A1U PHYSIOLOGIE
cmpôcho les valvules sigmoïdes du se fermer, on supprime le deuxième bruit du cœur; à cet effet on introduisait à la base de l'aorte et de l'artère pulmonaire des aiguilles métalliques au moyen desquelles on tenait les valvules accolées aux parois de ces vaisseaux. Ces expériences furent reprises depuis par Hope et par Chauveau et Faivre, toujours avec des résultats parfaitement concordants.
Inlerprétation des signes fournis par l'auscultation du cœur à l'état
physiologique.
§ 35. — Lorsqu'on s'est exercé à entendre et à distinguer, dans tous les cas simples, les deux bruits du cœur, il faut, pour que cette connaissance ait une utilité pratique, qu'elle nous permette de savoir ce qui se passe clans le cœur. Ce résultat est atteint du moment où l'on connaît la cause qui produit le choc et les bruits.
C'est à l'action du ventricule tout seul que se rapportent ces signes. C'est le ventricule qui, en se contractant, ferme les valvules auriculo - ventriculaires et produit le premier bruit ; c'est lui qui produit le choc par son durcissement subit; c'est au moment où il se relâche, et permet au sang artériel de faire claquer les valvules aortiques et pulmonaires, que se fait le deuxième bruit. Les signes fournis par l'auscultation nous révéleront donc le début de la contraction des ventricules et celui de leur relâchement, mais rien de plus. La réplétion des cavités du cœur est silencieuse dans l'état normal; la contraction de l'oreillette l'est également ; nous ne sommes donc en rien renseignés sur les mouvements de l'oreillette, mais seulement sur ceux du ventricule. On ne doit rien demander de plus à l'auscultai ion ;
Si donc, par la pensée, nous cherchons à nous rendre compte de ce qui se passe dans le ventricule au moment des deux bruits et dans leurs intervalles, nous arrivons à interpréter ainsi la succession des mouvements.
1" bruit. £• bruit. -I"- bruit. 2° bruit.
IContraciion ■ Relâchement vcnlri- I Contraction ■ Relâchement venlriventriculaire. ■ culaire. | ventriculaire. ■ culaire.
Ou autrement, en figurant l'état des ventricules pendant les deux silences.
I Petit silence Grand silence I Polit silence Grand silence
ou ou ou | ou
contraction. relâchement. | contraction. relâchement. |
Il est impossible d'ausculter le cœur d'une manière utile et de diagnostiquer la cause des bruits anormaux qui se produisent par suite des lésions de ses orifices, si l'on n'arrive tout d'abord, en appliquant l'oreille sur la poitrine, à se représenter ainsi le jeu du ventricule avec ses alternatives de contraction et de relâchement. Alors seulement on peut se rendre compte de la durée de l'action et du repos de cet organe, et tirer des conclusions importantes sur la manière dont ses fonctions s'exécutent. Il n'est pas toujours facile de saisir d'une manière exacte cette succession des mouvements; on n'y arrive, à coup sûr, qu'après des efforts répétés. Mais ce point est indispensable; c'est le premier pas dans l'étude de l'auscultation.
Reproduction artificielle des bruits du cœur.
§ 36. — La reproduction artificielle des bruits du cœur au moyen de l'appareil schématique décrit figure 2, est un des meilleurs moyens de faire comprendre leurs rapports avec les mouvements du ventricule. — A chaque
fois que l'on comprime dans la main la boule de caoutchouc, on foule de l'air dans le ballon u, et par conséquent, on produit une espèce de systole de l'ampoule qui représente le ventricule. On peut alors constater une série de phénomènes qui éclairent beaucoup la physiologie des mouvements du cœur.
a. Le début de cette systole s'accompagne d'un bruit. Celui-ci est bien produit par un claquement; valvulairc; il a pour cause l'occlusion de la valvule auriculo-ventriculaire VM qu'on voit à travers les parois du tube de verre. Il correspond donc au premier bruit du cœur.
b. La fin de la systole du ventricule, c'est-à-dire l'instant précis où l'on cesse de comprimer la boule, s'accompagne aussi d'un bruit. On peut s'assurer qu'il tient bien à l'occlusion de la valvule VA. C'est l'analogue du deuxième bruit du cœur.
c. Il est facile d'agir sur ces valvules de manière à les empêcher de se fermer. On voit alors que le premier ou le deuxième bruit est supprimé, suivant qu'on empêche l'occlusion de la valvule VM ou celle de VA.
cl. Les soupapes de taffetas qui représentent les valvules du cœur ne sont évidemment mises en jeu que par les mouvements du liquide auxquels elles obéissent d'une manière passive. Quelle que soit la rapidité avec laquelle on fasse succéder les systoles ventricul aires, les valvules obéissent toujours, et produisent leur claquement avec une surprenante précision. Cette expérience démontre très bien que les valvules du cœur s'ouvrent et se ferment sous l'influence des mouvements du sang, sans qu'on ait besoin d'invoquer l'action de leurs muscles propres (t).
(1) Los bandelellos musculonscs qui existent, dans lepaisseur des