‹ Physiologie généraleChapitre 75 sur 107 · DE L*ÉTAT DE YKILLE ET DE SOMMEIL · texte numérisé non relu

DE L*ÉTAT DE YKILLE ET DE SOMMEIL

psychologie, Maioe de Biran [Considéraiions sur le sommeil), et Joutfroy (Bech. sur le sommeil, dans ses Mélanges.) Dugalt-Stewart fit du sommeil une cessation des phénomènes de conscience. {Phi* losophie de V esprit humain, Z^ partie.)

Pour Bicbat, qui suivit Cabanis de deux ans, le sommeil dépend des actions de la vie animale, et spécialement de leur intermittence. <c Le sommeil, dit-il, est l'ensemble général des sommeils particu- » liers; il dérive de cette loi de la vie animale qui enchaîna constam-* » ment dans ses fonctions des temps d'intermittence aux périodes )) d'activté, loi qui la distingue d'une manière spéciale, comme nous » l'avons vu, d'avec la vie organique ; aussi le sommeil n'a-t-il jamais »sur celle-ci qu'une influence indirecte, tandis qu'il porte tout » entier sur la première. » {Rech, sur la vie et la mort^ V* part.» art. /i. § 3.)

Magendie protesta contre cette idée de cantonner le sommeil dans les actions de la vie animale, et de ne pas recounaître qu'il y a en mémo temps aiïaiblissement de la nutrition et des sécrétions. [PhysioL, t. Il, p. 595.)

Des travaux sérieux sur le sommeil des plantes vinrent encore donner raison à cette manière de voir, en prouvant que cet état n'était pas particulier aux animaux. De Candolle (Collection de mémoires, 1828), Dulrochet {Mém. pour servir à Vhist. anat. etpky^^ sxoL des végétaux et des animaux. Paris, 1837, 1. 1), et surtout Meyer (dans les Vortraege ausdem Gebrieie der Naturwissenschaftenund der œkonomia, publié par Baer. (Kœnigsberg, 183/i), vinrent mettre cette vérité hors de doute.

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