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cents ang, Goliaih avait six coudées et uoe palme, maîs^c'élait un géant énorme à côté de Davpd et des autres combattants philistins et hébreux. Si la taille a diminué, ce n'est donc pas de beaucoup, du moins depuis longtemps.
Les traditions antiques nous parlent de races de géants {Genèse, VI, 4) et de celles des Titans chez les Grecs. Cela est possible, puisque tous les caractères orgaTiiques sont transmissibles par génération : en se mariant entre eux, des géants ont pu constituer des races.
De nos jours, il existe encore des peuples remarquables par la grandeur et la petitesse de la taille. Les Lapons, les Samoèdes et les Esquimaux ont de i!i à 5 pieds; les Patagons ont 6 pieds selon les uns, 8 ou même 11, suivant d'autres voyageurs : « PîgafettA leur donne dans le port de Saint-Julien, 8 palmes, ou 7 pieds de hauteur, en 1519'; de Sébald de Wert, 10 ou 11 pieds, en 1598, dans la baie Verte; Olivier de Nort, dans le port Désiré, 11 ou 12 pieds; J. Lemaire et G. Schoutten, en. 1516^ 11 ou 12 pieds, d'après les ossements de Patngons qu'ils examinèrent ; Narbourg, en 1596, une taille médiocre; de Gennes, la même année, moins de 6 pieds; le comraodore Byron, en 176(i, au moins 8 pieds anglais, c'est»à-dire plus de 7 pieds de FVanœ ; le capitaine Wallis et Carteret, en 1767, 5 pieds et demi aux plus grands qu'ils virent dans la baie d'Elisabeth; le capitaine Cook, en 1767, 5 pieds
8 pouces dans la baie du Bon-Succès ; Bougainville, depuis 5 pieds jusqu'à 5 pieds 10 pouces; de la Giraudais, en 1766, 5 pieds 7 pouces au moins; plusréoemmeiU^rexpéditiûn^ Malaspina leur donne depuis 6 pieds 6 pouces jusqu'à 7 pieds 1 pouce; et plus récemment encore, M. Gauthier a vérifié l'exactitude de ces résultats. » (Gerdy, Physiol. médicale didactique et eritique^ 1832, 1. 1, p. 157.) Ces différences d'appréciation tiennent évidemment à ce que les voyageura ont vu des tribua c'est-à-dirodes races diffirentes.
Og, roi de Basan, de Tandeune race dns,géants, était plus haut encore : « Sohis quippe Og, rex Basan, restiterat de stirpe gigaii- » tum. Honstratur lectus ejus ferreus, qui est in Rabbath ûlioruni » Ammon, novem cubitus habens longitudinis, et quatuor latitudinis » et mensuram cubiti virilis manus. m^Eieuttr., lil, 11.)
Voici d'autres faits parmi lesquels on en remarquera un fabuleux, a En 1570, Martin Deirio vit à Rouen ua Piémontais de plus de
9 pieds de liauteur. Si l'on veut en ci'oire J. Tissot et Habicot, en 1613, M. de Langon, gentilhomme dauphinois, faisant bâtir près de son château, les maçons qui fouillèrent la terre trouvèrent à 17 ou 18 pieds de profondeur une tombe de brique longue de
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SO pieds, large de 12, haute de 8, portant celte inscription en lettres romaines : Theuiobockus rex. La tombe renterroait des os d'une énorme grandeur et des médailles d'argent. Les os principaux, apportés à Paris par un chirurgien de Beaurepaire , faisaient estimer la grandeur totale du* corps à 25 pieds. L'ouvrage d'Habicot fut une pomme de discorde nonr^eulement entre .Qabicot et ceux qui étaient d'un avis ditTérent* mais encore entre les médecins qui Tattaquèrent et les chirurgiens quiie défendirent. Il en résulta une dispute littéraire des plus vives, dans laquelle le savant et querelleur Riolan ne laissa pas échapper Toccasion de prendre parti. Néanmoins, après avoir réduit la grandeur de l'être en question à environ 13 pieds, on ne put pas déterminer les os qui formaient le sujet de la discussion, et Ton ne fut pas plus d'accord sur Tanimal auquel ils pouvaient appartenir que sur la grandeur réelle. Si Ton eût consulté Plorus, la discussion eût été terminée (pour Theutobochus). On eût vu que Theutobpchus ne fut point tué dans la bataille livrée par Marius aux Teutons. En effet, Florus rapporte que TheutobochuB fut fait prisonnier et mené à Rome pour orner le triomphe de son vainqueur. Si l'on en croit le même historien, la tète du prisonnier s'élevait au-dessus des trophées qui précédaient le char de triomphe.' «— La Gazette de Fratwe annonça, le 21 septembre 1719, la découverte d'un squelette humain de 9 pieds U pouces près de Salfsbury. G. Baulieu parle d'un Suisse de 8 pieds; van der Linden, d'un Frison de la môme taille ; Haller, d'un garde du corps de GuiU laume V\ qui avait 8 pieds 6 pouces ; Uffenbach, d'un squelette de fille qui était de la même grandeur. Je trouve encore dans mes notes l'indication d'un Finlandais de 6 pieds 8 pouces 8 ligues de hauteur, vu à Paris en 1735 ; d'un garde du corps de Brunswick de Hanovre, et du géant de Macgrath, de 7 pi^ds et quelques pouces ; d'un paysan suédois et d'un Finlandais nommé Caianus, de 8 pieds 8 poudes 8 lignes ; de Gilli (de Trente), qui avait 8 pieds 2 pouces 8 lignes ; d'un nommé Dupont, qui était un grand scrofuleux d'environ 7 pieds, et que Je vis vers l'année 182U à la clinique de M. Âlibert, à l'hôpital Saint^Louis; enfin, d'un nommé Baguelin, qui avait 7 pieds, était bien proportionné, et que Ton vit à Paris en 1826. » (Gerdy, loc, cit.) «
• Le môme auteur, parlant ensuite des minsy ajoute : a Nous venons de montrer que l'homme peut acquérir une taille assez élevée, disons maintenant dans quelles limites étroites son développement peut s'arrêter. Fabrice de Htiden a vu un nain de /iO pouces de hauteur. Les Transactions philosophiques, n^ û95, parlent d'un
autre de 88 ponces seulement i et 6. Baubin en cite un qui n*avait que 36 pouces ; le célèbre Bébé en avait 33. Des frères Borwilaski^ gentilshoranoies polonais, Falné avait 8& pouces, et Tautre 28, avec beaucoup de force et de santés Le nain P. Danilow avait 29 pouces et quelque chose, d'après la description qu'il donne de lui-même. Les THtnBactions^ n° 261 , en citent un de 30 pouces^ et le Journal de médecine, plusieurs de 28 pouces. Cardan dit en avoir vu un de 2li pouces. Lucius, qu'Auguste montra aux Romains, n*en avait que 19 ; et Démaillait, consul au Caire, prétend y eu avoir vu un qui ne dépassait pas 18 poilces. On trouve même dans la collection de Birch l'exemple d'un nain de 16 pouces, ce qui est la taille d'un petit enfant à la naissance* « {/èid:)
Depais vingt ans on a vu à Paris plusieurs exemples de géants et de nains que tout le monde a pu examiner.
Outt*e les géants en hauteur, il y a ce que l'on pourrait appeler les géants en grosseur et en poids, dont le volume dépend ordinairement de raccumulation de la graisse. Buffon en cite plusieurs exemples, a Dans tm voyagé que le roi George II fit en 172A. pour visiter quelques-unes de ses provinces^ on lui présenta un homme du comté de Lincoln qui pesait 583 livres poids de marc; la circonférence de son corps était de 10 pieds anglais^ et sa hauteur de 6 pieds k pouces ; il mangeait 18 livres de bœuf par jour ; il est mort avant Fàge de vingt-neuf ans, et il a laissé sept enfants. — Dans l'année 1750, le 10 novembre, un Anglais nommé Ed. Brimht, marchand, mourut âgé de vingt^neuf ans à Mander (Espagne) ; il pesait 609 livres, poids anglais, et 557 livres, poids de Nuremberg ; sa grosseur était si prodigieuse, que sept personnes d'une taille médiocre pouvaient tenit* ensemble dans son habit et le boutonner. — On trouve encore dans les rramactionf phiitmphiqueê^ n"" ft7ft» ort. 2, un exemple de deux frèi'es dont l'un pesait 35 stones* c'est-à-dire &90 Hvres, et l'autre 3& stones, c'est-à-dire Ul% livres, à ik livres le storie. » L'auteur ajoute : c Nous n'avons pas d'exemple en France d'une grosseur aussi monstrueuse ; je me suis informé des plus gros hommes, soit à Paris, soit en province^ et jamais leur poids n'a été de plus de 360, et tout au plus.860 livres, encore ces exemples sontils rares. » {Addition à la Description de l'homme* )
Chez les géants il y a comme une sorte d'épuisement physique occasionné par le développement; ils supportent plus difficilement la fatigue que les hommes de petite taille, sont plus lents et plus mous, moins intelligents et avec des passions moins vives.
Cbe^ les nains, qui sont l'extrême opposé^ il y a également de la
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faiblesse et de la peine à supporter la fatigue; ils sont plus vils et pluspassiounés; leur intelligence est quelquefois encore vive, comme elle rétait chez le nain Borwilaski, mais souvent elle est affaiblie, comine elle Tétait chez Bébé, et va même jusqu'à Tidiotie. Tous ces extrêmes vivent rarement jusqu'à un âge avancé.
VII. CfaangeiHieBta 4aMi la sUaatioa de* orgfuies. — Quelquefois, chez certains individus, des organes sont déplacés ; des artères, des veines, des nerfs, ne sont pas dans leur situation normale ; ce ne sont que des variété anatomiques. Dans d'autres cas, un conduit excréteur s'ouvre où il ne devrait pas s'ouvrir : ainsi le canal cho* lédoque peut déboucher dans Testomac. Cliez un jeune homm^ mort à dii-huit ans et dont l'observation est rapportée par Blégny, la veine cave, l'aorte, les ventricules du cœur, l'estomac et tout l'intestin étaient dans une situation inverse de ce qu'ils doivent être ; la partie droite était à gauche, et la gauche à droite. Chez un invalide mort à soixan te-douze ans, dont Méry a donné l'histoire dans les Mémoires de V Académie des sciences, 1658, il y avait un renverse* ment complet de tous les organes de la poitrine et de l'abdomen : ceux de droite étaient à gauche, et vice versa ; le cœur, les poumons, l'aorte, les veines caves, l'œsophage, Testomac, le foie, la rate, l'iu' testin, présentaient tous cette étrange transposition. Chez d'autres individus il y a, pour ainsi dire, transposition de l'action d'un membre : amsi, chez lesgauchers, le bras gauche fait l'ofQce de bras droit.
VIII. ApomaUes par dîwUîmtm. — Nous avons VU que plusieurs parties semblent se former par des points de formation distincts qui se réunissent ensuite. Quoique M. Serres ait peut-être exagrô cette loi de conjugaison, elle paraît vraie pour plusieurs organes. Or, la réunion de ces points de formation peut ne pas avoir lieu par suite d'un arrêt ou d'un vice dans le développement, et l'organe se consolide en parties divisées.
Le plus remarquable est celui dii bec-de-lièvre, nommé ainsi parce que la lèvre supérieure divisée ressemble à celle du lièvre. La division n'est jamais au milieu, et elle est tantôt simple, tantôt double, selon qu'elle est sur un côté de la fossette de la lèvre supérieure, ou sur les deux côtés à la fois, avec un tubercule médian isolé.
11 en est de même de la division du voile du palais en deux parties, qui s'élend quelquefois jusqu'à la voûte palatine divisée elle môme.
Dans l'exstrophie de la vessie, les pubis ne sont pas réunis, la paroi
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abdominale est ouverte, la vessie divisée : on aperçoit le fond qui fait hernie, présente sa muqueuse avec l'ouverture des deux uretère.
Le rachis peut être bifide : il reste ouvert parla partie postérieure, et Teau ra'chidlÊfnne, poussant les enveloppes en avant, forme une tumeur fluctuante : c'est le spina bifida.
Le pétiis p0ut?étre bifide,- rnisi ^ne Je^BerMttm, le diloris.
A cette variété se rattachent les hernies 'Congénitales qui viennent de ce qu' une partie est restée divisée^ ou de ce qu'une ouverture ne s'est pas fermée. Ainsi les testicules, qui primitivement sont dans l'abdomen, sortent par l'anneau inguinal, et^cot anneau se reternie normalement; mais s'il reste ouvert, les intestins peuvent y pénétrer et faire une hernie; inguinale congénitalciil'yaaussi de semblables hernies par l'ombilic. Quelquefois le diai^^agme est divisé, et les organes thoraciques font hernie dans l'abdomen, ou les oi^anes abdominaux i'ont hernie dans la poitrine-; l'éstomae et l'intestin pénètrent dans la cage thoracique, ou bien' le coeur et les poumons descendent dans la cavité abdominale. ' ' ' * •
La persistance du trou de Botal et du canal artériel se rattache également à ce genre d'anomalie ; il y a là défaut de réunion.
IX. AjBomaitea par sondiireii. — Au lieu de parties qui restent divisées, ne se réunissent pas, il en est d^aiitres qui. sont d*abord unies et ne se divisent pas : ce sont des mperforaiians ou des soudures; mais souvent il y a eu évidemment soudure des parties dans leur formation.
Ainsi, on peut observer rim{yerfora(iôn dèfaAus; celle de la vulve, du vagin, de l'utérus; la division du vagin et de l'utérus en deux parties par une cloison médiane; l'imperforation ou l'étroitesse extrême du prépuce; la clôture ou imperforation de la bouche, résultant de l'agglutination des deux lèvres; l'adhérence des deux paupières, l'imperforation de l'iris, celle du conduit auditif externe; l'imperforation du nez ou l'agglutination des narines ; la réunion des deux hémisphères du cerveau. C'est peut-être à ce genre qu'il faut aussi rapporter la monopsie^ ou soudure et fusion des deux yeux en un seul. On y doit aussi rattacher sans doute les deux anomalies connues sous les noms (Vhypospadias et épispadias : dans tous les deux le gland du pénis est imperforé; dans Thypospadias le méat urinaire s'ouvre au-dessous; il s'ouvre au-dessus dans Tépipasdias.
X. Pr<Nlii«tloii« onormaies et noevt — L'enfant peut apporter
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en venant au monde des signes,' des taches, des nœvi :'on les à rapportés à des eyi{;tes que la mère aurait eiies pendant le cours de sa grossesse ; ce ne sont que des productions anormales qui dépendent peut-être dMi^fluences morbides. Telles sont les taches blanches ou brunes de la peau, siégeant en différents points du corps ; des productions de pigment dans la couche sous-cutanée^ sous forme de plaques plus ou moins larges ; de petites tumeurs bleues ou noirâtres, quelque* fois couleur de la peau, formées de tissu- veineux considérablement développé; des verrues ou des cornes au firent et en diverses parties du corps ; Tépaississement et le gonflement des pieds et des jambes, semblables à une sorte d*ëléphantîàsis, sans altération de la peau.
XL BéformaUoBs morbide». — Enfin il y a des déformations des parties et des organes, qui viennent évidemment de maladies que le fœtus a subies pendant la vie intra-utérine : les gonflements des membres à la suite de Fractures ; la flexibilité et la déformation des os, suite de rachitisme) des articulatiotis altérées par suite de luxations ; la kyllose des pieds bots y ou le renversement de l'un ou des deux pieds, avec déviation externe ou interne, et déplacement des os du tarse, dépendant, suppose-i-on, de contractures intra* utérines.
Bénnnié des causes. — Nous venons de parcourir l'abrégé des faits que Ton appelait autrefois des monstruosités ; et il a dû paraître clairement que c'est avec raison que depuis Lémery, on ne les appelle plus que des anomalies de développement. Ce nouvel adage est donc Vrai : il n'y a pas de monstre dans la nature.
Sans doute, on n'est pas encore suffisamment édifié sur plusieurs des causes qui produisent ces anomalies, mais on connaît réellement les principales. La diplogénèse que Lémery a la gloire d'avoir indiquée le premier, rend compte des principales, et l'on peut dire dès plus étranges, par accolement, grefle, ou inclu^on de deux fœtus. Peut-être faut-il même appliquer ce mode à la formation des organes doubles et de Thermaphrodisme ; peut-être au contraire faut-il^ dans ces cas, faire intervenir la dualité génératrice qui forme l'enfant ; qui sur le plus grand nombre de points s*unit dans une même impulsion, et qui sur d'autres se séparerait en deux impulsions distinctes.
Dans les anomalies par défaut, par excès ou diminution, il paraît bien encore que le développement a été arrêté sur un point, exagéré sur un autre. Chose remarquable, on n'a jamais signalé une absence
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absolue des organes principaux : toujours on a trouvé la traoe, Tindication plus ou moins obscure de leur présence primitive ; et le manquement que Ton observe n'est jamais qu'un développement arrêté. C'est la gloire de Geoffroy Saint*Hikiire d'avoir établi solidement .cette véqté. Mais dans l'examen de ces arrêts de développement, on n'a jamais vu, ce q«e Ton croyait autrefois, de (ormes véritablement monstrueuses qui rappellassent des (ormes animales ; et cette théorie, que Meckel avait aidé à propager, que l'embryon passe par des formes transitoires qui rappellent des formes animales, s'est trouvée tausse. On a seulement reconnu qu'il y avait bien dans la formation et le développement du fœtus une action spéciale pour chaque partie ; que le nouvel être ne se développe pas comme un arbre qui ne peut avoir de feuilles s'il n'a de pétioles, ni de branches s'il n'a de tronc; qu'au contraire il peut avoir des mains sans bras, des nerfs sans cerveau et sans moelle épinière, des organes génitaux externes sans organes internes ; qu'en un mot, chaque organe a sa formation et son développement distincts. Toutefois certaines dépendances ont été observées; et c'est ainsi qu'avec une nnencéphalie plus ou moins complète, le développement des quatre sens de la face est plus ou moins imparfait.
Les anomalies qui dépendent du changement de situation ne sont évidemment que le renversement du plan de formation , et témoignent même de l'existence de ce plan. , On a voulu tirer des anomalies par division et par soudure, la conséquence que les organes se forment par des points de formation distincts qui s'unissent ensuite, ou par des points uniques qui plus tard se divisent ; et cela parait vrai pour plusieurs parties. Cependant ce serait peut-être outrer la vérité que d'attribuer toutes les divisions et toutes les soudures à des unions qui ne sont pas faites, oa à des divisions qui ne sont pas produites. Ollivier a fortement soutenu ce doute, et peut-être dans certains cas faudraitril admettre que des circonstances accidentelles, vicieuses ou pathologiques, sont venues apporter un trouble dans la formation et le développement
Des ouvrages nombreux ont été écrits sur les monstruosités et les anomalies. Il serait trop long et superflu de les indiquer ici à la fin d'un chapitre qui ne prétend être qu'un abrégé. Nous renvoyons le lecteur au Traité de tératologie de H. Isid. Geoffroy Saint- Hilaire (3 vol in-8, avec atlas, Paris, 1832-37) ; aux articles Monstruosités des Dictionnaire$ de médecine en 60 vol. et 30 vol., ainsi qu'aux ouvrages que nous avons cités dans le cours de ce chapitre.
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