‹ Physiologie intellectuelleChapitre 271 sur 298 · CHAPITRE XLI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XLI

ses caractères distinctifs, ne l'a pas découvert, parce qu'une vieille femme prétendra l'avoir aperçu avant lui? C'est avec autant de raison que l'on a disputé à Gall la découverte de rentre-croisement des éminences pyramidales, qui est réel; parce que d'autres avaient parlé d'un entre-croisement général qui est faux , et n'a par conséquent jamais pu être démontré.

2° Personne à ma connaissance n'a jamais eu l'idée de regarder le cerveau comme une production des corps pyramidaux ; et si l'hypothèse en avait jamais existé, la démonstration en appartiendrait encore à Gall seul.

3° L'on peut dire la même chose des deux systèmes de nerfs, l'un divergent ou sortant, et l'autre convergent ou rentrant.

A° Quoique de bons observateurs, tels que Morgagni, Baillie, et autres, aient vu le cerveau distendu et déplissé par l'hydrocéphale, personne n'en a opéré le déplissement artificiel avant Gall.

5° L'on n'a point avant lui expliqué l'augmentation de volume des faisceaux de nerfs, surtout des nerfs cérébraux, après leur trajet dans les ganglions.

6° L'on n'a point déterminé d'une manière aussi vraisemblable et aussi plausible que lui l'homogénéité et l'analogie de la substance corticale avec celle des couches des nerfs optiques, des corps cannelés, etc. L'on peut dire la même chose du mucus

répandu sous l'épidémie, sur la rétine et partout ailleurs où les nerfs aboutissent.

7° L'on n'a point entrevu avant lui par quel intermédiaire la nature obtenait la nutrition et la régénération des nerfs.

8° Aucun anatomiste vivant n'a enseigné que tous les nerfs de l'intérieur du crâne naissent de la moelle allongée, quoique Bartholin et Willis l'aient déjà pensé. Gail fait voir dans les quadrupèdes que les nerfs olfactifs et optiques y prennent leur origine par des filets qui deviennent plus apparents après s'être renforcés dans les tubercules quadrijumeaux, qu'il considère comme leurs premiers ganglions. L'on sait que les autres anatomistes faisaient naître les nerfs optiques des parties voisines du grand ganglion du cerveau et appelées par celte raison leurs couches, et qu'ils dérivaient les nerfs de la cinquième paire de la protubérance annulaire, qu'ils ne font que traverser dans l'homme, comme Gall le démontre évidemment, et avec laquelle ils ne communiquent pas même dans le bœuf, etc.

93 Avant Gall l'on ne connaissait point l'usage des corps striés, et l'on s'était contenté d'exprimer par leur nom qu'ils étaient composés de matière grisâtre avec des stries blanches; mais l'on ne soupçonnait pas que c'étaient des nerfs qui en naissaient en y poussant différentes pointes. D'un autre côté, nous venons de voir que Ion donnait aux prétendus couches des nerfs optiques un usage qu'elles n'ont pas, en les considérant comme la souche de ces

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