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LA CONTRACTILITE ARTÉRIELLE

|im]s< Celle influencé secondaire de l'état sénile des vaisseau? sera plus longuement développée dans la partie de ce travail relative à la pathologie.

C. Les artères distribuent aux organes des quantités de sang différentes à différents moments. Ces variations dans la circulation périphérique tiennent à la contractilité des vaisseaux (1).

§ 39. — Il est aujourd'hui parfaitement démontré que

un instant pour que l'élasticité du tube ait le temps de chasser le liquide qu'il logeait par sa distension, le tube élastique aura évidemment fait écouler plus de liquide que le tube inerte. Cet excès d'écoulement produit par le tube élastique se répétera toutes les fois qu'on ouvrira le robinet. — Pour que la quantité de liquide qui se loge dans le tube élastique soit aussi grande que possible, il faut que le temps de clôture du robinet soit assez long. — D'autre part, pour que le tube inerte verse le moins de liquide possible, il faut que le temps d'ouverture du robinet soit très court.

On peut donc conclure de là que pour rendre le plus inégale possible la quantité de liquide fournie par les deux tubes dans l'expérience précédente, il faut que le robinet soit ouvert très peu de temps et à de longs intervalles.

(1) La contractilité des vaisseaux artériels avait été entrevue par les médecins des derniers siècles, mais la plupart d'entre eux l'avaient mal comprise dans ses effets et n'en avaient pas démontré l'existence.

La première démonstration de cette propriété des vaisseaux est due à J. Hunter (*). L'illustre chirurgien anglais ne se borna pas à prouver que les artères sont contractiles, il mesura le degré de contractilité de ces vaisseaux dans les différents points de l'économie, et arriva, par l'expérimentation directe, à prouver que toutes les artères ne possèdent pas cette propriété au môme degré.

J. Hunter remarque d'abord que, si l'on prend une artère d'un animal que l'on vient do tuer par hémorrhagie brusque, cette artère est très contractée. Si on la coupe en tronçons, chacun de ceux-ci, s'il est distendu par une force quelconque, au lieu de revenir à son calibre primitif, reviendra à un calibre plus large, mais toujours le même pour des

(*) J. Hunter, Traité du sang et de l'inflammation , trad. de Richolot, chap. H.

L'JLl PHYSIOLOGIE

tous les organes n'ont pas à leur intérieur une circulation d'une abondance définie et toujours la môme. Une glande, lorsqu'elle fonctionne, est traversée par un courant sanguin beaucoup plus rapide que dans les moments où sa sécrétion est suspendue. Ce fait, déjà entrevu par les médecins du dernier siècle, a été interprété dans ces dernières années par Claude Bernard, qui a montré que l'activité de la glande s'accompagne d'un mouvement du sang beaucoup plus rapide tenant à l'augmentation du calibre de ses artérioles et de ses capillaires (1). L'éminent professeur a déterminé de plus l'influence des nerfs sur la

tronçons de la môme artère. L'auteur conclut qu'en dilatant le vaisseau, il avait détruit l'effet de la contractililé, et que celui-ci, en vertu de la seule propriété inhérente à son tissu même, l'élasticité, était revenu à ce qu'il appelle Vêlai moyen, dans lequel l'élasticité est au repos. Ayant dès lors entre les mains le moyen de mesurer les effets de la contraclilité, Hunter établit des expériences comparatives dans lesquelles il vit que la conlraclililé, très faible dans les gros troncs artériels, croit à mesure qu'on observe un vaisseau plus éloigné du cœur.

La répartition inégale de la contractai té dans les différents points du système artériel s'accorde bien avec ce que nous savons du rôle de cet ordre de vaisseaux. En effet, les premières parties de l'arbre vasculaire n'avaient guère besoin que de l'élasticité, car leur rôle est de transformer le mouvement du sang et de régulariser son cours. Mais, à mesure qu'on se rapproche de la périphérie, un autre besoin se fait sentir : il faut que les artères règlent la quantité de sang qu'elles vont distribuer aux organes ; dès lors elles doivent être contractiles.

La découverte de J. Hunter a trouvé une vérification dans la structure même des vaisseaux. L'histologie nous apprend que l'élément contractile est très abondant dans les petits vaisseaux artériels et les capillaires les plus volumineux, tandis qu'il diminue d'abondance dans les artères plus voisines du cœur ; dans ces derniers vaisseaux, c'est l'élément élastique qui prédomine.

(1) Une erreur longtemps accréditée parmi les physiologistes consistait à admettre que le resserrement dos vaisseaux accélère lo mouvement du sang à leur intérieur. Cette erreur, qui nous paraît avoir été

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