SIGNES EXTÉRIEURS DE LA CIRCULATION ARTÉRIELLE
La couleur, le volume et la température des régions superficielles du corps sont encore des signes importants qui nous révèlent l'état de la circulation dans ces parties. Si les vaisseaux relâchés laissent le sang circuler dans ces points avec beaucoup de vitesse, les tissus rougissent, s'é- ♦ chauffent et deviennent turgescents. Ils pâlissent, se refroidissent et diminuent de volume lorsque la circulation est ralentie par suite de la contraction énergique des vaisseaux.
Ce sont là tous les signes qui révèlent à l'extérieur l'existence d'une circulation dans les artères; il faut que le médecin se contente de ces éléments pour juger de l'état de la circulation, des altérations organiques que peut avoir subies le système artériel , ou simplement des troubles qui se sont produits clans la fonction.
Il serait impossible à priori de juger de l'état de la circulation d'après les signes que nous venons de mentionner, si la physiologie ne nous apprenait tout d'abord la nature de chacun d'eux. Les médecins ont tâté le pouls pendant des siècles, sans savoir que chacun de ses battements résulte d'une contraction du cœur. Lorsque Harvey leur eut démontré ce premier point, il restait encore à savoir par quel mécanisme le pouls se produit : si c'est par un choc du sang contre les parois de l'artère, par un déplacement ou par une dilatation des Vaisseaux»
Il importe non-seulement de bien être fixé sur la nature du pouls et sur la cause qui le produit; mais aussi de savoir sous quelles influences le pouls change de fré-
et la signification de ces bruits de souffle qui se passent dans les artères, et qui constituent un des éléments les plus importants du diagnostic des maladies du système circulatoire.
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queneç, do l'urco, do caractères. Alprs seulement le battumont d'une artère pourra nous révéler l'état de la circulation dans ce vaisseau, de même que l'auscultation du cœur, aidée d'une connaissance physiologique parfaite de ses mouvements et de ses bruits, nous révèle l'action do cet organe caché dans la poitrine. Les autres signes qui dépendent de la circulation du sang dans les artères : locomotion artérielle, bruits de souffle, etc., ont également besoin d'être étudiés au point de vue physiologique, pour que leur observation au lit du malade fournisse d'utiles résultats. Mais parmi tous les signes extérieurs de la circulation artérielle, c'est le pouls qui nous occupera le plus, parce qu'on peut l'analyser avec une précision extrême au moyen d'un instrument que nous décrirons bientôt. De la perfection plus grande dans l'étude de ce symptôme résultera une connaissance plus parfaite des différents états de la circulation, qui nous seront révélés par cet instrument.
— La dilatation que les artères éprouvent chaque fois qu'un nouvel afflux de sang se fait dans leur intérieur' est un phénomène très peu sensible ; il faut, pour l'apprécier, que le vaisseau qu'on explore soit très volumineux, comme les carotides ou les fémorales; il faut, de plus, que le sujet sur lequel on recherche ce phénomène soit très maigre, sans quoi le mouvement d'expansion est imperceptible à l'œil. Le mouvement de dilatation des artères est si faible, que plusieurs physiologistes ont nié son existence, et ont cru que l'allongement seul de ces vaisseaux permet à chaque ondée nouvelle de trouver place dans le système artériel, en attendant qu'elle se soit écoulée par les capillaires. Mais les expériences de Poi-