‹ Physiologie intellectuelleChapitre 19 sur 298 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

C'est dans la substance cérébrale qu'il faut chercher le germe et la réunion des organes de nos facultés intellectuelles et morales ; car ces dernières , dont les anciens faisaient honneur au cœur, ne sont qu'une modification ou un produit des premières, tellement que la morale commence et s'évanouit avec l'intelligence.

L'on a vu toutes les parties du corps emportées , détruites, comprimées ou malades, tant par les accidents de la guerre que par d'autres causes d'un effet plus lent ; mais tant que le cerveau est resté intact, les facultés intellectuelles sont restées dans leur intégrité, et le domaine de la pensée n'a point souffert. Au contraire, toutes les fois que le cerveau n'a pas existé, comme dans les enfants acéphales, ou s'est trouvé malade, alors les facultés intellectuelles se sont trouvées nulles ou en souffrance. Une compression, un épanchement de sang ou de pus, une exostose, une induration, une inflammation, une esquille osseuse, un coup violent, quand les deux hémisphères du cerveau en sont lésés, mettent le trouble dans l'entendement ; toutes ces mêmes causes agissant sur une autre partie quelconque du corps, même sur la moelle épinière, ne changent rien à l'intellect; seulement les violences exercées sur cette dernière, en interrompant la communication

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