‹ Physiologie médicale de la circulation du sang [electronic resource]Chapitre 16 sur 114 · PULSATION CARDIAQUE · texte numérisé non relu

PULSATION CARDIAQUE

e. L'emploi du schéma montre encore très clairement la signification du grand et du petit silence. Lorsqu'on fait fonctionner cet appareil, on peut donner à la systole du ventricule une durée variable, et l'on voit que la durée du petit silence peut être rendue à volonté plus ou moins longue. Cette expérience fait bien comprendre comment la systole du ventricule est immédiatement précédée par le premier bruit, et immédiatement suivie par le second. Voy. §35..^ -,: • i.y,ii,

f. Enfin, comme on devait s'y attendre, les deux bruits produits par les soupapes de l'appareil ont tous deux le môme timbre; cela se comprend, puisque tous deux sont produits par la môme cause, un claquement valvulaire tout seul. Le premier bruit n'a donc plus son timbre sourd et grave, parce que dans le schéma il ne se produit pas cette tension de parois du ventricule qui donne naissance à la pulsation cardiaque, qui renforce et modifie le son du premier bruit. -

B. De ta pulsation cardiaque.

Le nom impropre de choc du cœur donné à la pulsation cardiaque montre bien que, jusqu'à présent, on n'avait saisi dans ce phénomène qu'un mouvement instantané dont la durée indivisible échappe à toute analyse. Ce phénomène n'avait donc pas d'autre valeur que de servir de repère dans l'auscultation, et de faire dislin-

valvules sigmoïdes doivent donc avoir un tout autre rôlo que de produire les mouvements de ces valvules. Peul-êtro sont-elles destinées à les tendre plus ou moins. L'utilité dos colonnes charnues paraît devoir être du m6me genre relativement aux valvules auriculo-vcntriculaires. Ce sujet peu connu appelle de nouvelles recherches.

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gucr plus faoilement la premier bruit du cœur d'avec le deuxième (t).

Les expériences cardiographiques nous ont appris déjà que la pulsation cardiaque peut se traduire par un tracé Tort riche en détails. L'analyse de ce tracé (voy. § 1 a) fournit en effet la notion de presque tous les phénomènes qui se passent dans une révolution cardiaque. On y peut voir l'instant précis de la contraction des ventricules et celui de leur relâchement; on voit l'expression de la durée relative de la systole et de la diastole des ventricules, c'està-dire des périodes d'action et de repos de ces cavités. Le même tracé montre encore l'effet de la clôture des valvules auriculo-venlriculaires et sigmoïdes. 11 traduit également les changements de volume des ventricules : leur rétrécissement systolique suite de l'expulsion du sang dans les artères, et leur réplétion diastolique dans laquelle se reconnaît l'effet de la contraction de l'oreillette.

Mais il a fallu une vivisection pour obtenir un tracé aussi complet de la pulsation cardiaque : c'est en introduisant une ampoule élastique dans la paroi de la poitrine qu'on a pu recueillir tous les éléments de cette pulsation avec assez d'exactitude pour que leur tracé renferme tous les détails qu'on voit dans la figure 8. Faut-il donc renoncer à obtenir sur l'homme un tracé analogue ? Faut-il

(1) Toutefois, beaucoup de médecins croient pouvoir, d'après la force de la pulsation cardiaque, conclure à 1 énergie plus ou moins grande de la systole ventriculaire. Ce dernier point ne nous semble pas admissible, car un grand nombre d'expériences, dont il sera question plus loin, semblent prouver que l'énergie de la pulsation cardiaque peut changer chez un sujet donné sans que le cœur varie dans l'énergie de sa contraction.

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