‹ Physiologie intellectuelleChapitre 269 sur 298 · CHAPITRE XLI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XLI

jumeaux antérieurs (nates) servent aussi de ganglions aux nerfs optiques, qui après en être sortis vont ramper sur leurs prétendues couches (Thalami nerv. opt.) auxquelles ils n'adhèrent pas assez fortement pour qu'on ne puisse les en séparer sans déchirement de fibres.

J'ai vu dans la cervelle d'un cheval borgne, et Gall l'a fait voir à tous ceux qui suivaient ses démonstrations anatomiques de Hambourg, que l'atrophie qui résulte de la perte ancienne d'un œil porte, non sur la couche du nerf optique, comme on l'a cru jusqu'ici, mais seulement sur le nerf qui la surmonte, et se manifeste aussi très-évidemment sur le tubercule quadrijumeau où plonge le nerf atrophié. L'on doit se rappeler ici une observation incidente qu'ont déjà faite MM. Cuvier, Duméril et Duvernoy,

nication d'une lettre écrite par le professeur Loder de Halle , quelque temps après que Gall y eut fait l'exposition de son système. Comme cette lettre jette du jour sur la doctrine que j'expose , je vais en donner la traduction. « J'eus hier une grande satisfaction. J'examinais avec Reil le cerveau d'une femme de soixante-douze ans morte à la Charité. Elle avait un squirrhe du cerveau très-considérable à la partie antérieure de l'hémisphère droit , s'étendant sur l'os ethmoïde et dans le voisinage de l'orbite. Tout le nerf olfactif droit se trouvait détruit en devant et ressemblait en arrière à une gélatine demi -transparente. Il se prolongeait distinctement en une bandelette de même nature sur ce que Gall nomme grand ganglion, et , ce qui est digne de remarque, c'est que le tubercule postérieur droit était plus petit et plus plat que le gauche. Je doutais que Gall eût raison de faire venir les nerfs olfactifs des tubercules postérieurs, je ne doute pas autant que les nerfs optiques ne viennent des tubercules antérieurs. Ceci est cependant un grand argument en faveur de Gall. C'est à l'anatomie comparée à résoudre la question et je suspends encore mon jugement. »

savoir : que l'on peut reconnaître l'espèce d'aliment particulier aux mammifères par la considération des tubercules quadrijumeaux, en ce que les antérieurs sont plus considérables que les postérieurs chez les carnivores, landis que c'est l'inverse chez les herbivores ; ce qui prouverait encore, si cela était généralement confirmé, qu'il existe un rapport réel entre la structure du cerveau et les mœurs de l'animal.

Selon les observations du docteur Gall, il parait que chaque fdet nerveux sortant ou divergent est accompagné d'une artériole fournie par la pie-mère, et que chaque filet rentrant ou convergent s'accompagne d'une vénule; c'est ce qui devient très-vraisemblable par l'examen du cerveau des hydrocéphales, pourvu que l'on y apporte assez d'attention et de précaution pour ne rien déranger en sciant le crâne, et qu'on ne lui imprime aucune secousse capable de faire tomber le cerveau sur lui-môme.

Les commissures de nerfs rentrants que Gall démontre encore, sont :

1° Celle des nerfs auditifs à la partie inférieure et postérieure de la protubérance annulaire, où on la voit à nu chez beaucoup d'animaux;

2° La commissure du nerf olfactif entre ses deux ganglions ou les tubercules quadrijumeaux postérieurs.

La décussation des nerfs optiques est-elle aussi une commissure? Gall ne prononce pas sur cette décussation, qui paraît n'avoir lieu qu'inférieurement, et non dans toute l'épaisseur des nerfs.

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