‹ Physiologie généraleChapitre 53 sur 107 · CLXXIX · texte numérisé non relu

CLXXIX

Nous ne jugeons pas ce travail en ce moment; ce que nous établirons plus loin montrera suffisamment que Barthez avait encore ) visage son sujet sous des vues trop étroites; mais, il faut le «connaître, il est beaucoup plus dans le vrai que Bordeu; c'est lez lui qu'on trouve, même aujourd'hui, la plus grande étude des empathies, et il restera longtemps utile à consulter.

Cabanis, dans son livre sur les Rapports du physique et du moral ? l'homme (1802), ne fit guère que soulever un autre point de vue b la question, et bien qu'il l'ait traitée en philosophe indigne, son tuvre ne laisse pas que d'être un travail curieux sur quelques >ints, et l'une des études de ce vaste sujet des relation danfi homtne.

Biohat n'a pas fait de travail spécial sur les sympathies» mais y

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a donné son root : a Quoi qu'il en soit , dit-ii , pour peu qu'on » réfléchisse aux phénomènes sympathiques, il est évident que tous » ne sont que des développements contre nature des forces vitales » qui se mettent en jeu dans un organe par Tinfluence que cet » organe reçoit des autres qui ont été excités directement. Sous ce » rapport, tous les systèmes sont sous la dépendance les uns des » autres. »> {Anaiom. génér,; Cansidér, gêner, ^ § in.) Il distingue ainsi les sympathies morbides d'avec les relations naturelles. Quant à celles-ci, il les voit toutes se rapportant à la sensibilité ou à la contractilité. Dans les Recherches sur la vie et la mort, il parle de l'alternance des fonctions organiques et des relations entre les trois organes du trépied vital, le cerveau, le poumon et le cœur. C'est manifestement un disciple de Bordeu mêlant un vitalisme incompris à Torganicisme de son prédécesseur.

Pour Broussais, les sympathies sont le k\i du système nerveux et des vaisseaux. « La sensibilité et la contractilité, dit-il, sont disp tribuées à différents degrés dans les divers organes qui composent » le corps vivant. Ceux qui les possèdent dans le plus haut degré, w reçoivent immédiatement l'action des stimulants et la transmet- H tent aux autres : ils sont donc les mobiles naturels des sympathies. » — Les organes que l'on peut considérer comme les mobiles des » sympathies, sont ceux où la matière nerveuse se trouve sous une » apparence pulpeuse^ entremêlée de vaisseaux capillaires sanguins, D et avec d'autres vaisseaux qui contiennent des fluides albumineux » ou gélatineux ; c'est la peau et les sens de la tête, qui sont nommés y» sens externes; ce sont aussi les membranes muqueuses qui sont » de vrais sens internes. » [Propositions de médecine, §§ xii et xnr.) Ici, Torganicisme de Bordeu arrive à ses dernières conséquences, au matérialisme le plus avancé.

Huiler, qui résume très bien les physiologistes de notre temps, explique avec eux un grand nombre de sympathies, par les mouve^ ments réflexes; puis il admet : les sympathies des diverses parties d'un même tissu entre elles ; les sympathies de tissus différents les uns avec les autres ; les sympathies des tissus avec des organes entiers ; les sympathies d'organes entre eux ; les sympathies des nerfs eux-mêmes, {Êlfanuelde physiologie, 1. 1, p. 6^i7 et suiv.) On voit que nous som* mes encore dans le nervosisme organicien.

Tel est l'abrégé historique des principales idées qui ont eu cours sur notre sujet.- Il est facile d'y voir que, malgré de très recommandables travaux, la science est peu avancée. Hais il doit paraître clairement surtout que l'histoire des sympathies n'est pas autre

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iiose que celle de TuDiié eutre tous les actes de Torgauisme et des 3lations de tous ces actes entre eux. A ce point de vue, l'étude doit Lre beaucoup agrandie.

Nous diviserons ce livre en six chapitres : l*" lois générales des elations; 2'' des relations dans Tordre végétatif; 3* des relations [ans l'ordre animal; 4* des relations dans l'ordre intellectuel; •*' des relations entre ces trois ordres ; ô"" des relations entre l'actiîté et ses instruments.

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