‹ Physiologie généraleChapitre 57 sur 107 · DES AEUTIONS DANS L'ORDRE ANIMAL · texte numérisé non relu

DES AEUTIONS DANS L'ORDRE ANIMAL

Nous avons (rouvé dans l'ordre animal trois sortes d'actes, sen^ sibiliié, mouvement et impulsion : nous devons donc examiner les relations des actes de sensibilité entre eux, des actes de mouvements entre eux, des actes d'impulsion entre eux, puis les relations entre les trois classes.

Hais nous devons signaler dès l'abord, les caractères curieux avec lesquels se montre la dualité dans cet ordre. On a observé que l'homme animal pouvait être partagé en deux moitiés, l'une droite, l'autre gauche : il y a bien plus curieux encore. Nous n'allons pas trouver ici, comme dans l'ordre végétatif, les actes se dichotomisant ; la nutrition opposée à la génération, les absorptions aux excrétions , et le reste. Dans l'ordre animal , c'est toute autre chose. La disposition générale des actes n'est plus dichotomique, puisque nous en avons trois classes : sensibilité, mouvement, impulsion ; c'est une disposition par trois, qui rappelle quelque chose de plus élevé, qui indique que nous sortons de l'ordre purement matériel ; c'est un reflet de l'ordre plus relevé, l'intelligence auquel l'ordre animal est lié. Hais la dualité existe cependant : seulement, au lieu de consister en des actes difiTérents opposés deux à deux, c'est chaque acte lui-même qui est double, et qui exige le concours de deux organes semblables, comme la génération exige

(1) Sadctorii, De medicana stalica aphorismi, Comm. A. C. Lorry, Parisiis, 1770, Bect. V(, p. 3A1.

n. DBS RELATIONS DANS L'OBORK ANIMAL 565

'^•v:f<r z '^ concours de deux êtres de môme espèce. Ainsi, pour la vue, deux

yeux; pour Todorat, deux narines; pour l'ouïe, deux oreilles;

cohy • P^^^ ^^ S^^^ ^^ langue et le palais ; pour le toucher, la peau des

deux moitiés du corps; pour Topération manuelle, deux mains;

ndaw'z ^^"^ ^^ marche, deux membres inférieurs; pour chaque mou*vement, deux actions; une extension et une flexion ; pour chaque impulsion, deux affections, le plaisir et la douleur, l'amour et la haine, le désir et la crainte, la recherche et la révolte. En un mot,

}()7' ^ Tordre animal est dans sa disposition générale disposé par trois, qui peuvent s'opposer l'un à l'autre^ et dans chacun de ses actes il retrace la dualité.

Cela dit, entrons dans le détail des relations que nous ne ferons, du reste, que parcourir, parce que beaucoup de choses ont été déjà dites dans le livre précédent, et qu'il en est un certain nombre dont l'étude, très importante il est vrai, mais très longue, nous entraînerait trop loin, et regarde plus particulièrement la psychologie.

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§ i. •— »M reUMlMM eB4r« les Mle4 4» Miuiilrtitlé.

Ces actes sont de quatre sortes, comme nous l'avons vu : trrtVabiliié^ sensibilité externe^ sens internes, sensations internes. Nous examinerons successivement l'influence qu'ils exercent réciproquement l'un sur l'autre.

il ' I. Be rirriuiMUté. -^ Cette sensibilité appartient purement aux

organes de contractilité qui subviennent à la vie végétative. Mais ces organes sont eux-mêmes très intimement liés aux actes purement animaux ; et il n'y a pas un point sensible où il n'y ait des fibres

'^' contractiles végétatives des vaisseaux. D'un autre côté, comme elle

est entièrement liée à la contractilité, il est difficile de l'en séparer dans les actes ; les relations de l'une sont les relations de

i l'autre; de sorte que nous pouvons renvoyer aux relations de la

contractilité, tout ce qui regarde l'irritabilité. Disons seulement, d'une manière générale, que les autres actes de sensibilité sont en relation parfaite avec l'irritabilité et la contractilité végétative des organes sensibles : là où l'irritabilité s'exalte, la sensibilité devient plus vive ; là où l'irritabilité s'amoindrit, la sensibilité est plus obtuse.

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