PREFACE. IX
Francfort-sur-leMein, allant à Pétersbourg où il avait espéré Irouver beaucoup d'Allemands curieux de connaître sa doctrine, lorsque mon ouvrage lui était parvenu, et qu'après Tavoir parcouru, pensant y trouver de la facilité pour s'expliquer en français, langue qu'il comprenait sans avoir l'habitude de la parler , il avait proposé au docteur Spurzheim , son élève et le compagnon de ses voyages, de changer de route et de se rendre à Paris. Il me témoigna sa satisfaction sur la manière dont j'avais présenté sa doctrine, qu'il n'avait encore fait connaître que par ses leçons orales, disant qu'il ne l'avait trouvée rendue avec autant de fidélité dans aucun autre ouvrage, témoignage flatteur qu'il a répété devant plusieurs de ses auditeurs et dans une lettre qu'il fit insérer , en désaveu d'un autre ouvrage, dans le Publiciste du 14 novembre 1807. J'offris aux bienvenus de les accompagner dans les visites qu'ils voudraient faire à nos savants les plus distingués , et de les conduire à la Société de médecine du département, à celle de l'École de médecine, etc. ; ce qui fut accepté.
Dès les premiers jours de novembre 1806, Gall et Spurzheim firent des démonstrations anatomiques du cerveau au Muséum d'histoire naturelle en présence de Cuvier, de Fourcroi, de MM. Duméril, Geoffroy de Saint-Hilaire et de plusieurs autres savants. Les mêmes démonstrations furent répétées, les 20 et 28 du même mois, à l'hôtel de la Préfecture, devant une réunion de plus de deux cents médecins des plus distingués de la capitale, de plusieurs professeurs de l'École de médecine et de quelques membres de l'Institut national. D'autres démonstrations se firent successivement aux Capucins pour la Société médicale d'émulation, à l'Oratoire et à l'Athénée pour des auditoires nombreux et éclairés, de même que chez plusieurs particuliers pour des réunions choisies. Une visite faite à Bicêtre je 18 novembre fit aussi prendre