CHAPITRE XXXVIÎ
» cuivre n'en est pas un suffisant. » il eût assurément pensé tout le contraire s'il eût su que ce teint rouge de cuivre tenait à un appareil spécial , déterminé', à un appareil que l'anatomie détachait et isolait de toutes les autres parties de la peau.
» A considérer , je ne dis pas des caractères de forme, je dis des caractères, des différences déstructure, il y a donc trois races spécifiquement, primordialement distinctes : la race blanche ou caucasique, la race nègre ou éthiopique, et la race rouge ou américaine.
» Tels sont les résultats que vous avez déjà vus dans mes leçons des années précédentes. Vous avez déjà vu aussi que, faute d'occasions favorables, je n'ai pu encore étendre ces recherches de structure sur les autres races, et particulièrement sur celle qui, parmi toutes les autres, paraît la plus importante, c'est-à-dire sur la race jaune ou mongole. Dès lors nous avons été réduits à des caractères de second ordre, à des caractères de forme, savoir, aux caractères tirés de la conformation du crâne et de la face.
» Je dis que ces derniers caractères sont de second o?*dre ; et par là même s'expliquent les divergences qui régnent parmi les naturalistes louchant la détermination des races humaines, détermination qui, en effet, n'est fondée encore que sur ces caractères. M. Blumenbach fixe le nombre des races à cinq : la caucasienne, la mongole, la nègre, Y américaine et la malaie. M. Guvier réduit ces cinq races de Blu-
menbach à trois : la blanche ou caucasique, la jaune ou mongolique, et la nègre ou éthiopique. Et cependant il avoue que ni les Malais,, ni les Américains ne se laissent clairement ramener ni à l'une ni à l'autre de ces trois races. Enfin, un auteur plus récent, le savant M. Prichard, porte, et toujours en se réglant d'après la forme des crânes, le nombre des races humaines à sept. Les quatre premières sont : la caucasique, la mongoline, la nègre et Y américaine (moins les Esquimaux qui forment une tribu à part); la cinquième est celle des Hottenlots et des Boschismans; la sixième, celle des Papous ou Polynésiens, et la septième, celle des Àlfarous.
» Pour nous , en nous en tenant aux seuls crânes authentiques que possède notre Musée, nous croyons pouvoir établir jusqu'à dix formes ou types distincts de têtes humaines : le type caucasique, le mongolique, le nègre, X américain, le malais ou javanais, lehottentot, le boschisman , le papou, Yalfarouet le zèlandais.
»> Je place tous ces types sous vos yeux et je vais en exposer rapidement les principaux caractères.
» Le type caucasique se distingue par l'ovale de la tête, la hauteur du crâne, la saillie du front, celle du nez, etc. 5 le type mongolique, par la saillie latérale des pommettes, la forme carrée du crâne, etc.-, le type nègre, par un front comprimé, un nez écrasé, des dents incisives obliques, etc. ; le type américain, par le volume de la partie postérieure du crâne, la saillie du nez, la largeur des orbites, etc., etc.