‹ Physiologie intellectuelleChapitre 203 sur 298 · CHAPITRE XXXVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXVII

l'Ecosse et de la principauté de Galles et celle de la Scandinavie, où tous les animaux sont grands et robustes comme les hommes! Franconi ne produit-il pas dans ses exercices d'équitation des chevaux du plus grand contraste et n'a-t-il pas aussi le Bébé de son écurie? En Guinée les chiens et les oiseaux gallinacés sont noirs comme l'homme, tandis que dans le Nord l'ours, le renard, le lièvre, le corbeau, etc., sont blancs; l'hermine, l'écureuil, le renne et d'autres y changent en blanc ou en gris, pendant l'hiver, leur couleur d'été, qui est plus rembrunie. Quelle énorme différence entre les diverses variétés des brebis des divers climats !...

Les dispositions intellectuelles ont du se modifier directement chez l'homme par l'influence des causes qui ont fait varier les rapports d'organisation ainsi que le mélange et la qualité de ses humeurs ; et l'organisation transmise ensuite par hérédité avec un tempérament conforme aura consécutivement pu modifier l'intellect sans l'action directe des premières causes. M. Volney , dans son Voyage en Syrie et en Egypte (p. 70, tome I, 3e édit.), a donné une explication très-ingénieuse et très-vraisemblable de la figure des nègres. « J'observe, dit-il, que la figure des nègres présente précisément cet état de contraction que prend notre visage lorsqu'il est frappé par la lumière et une forte réverbération de la chaleur. Alors le sourcil se fronce, la pomme des joues se lève, la paupière se serre, la bouche fait la moue. Cette contraction, qui a lieu perpétuellement dans

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les pays chauds et nus des nègres, n'a-t-elle pas du devenir le caractère propre de la figure des nègres? » Cet état de contraction de tous les muscles de la face, qui détermine aussi celle de la calotte aponévrotique, n'a-t-elle pas dû influer sur la forme et la grandeur du crâne comme les chaussures étroites influent sur celles du pied? Les négresses portent continuellement leurs petits sur le dos, même durant la récolte du millet et leurs autres travaux, de peur de les perdre, et l'on croit que cette pratique a dû contribuer à leur écraser le nez et à leur rendre les lèvres épaisses. Mais ce dont il n'est plus guère permis de douter, c'est que les nègres, les Brésiliens, les Caraïbes et plusieurs autres peuples, pour déprimer le nez des nouveau-nés, exercent souvent une compression qui va presque jusqu'à en casser ou luxer les os. Cette manière d'agir chez des peuples grossiers doit d'autant moins nous surprendre , que naguère chez nous l'on moulait et que plusieurs personnes moulent encore aujourd'hui plus inhumainement la poitrine des petites filles dans des corps de baleine, et qu'à la campagne l'on trouve toujours beaucoup de matrones qui pétrissent la tête des enfanls pour lui donner une forme de fantaisie, à part les autres habillements serrés et étroits qui étranglent et torturent diverses autres parties du corps dont le développement et les formes naturelles se trouveraient en contradiction avec l'élégance de fantaisie et de mode. Quand l'altération des formes a nui aux fonctions organiques et au tempérament, les vices ont

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