‹ Physiologie généraleChapitre 81 sur 107 · DB LA VIE POSTALE ET DE LA NAISSANCE · texte numérisé non relu

DB LA VIE POSTALE ET DE LA NAISSANCE

écailleux, qu'un seul chez les oiseaux, les mamniifères et rhororne. » (Man. de physioLy traduit de Talleniand, 2* édition, Paris, 1851,

t. II, p. nu.)

Lois de symétrie^ de conjugaison et de division. — Meckel avait dit que les organes se forment par des parties d'abord isolées qui se réunissent ensuite; d'un autre côte, on avait constaté que l'économie présente une sorte de duplicité, et que l'individu semble résul* ter de deux autres individus réunis ; que même dans les organes uniques on retrouve cette apparence de duplicité. M. Serres s'est emparé de ces idées pour constituer ce qu'il appelle la loi de symétrie et de conjugaison. D'après cette loi, que l'auteur a faite beaucoup plus générale qu'elle n'est, tout organe se compose de deux parties premières, qui ensuite s'unissent en se soudant, et si uu arrêt dans le développement se manifeste, les deux parties restent isolées. Ainsi, la lèvre et le voile du palais résultent de deux points de formation distincte qui s'unissent ensuite; s'il arrive un arrêt de développement, la lèvre reste fendue en bec de lièvre, le voile du palais reste bifide. Le rachis est primitivement formé de deux parties qui se réunissent ensuite; si la réunion n'a pas lieu, il reste bifide. {E, R. A. Serres, Mémoire sur r organisation unatomique des monstres hétéradelphes^ appliquée à la pathologie, in Mém. du Muséum d'histoire nat„ 1828, t. XV, p. 385, et Arch. gén. de méd., t. XVI, p. 321. — Itech. d'anatomie transcendante et pathologique^ etc. Paris, 1832, 1 vol. in-4», et atlas in-fol.).

Cette loi, ou plutôt cette théorie de symétrie et de conjugaison, a été vivement combattue par M. Ollivier (voy. art. Diplogén^sb, Monstruosités et (£or bumain, du Dict. de méd. en 30 vol.) . Cet auteur objecte que celte théorie n'est que rarement applicable. 11 établit, et cela est effectivement avéré, que l'estomac et le canal intestinal, le foie, le cœur, ne se forment pas de parties distinctes doubles qui se réunissent ensuite ; on sait, pour le cœur en particulier, qu'il ne se forme que par des replis et circonvolutions de l'arc aortique. Le même auteur fait voir également que la formation osseuse du canal rachidien n'a pas lieu par une double série de points d'ossification, ainsi que l'avait prétendu H. Serres; il est vrai qu'il y a d'abord un point d'ossification pour chaque apophyse vertébrale; mais le corps de la vertèbre n'a qu'un seul point d'ossification^ et non pas deux, comme l'avait dit M. Serres. Cette loi de symétrie et de conjugaison n'est donc applicable qu'en certains cas.

A côté d'elle se montre la formation par division et distinction : ainsi les doigts, d'abord unis dans une sorte de moignon, se divisent

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et se séparent; les paupières n'en forment d'abord qu'une, et se séparent ensuile en inférieure et supérieure ; le canal intestinal^ qui ne forme d'abord qu'un tube uniforme, se marque ensuite selon ses diverses divisions; l'anus, qui est d'abord imperforé, s'ouvre plus tard.

III. DéTeioppement des Umsu*. — Tous les tissuS SOnt COmposés,

ainsi que nous l'avons vu, de cellules, de fibres et d'une matière amorphe. Les physiologistes micrographes se sont occupés de rechercher la génération de ces éléments.

1" Les cléments. — Aussitôt après la fécondation, le vitellus, c'està-dire la matière contenue dans l'œuf, et qui représente le jaune de l'œuf de poule, présente une production uniforme de cellules. Bientôt apparaissent pour chaque tissu les cellules et les fibres particulières. Cette production diffère dans les deux cas. Dans le jaune des oiseaux, les cellules se produisent par segmentation ; le jaune se divise en quatre, puis en huit parties, puis en seize, et ainsi de suite, jusqu'à ce que la division soit devenue moléculaire; alors apparaissent les cellules. Chez les mammifères et chez l'homme il y a formation spontanée de cellules dans le vitellus.

Comme tous les tfssus procèdent, dans leur organisation, de cellules primitives, qui ensuite se métamorphosent pu s'appliquent les unes aux autres, on s'est beaucoup occupé de la génération de ces cellules.

Nous devons dire d'abord que cette théorie qui fait tout procéder de cellules ne doit pas être entendue* d'une manière absolue. Le blastème, ou cytoblastème (de xutoç, membrane, vésicule, et de pXaffTTî/Mc, germe], qui est le liquide générateur, liquide visqueux et un peu épais, contient aussi des grains moléculaires et des fibres qui se forment par agrégation et division de la matière. Des fibres sont formées par l'agrégation des grains moléculaires ou par la fibrillation d'une matière homogène, et ne procèdent pas de cellules transformées. Kôlliker le reconnaît : « Les grains amorphes de substance » organique sont au contraire très répandus. On les trouve en » nombre variable, souvent considérable, dans presque tous les » liquides animaux en particulier renfermés dans les canaux ou des » cellules. On les trouve aussi dans quelques tissus solides. — Ces 9 grains sont arrondis; le plus grand nombre n'offre que des di- )) mensions à peine mesurables. Henle les a désignés sous le nom de » granulations élémentaires^ et a émis la pensée que ce sont de petites » vésicules ; il n'en est pas cependant toujours ainsi, et l'on peut se

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A convaincre qde beaucoup de ees petite cor pa ne possèdent pas de

» membrane externe. «... On n'observe pas, dans ces grains divers,

» les phénomènes que présentent les parties élémentaires plus

» élevées, tels que raceroisseraent du dedans eu dehors, la mnlti-

V pHcation, l'entrée dans l'intérieur de substances du dehors et la

» sortie au dehors des substances du dedans ; ils se trouvent liés

3» ainsi, d'une manière encore assez étroite (?), aveoles formations

» purement inorganiques. — On peut regarder comme très rappro-

» chées de, ces productions les fibres élémentaires, c'est-à-dire ces

» fibres de grosseur vsriable, lesquelles se forment par scission au

» sein d'une substance homogène et sans la participation de cellules

» ou de noyaux. On trouve des ûbres de cette espèce dans la sub-

' » stance fondamentale de quelques cartilages proprement dits, aussi

)» bien que dans les cartilages réticulés, et dans beaucoup de for-

» mations pathologiques; ces fibres, en s'accolant par juxtaposition,

» peuvent méitie former des productions assez épaisses, comme les

» cartilages réticulés. » {Eiéments d'histologie humaine y p. 11 et 12«)

L'auteur omet de parler des fibres qui se forment par juxtaposition

de granules élémentaires , et cependant ce mode de formation existe,

comme je suis persuadé de m'en être assuré moi-môme plusieurs

fois dans des productions pathologiques.

Ainsi les formes les plus élémentaires sont des ijrains moléculaires qui se produisent par une sorte de coagulation et d'agrégation encore mal connues* et des fibres élémentaires qui procèdent par agrégation moléculaire, ou par scission d'un matière homogèna l"" Les cellules. — Les formes plus avancées sont les cellules, qui procèdent par une évolution ou génération et par multiplication. Nous nous en sommes occupé à propos de la Nulritiofê des parties^ (liv. 1II% chap. !•').

3^" Génération des iisius. — Les cellule;^, en se multipliant et se transformant, constituent les tissus, dans lesquels on rencontre en outre des grains moléculaires , une matière amorphe , et des fibrilles primitives. Ne nous occupons que des métamorphoses cellu- Isires qui oonstituent la question principale.

Relativement à leurs métamorphoses, les cellules peuvent être rangées dans deux classes» avec des intermédiaires.

l*" Les eellulea se conservent plus ou moins intactes, et ne font guère que se multiplier, se tasser, se stratifier.

Les cellules restent intactes et conservent leur forme primitive dans le tissu cartilagineux^ dans la couche pigmentaire, dans les couches inférieurea du tissu épttbéliaL Quelques cellules nerveuaes,

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que Ton nomme apolaires, se conservent dans leur force prîmitive. Elles restent intactes, et deviennent polygonales dans le tissa do foie.

Dans le tassement qu'elles éprouvent, les cellules s*aplatiss»ii et deviennent quelquefois polygonales; alors le noyau disparaît souvent, comme dans les couches épithéliales superficielles, les ongles, les cheveux, le tissu du cristallin; d'autres fois, la cellule dispara!t,.et il ne reste que le noyau, comme dans plusieurs fibrocartilages.

2"" Dans la seconde classe, se rangent les cellules qui produisent des fibres, et alors deux modes peuvent se présenter : ou bien les cellules se convertissent complètement en fibres , ou bien elles produisent des fibres tout en gardant leur forme cellulaire.

Les cellules qui produisent les tissus fibreux, le conjonciif o\m caJlulaire, le fibreux, Vélastique^ la fibre du muscle végétatifs se réduisent à une seule forme. De rondes les cellules devieoneiil oblongues, puis s'allongent en forme de fuseau, le noyau également; les deux extrémités s'amincissent et deviennent fibrillaires; enfin la cellule tout entière est convertie en deux sortes de fibres : Tune, pâle, qui vient de la cellule; l'autre, plus foncée, qui vient du noyau.

Dans le second mode, il y a deux formations distinctes, i* Les cellules nerveuses s'allongent par un seul côté ou en fuseau, ou se forment en étoiles, deviennent ainsi unipolaires, bipolaires ou mulii-polaires , et de chacun de ces pôles part une fibrille qui s'étend plus ou moins loin : les noyaux ne s'altèrent que fort peu, et Ia cellule est toujours reconnaissable. 2*^ Les cellules osseuses suivent une transformation analogue : elles s'étoilent, deviennent multipolaires, restent reconnaissables comme cellules et conservent leurs noyaux; mais elles s'unissent les unes aux autres, leurs rayons s'aboutent, et la différence la plus grande^ c'est qu'au lieu de constituer des fibres, la cellule s'évide et ses rayons deviennent des eanalicules osseux,

3" Le tissu musculaire de la vie antma/e parait être dans une classe intermédiaire aux deux précédentes. Chaque fibre se compose d'une partie centrale striée en travers, qui parait formée par le tassement de cellules, comme semblerait être une pile de pièces de monnaie: en dehors est une couche mince de fibres longitudinales qui viennent de cellules complètement transformées en fibres, de cellules et fibres de noyau, ou peut-être d'une matière amorphe qui se diviserait en fibrilles.

Telle est la génération par cellules des principaux tissus.

DE LA Y» FOSTALB BT Dl LA NAISSANCE. Itë

IV. néTdoppMMBt àmm flieviiés. — La plupart des physiolo* gistes, si ce n'est tous^ indiquent que, comme la corde dorsale est la première partie qui apparaît dans Tembryou, c'est le système nerveux qui est le premier formé ; par là ils indiquent que les organes des facultés animales, et, par conséquent, les facultés animales elles-mêmes, sont les premiers à paraître. Il y a là un non-sens et une grave erreur. Il y a dans l'être une réciprocité entre les trois facultés principales, ainsi que nous l'avons vu au livre IV; mais il y a aussi deux hiérarchies qu'il ne faut pas confondre. Suivant la prééminence et l'ordre qui existent dans l'être formé, les facultés intellectuelles sont au haut de l'échelle, les facultés animales au milieu, les facultés végétatives au degré inférieur : et suivant l'ordre d'apparition, il y a nécessairement une hiérarchie en sens inverse ; car les facultés intellectuelles ne peuvent rien sans les sens et sans les mouvements, et les facultés animales ne peuvent rien sans les organes que leur forment les facultés végétatives. Aux yeux de la raison, il est évident que les facultés végétatives doivent être les premières à se développer : aux yeux de l'observation, il en eèi également ainsi, car l'examen des faits démontre que les premiers phénomènes de formation, et que les premières traces d'organisation sont des rudiments des organes formateurs, la vésicule ombilicale qui représente l'intestin , le sang et les vaisseaux omphalo-mésentériques, l'allantoïde. La vérité est donc que les facultés végétatives sont les premières à se développer.

Les facultés animales se montrent d'abord parla création de leurs organes : avant d'agir, elles se forment les instruments d'action. Ce n'est qu'à la tin du quatrième mois ou au commencement du cin* quième qu'apparaissent les premiers mouvements. H est difficile, au reste, de savoir à quels phénomènes se limitent alors ces facultés. Les sens externes ne sont pas encore ouverts , du moins quatre d'entre eux : la vue, l'ouïe, l'odorat, le goût ; le toucher semble se développer à l'époque des mouvements, car, si à travers l'utérus et les parois abdominales de la mère, on vient à presser le fœtus, on le détermine à des mouvements. Les sensations internes paraissent aussi se développer à la même époque, car le fœtus traduit par des mouvements rapides, plus ou moins tumultueux, les émotions pénibles que la mère éprouve. Il doit, d'ailleurs, ressentir quelque chose, car il n'y a pas de mouvements sans une connaissance sensible préalable. Enfin, les mouvements indiquent des sentiments de bien-être ou de malaise et des déterminations instinctives. C'est surtout la CQntractilité organique qui se développe la première pour

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subvenir aux monvements de§ vaittoaux néeMMÎrat à la cirao-

lation.

Quoique le tact §oit déjà développé, il est nécsesMiremeni 1res borné, car le fœtus ne peut percevoir que le liquide ou la membrane qui l'entoure. D'un autre cAté, les quatre autres seti» externes ne sont pas ouverts. Il doit en résulter que les sens internes sont extrêmement bornés, et qu'ils ne peuvent sufUre au développement de l'intelligence. Ce n'est, en effet, que bien après la naissance que les facultés intellectuelles se développent.

Quelques particularités doivent être notées k propos des relalions entre les facultés. Comme le fœtus se trouve dans une condition où il ne peut de lui-même chercher des substances étrangères pour se les assimiler, se nourrir, il n'a pas de sens externes; mais comme aussi il n'a pas de sens externes et ne peut se nourrir de lui-même, il ne peut former son sang qu'avec le sang de sa mère; et de là 11 n'a ni digestion ni respiration. Les vaisseaux om* phalomésenlériques, qui deviennent ensuite les vaisseaux du cordon ombilicaU le mettent en communication avec sa mère, qui digère et respire pour lui.

Cette dernière remarque nous mène à nous demander quelles sont les relations du tœius avec sa mère ; dernière question de oe sujet.

V. MelatloBs àm tasium wree mêk mère. — Que l'ovule Soit réoondé

sur l'ovaire ou dans les trompes, il consiste toujours en une vésicule parfaitement isolée de sa mère : le fœtus se développe dans un petit corps indépendant. Or, cet œuf fécondé est incapable par lui-ménie de vivre, de se développer; il a besoin de nourriture, il a besoin de protection. Dieu a donc établi la loi que le produit de la g4nératioii serait nourri et protégé par sa mère jusqu'au moment où il pourrait naître; il a établi que l'œuf fécondé se grefferait dans l'utérus et s'y développerait.

Aussitôt la conception, la cavité de l'utérus se revêt d'une couche membraniforme qui obture complètement toutes les ouvertures, et présente elle-même un sac sans ouverture. On l'appelle la eadtiçue. Alors l'œuf descend de la trompe, arrive à l'utérus d6nt il trouve la cavité obturée ; il pousse devant lui cette membrane, la décolle, et se fait une place entre elle et la paroi utérme, où il va se développer. Bientôt le développement commence. De la membrane externe de l'œuf, ou chorion, végète un touffe de petits vaisseaot comnoe un touffe d'herbes : les vaisseaux se rapprochent et s*allongent, et s'implantent sur la paroi utérine, où ils vont absorber le

DE Là Vlg FQQTAtS BT 00 L4 NAISSANCE. W

plasma sati^uiu de la mère, qui doU servir au sang du fœtus. Ces vaisseaux forment un paquet vasculaire sur la paroi utérine, et s'y développent pour former \e placenta : ils se résument en deux artères et deux veines qui sont les vaisseaux du cordon ombilical. Ainsi le^ vaisseaux omphalo-mésentériques forment le placenta et le cordon ombilical. Nous n'avons pas à nous arrêter aux détails de ce sujets dont le développement appartient à l'embryogénie et aux traités d'accouchements.

L'utérus se développe au fur et à mesure du développement fœtal { des vaisseaux s'y développent également pour subvenir à la nuiri-* tion du fotus. Pendant ce développement la femme éprouve dea modifications qui appartiennent à son état de grossesse. La mens^ iru^tion, la digestion, la nutrition, la respiration, les seins, les articulations du bassin, éprouvent des changements.

Pendant la grossesse, la menstruation se supprime ; c'est la règle générale. La femme, obligée à subvenir à la nutrition du fœtus, nei perd plus de sang ; tout doit être consacré à nourrir son fruit. Cependant, chez quelques-unes, les règles continuent encore pendant les deux ou premiers mois de la grossesse, et chez quelques autres pendant tout le cours; mais ce sont des exceptions.

La digestion s'accroît pour subvenir également à la nutrition du fœtus. Mais la nutrition de la mère diminue, parce que l'enfant détourne à son profit le plus substantiel de la nourriture. La respi* ration s'accroît également, devient plus fréquente, ainsi que la circulation, et consomme plus de carbone. M. Andral a trouvé que la moyenne de carbone consommé par heure chez la femme est de 6'%9, et que dans l'état de grossesse, la consommation s'élève à S gramme:! par heure.

l)u quatrième au cinquième mois de la grossesse les seins corn* mencent a se tuméfier et à se disposer aux fonctions qu'ils doivent remplir après la naissance. Le mamelon s'élargit et brunit.

Vera la fin de la grossesse, les articulations du bassin, et surtout celles de la symphyse pubienne^ se relàciient pour pouvoir élargir le passiige de l'enfaut dans le moment de l'accouchement. Aussi la marche de la fiemme devient-elle pénible à la fin de la grossesse. Mais l'enfant reiifermé dans l'utérus ne vit pas avec le monde extérieur, c'est la mère qui le remplace, qui vit pour lui ; je dirai roème qu'il y a entre eux comme un mélange d'émotions. La femme grosse a une susceptibilité d^mstinct plus fine et plus merveilleuse que dans l'état ordinaire, et elle sent aux mouveinents de son fruit oe qui l'agite et ce qui l'apaisa D'un autre eôté, l'enfiint éprouire,

748 DB LA Vn £T DE LA MORT.

ressent toutes les émotions maternelles: il est comme un écho de^ mouvements de l'impulsion animale maternelle ; il est agité de 5e^ troubles et de ses émotions, il est calmé par son calme. La mère ti*. pour l'enfant qu'elle porte, elle vit tout entière pour lui; et commr avant d'être mère elle s'agitait à le devenir, maintenant elle vit pour l'être entièrement.

Il faut bien remarquer que l'enfant ne fait pas lui-même son sang, qu'il se sert de celui de sa mère. Il y a donc entre lui et la mèrr les mêmes relations qu'entre une partie de l'organisme maternel et le reste de cet organisme. C'est par le sang que ces relations se produisent; et tout ce que nous avons dit des relations par le sang au livre IV, est ici applicable.

Ce sujet demanderait de grands développements pour être traité complètement, mais nous ne pouvons nous y arrêter, parce qu1i appartient en propre à l'hygiène des femmes grosses. Nous posons la loi générale de ces relations, nous n'avons pas à entrer dans leurs détails.

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