CHAPITRE IV
DBS TBMPÉRAMBNTS,
Les hommes, à quelque race qu'ils appartiennent» diffèrent par des dispositions organiques, et ces dispositions ne sont pas absolument individuelles: il y a des caractères communs dans ces diffi^ reiices^ De môme que le moraliste s'inquiète des caractères moraux communs, de même le médecin s'inquiète des caractères médicaux communs, et demande à la physiologie de les lui expliquer.
S'il ne s'agissait que de chercher les différences organiques et de les rattacher à des genres communs, nous n'aurions qu'à noter la prédominance possible de telle ou telle disposition organique. Ce n'est pas là précisément la question. Les médecins ayant observé des différences dans la constitution du corps, et ayant pensé qu'elles se rattachaient à des dispositions maladives, à des susceptibilités de prendre telle ou telle maladie, ont commis le soin aux physiologistes de déterminer et d'indiquer les lois générales de ces rapports, ici donc la physiologie touche à la pathologie, et l'étude des tempéraments, quoique habituellement attribuée à la physiologie, dépend plutôt encore de l'étude des causes morbides; nous ne devons guère qu'en indiquer la voie.