‹ Physiologie généraleChapitre 91 sur 107 · II. Be 1a darée «oniinne de I» vie et de 1a · texte numérisé non relu

II. Be 1a darée «oniinne de I» vie et de 1a

difléreate dgeiu—- Il suffit de connaître un peu les choses de cette vie pour savoir qu'il n'y a pas de limites précises à l'existence. L'homme meurt à tous les âges, et son berceau même est près de sa tombe. S'il est vrai qu'on puisse dire d'un homme bien constitué qu'il peut vivre jusqu'à quatre-vingt-dix ou cent ans, il n'est pas moins vrai que peu arrivent à cet âge.

On a cherché quelle était la durée moyenne ou commune de la vie, et les uns ont fixé le terme à cinquante, les autres à soixantedix ans; d'autres, comme H. Flourens, ne s'inquiètent que du terme éloigné ou quelques-uns peuvent arriver. Il est. plus sage d'examiner simplement quelle est la mortalité aux difl^rents âges, ce que nous pouvons savoir approximativement par Jes tables qui ont M données.

Il a été dressé un certain nombre de ces tables. On commence à en établir dans leivii"" siècle^ lorsque la question de. la mortalité fut vivement agitée à l'occasion de l'établissement des tontines créées à la fin de ce siècle. Guillaume Petit, Anglais, essaya le premier une table de mortalité de Londres et de Dublin. Halley vint ensuite, et choisit la ville de Breslaw. Simpson fit une table de mortalité de Londres, Kersebsoon également Dupré de Saint-Haur fit celle des paroisses de Paris et de la banlieue ; ce sont celles que Bu ffon a enregistrées. Mais l'ouvrage le plus remarquable du siècle dernier sur ce sujet, fut le livre de Déparcieux {Essay sur les pro^ habilités de la vie humaine^ Paris, ITAS^ in-'4^), qui eut une suil^ en 1760. Cette dernière table a été établie sur les premières tontines fondées en 1689 et 1696.

Dans notre siècle, ce sujet a été repris. On cite les tables de Duvillard [De l'influence de la petite vérole, Paris, 4806); celle de

t>B LA hmt$ DB LA VIE. ' 8M

Finlayâôn, faite pour le gouvernement anglais^ et publiée eh itS9; celle de M. de Hohtferrand, couronnée par l'Académie des SdioMMi en 1838; celle de H. Quetelet, faite pour lé gouverhemepli Mb» en 1845.

1"* D'après DcTviLLARD« sur 1000 enfants nouv^au-né^» iwiaprèi chaque année quel est le nombre des survivants^ celui des décédéi» et le chiffre de la mortalité.

Survivants.

M^ru.

MorUlité

A 1 an.

De 0 à

1 an.

^àB

2* Suivant la table de M. de Hontfsbb and, la mortalité est plus lente. Voici un résumé pour 10 000 individus.

Ago. SvrviviBli.

1 an....; 8,471

frAdadlt.

Age. Sgrrivulfl.

12 ans 7,109

M2 DÉ LA VIB BT

Af«. SurvivAni».

30 ans 6,152

DB Ul MOUT.

Afa. flf^Woifc

85 ans 427

3^ Voici maintenant un résumé de neuf tables prises en différents pays. Nous l'empruntons à Touvrag^ de Burdach {Physiol,^ t. V, p. 361). Il est fait pour un million d'individus.

Annëet.

Morte.

Aimées.

MorU.

0 à 1 an

ans

M LA INJBÉB W Là Y»<

50 à 51 ans

Mofts.

80 à 81 ans

|35 iOO

k"* Dané les tables précédentes, la mortalité de la première année est prise en masse; mais il y a au vrai des différences sensibles, suivant les premiers mois de cette première année. La statistique de M. Quetelet, faite pour la Belgique, donne à cet égard les indications suivantes sur 100 000 enfants :

De 0 a

mois,

Mortalité.

Et pendant les six mois suivants, il ea meurt chaque meil 883, fermé moyeu.

80ll DE LA VIE BT DE LA MORT.

5* A considérer les diverses tables de mortalité qui ont été dressées, il est évident qu'il y â des temps où la mortalité est plus considérable qu'à d'autres. Les anciens admettaient déjà des années climatériques. La mortalité, d'abord considérable au premier âge, décrott ensuite jusque vers la onzième ou la seizième année ; pais croît ensuite jusqu'à l'extrême vieillesse; et l'âge de quinze à vingt parait être celui où elle est moindre relativement. Du reste, Burdach observe a qu'on remarque bien positivement une plus grande salubrité pendant les années paires, et une plus grande mortalité pendant les années impaires. s> {PhysioL, t V, p. 372.)

Les tontines et les assurances sur la vie ont calculé la vie probable pour chaque âge. Ainsi pour un homme de trente ans, quelle est la durée probable de vie? Ce calcul ne se fait pas pour un individu, mais pour un ensemble d'individus. Il est évident qu'il a pour point de départ les tables de mortalité qui ont été dressées. Ainsi, d'après la table de Montferrand, il est mort 6152 individus sur 10 000 «î l'âge de trente ans ; et à quatre-vingts ans il n*en restera plus que 995 ; il sera mort 5157 sur 6152 : le rapport entre ces deux chiffres établira la probabilité, de sorte qu'il y aura à quatre-vingts ans un survivant sur un peu plus de six individus de trente ans, ou deux sur treize.

Quant à la durée commune de lu vie,, on voit que c'est un mot fort abstrait, car beaucoup meurent jeunes, et un seulement sur 10000 arrive à cent quatre ans. A cinquante ans, la moitié de ceux qui sont nés en même temps sont morts; à quatre-vingts ans, il n'eu reste pas le dixième ; à quatre-vingt-quinze ou cent ans , il en reste 1 sur 1000.

IIL De la longévité. — La vie pei|t se prolonger exceptionnellement de beaucoup au delà des limites que nous venons de voir.

On cite de temps à autre des vieillards de cent dix et cent vingt ans, ou même cent vingt et cent trente ans. Haller avait connaissance de soixante-deux personnes arrivées de cent dix à cent vingt ans, et de vingt-neuf arrivées de cent vingt à cent trente, et de quinze ayant vécu jusqu'à cent quarante ans. Au delà de ces âges les exemples sont très rares. En voici quelques-uns rassemblés par Virey dans son article Longévité du- Dictionnaire des sciences médicales, en 60 vol.

Simon Sack, âgé de Ui ans, à Trionia, mort le 30 mat il6k.

La comtesse Ëcleston , âgée de 1^3 ans, en Irlande, morte l'an 1691, selon Fuller ( Worih,, p, 440).

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