt? portent : tempus^ situs, unitas, distonlia tipropiuquitas, Le> ^' accidentelles sont : vita^ amor^ odium^ virtu$. (Goudin, i' phia^ De anima^ § 2.)

Cardan (De subtilitote, lib. XIII) subdivisa le toadier fu ' sens différents : le premier pour le chaud, le froid, l'himiu sec ; le second pour la douleur et le plaisir; le troisiènirr' plaisirs vénériens ; et le quatrième pour la pesanteur.

Lamy mettait au nombre des sens, la faim, la soif, 1^ ^' c'était confondre les sensations et les sens internes.

Buffon voulait un sens particulier pour la volupté; ct<\^ ^ inacceptable, puisque celle-ci n'est qu'un plaisir, et qoecb»!'^^ peut être cause de plaisir.

Carus admet un sens spécial pour la perception de U qui n'est qu'une dépendance des sensations internes.

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De BlainYiUe croyait k un sens général répandu dans tout Torga* Tiisme ; ce qu'on ne peut admettre sans un objet sensible général qui n'existe pas.

Gerdy, confondant les sens externes et les sensutlons, a étudié le tout ensemble sous le titre général de sensations, et admis la classi^ fication suivante :

i^ Seasaiions pbysiquflB produites par de» «fento extérieurs, cemprenant-dix espèces : i^ sensation du tact général, impiessions vaguas ; 2* sensation de toucher, donnant les idées de forme, de sécheresse, de températuroi de consistance, de mouvements, etc.; 3^ sensation de chatouillement; &° sensation de volupté ; 5° sensation de goût; 6° sensation de Todorat; 7® sensations tactiles particulières, comme celle d'une substance acide ou astringente, avec les dents ou la muqueuse buccale ; 8^ sensations interstitielles ou intimes, consécutives à l'ingestion de certaines sub^ stances, cbmase le tabac, l'alcool, le €afé4 l'opium ; 9* sensalioos de l'oide ; 10* seoMtioo de la v«e.

2« Sensation d'aethité.

8* Sensation de fatigue.

à° Sensation de besoin : de se mouvoir, respirer^ boire^ manger, dormir;

5° Sensations spontanées : fourmillements, picotements, friseon, douleur» boule hystérique, aura épileptique.

{Phytiol. philosopha des sensations et de VintelUgence» Paris, 18A6.)

M. Landry a proposé de dtfiser les sensations tactiles en quatre genres : l*" d'activité musculaire, 2* de contact, 9* de température, &" de douleur {Traité des paraiynes^ t. !•', p. 17S et suiv., Paris, 4859).

Si l'on ne veut tomber dans une confusion effroyable où il ne sera plus possible de rien démdler, nous croyons qu*il ikut nettement distinguer les sens externes et les sensations internes, qui ont des objets fort différents, les uns destinés à nous foire connaître ce qili est en dehors de nous, les autres nous faisant connaître nous-mêmes. Sans doute qu'il y a des cas où la sensation Interne aide aux sens externes; mais c'est là un mécanisme particulier; la distinction n'en demeure pas moins. Or, nous ne devons nous occuper dans ce paragraphe que des sens externes.

M. l..onget, dans son Traité de pkysiologie, a justement mis de côté toutes les divisions de Gerdy, quoiqu'il ait eu tort de n'en pas tenir compte et d'omettre un chapitre sur les sensations : il s'en est tesn à la division classique des cinq sens externes ; nous pensons qu'il faut s'y tenir, et nous croyons qu'on nous approuvera quand nous aurons exposé les Aensations internes, f^e sens externe

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donne lieu à deux choses qu'il faut bien distinguer : l'objet même qu'il fait connaître, et la sensation que nous en éprouvons. Ainsi, la vue nous communique les qualités visibles d'un corps : c'est là l'objet du sens, perception première que nous éprouvons. Puis, cette perception nous est plus ou moins agréable, et c'est là une sensation, perception secondaire. Ce que nous devons étudier d'abord, c'est l'objet même perçu ; la sensation éprouvée sera étudiée plus tard.

Or, les objets extérieurs nous présentent bien effectivement cinq genres de qualités: lumière, sonorité, odeur, saveur, tangibilité. De là cinq sens externes, dont chacun fait connaître des espèces multiples.

La vue nous donne la perception de la lumière, mais cette lumière est brillante ou terne ; elle est blanche ou colorée, et nous donne toutes les colorations dont les sept couleurs du spectre solaire sont les types fondamentaux. Par la lumière nous distinguons la figure, le nombre, la grandeur, le repos ou le mouvement, le relief, les distances, les rapports d'une chose avec une autre.

Uouïej par la sonorité, nous fait percevoir le silence, le bruit ou le son. Dans la sonorité, on distingue l'éclat ou l'obscurité, le timbre, la tonalité, la succession, le nombre, les distances, le volume, les relations (accords], le rhythme.

Vodorat nous fait connaître, par les odeurs, l'intensité ou l'obscurité, l'unité ou la multiplicité, la force ou la douceur; puis, les odeurs elles-mêmes se divisent. Linné en admettait sept espèces : 1° aromatiques, comme celles de l'œillet, des feuilles de laurier, etc. , 2° fragrantes, celles du lis, du safran ; 3° ambrostaques, celles de Tambre, du musc; U"" alliacées, l'ail, l'asa fœtida, etc.; 5® fétides, celles du bouc, de la valériane; 6° repoussantes, vireuses, celle de l'œillet d'Inde et de beaucoup de plantes de la famille des solanées; 7*" nauséeuses, celles de la courge, du concombre {AmceniL acad., 1756, t. lU, p. 183). Fourcroy, se fondant sur la nature chimique des odeurs, les divisait en : 1^ extraçtives ou muqueuses, 2 ' huileuses fugaces, S"" huileuses volatiles, U"* aromatiques acides, S"" hydrosulfureuses {Mémoire sur l'esprit recteur de Boerhaave, l'arôme des chimistes français, dansles Annales de chimie^ 1798, l'^'sér., t XXVI, p. 232). Ce qu'il y a de plus positif, c'est que chaque corps a son odeur particulière.

Le goût fait connaître la sapidité, qui est obscure ou forte^ unique ou multiple. Galien divisait les saveurs en austères, acerbes, amères, salées, acres, acides, douces et grasses. Boerhaave admettait comme saveurs primitives, destinées à composer les autres , l'acide, le

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