SIGNES EXTÉRIEURS DE LA CIRCULATION ARTÉRIELLE
seuilté ont mis hors de. doute l'existence de la dilatation
des artères (1).
La locomotion artérielle est un effet du changement de capacité des artères; elle tient à l'allongement de ces vaisseaux qui sont élastiques dans tous les sens, mais particulièrement suivant leur longueur. Lorsqu'une artère est rectiligne, elle ne peut s'allonger sans présenter en même temps des courbures; car elle devient trop longue pour joindre en ligne droite les deux points extrêmes entre lesquels elle s'étend. Aussi la voit-on, à chaque contraction du ventricule', exécuter sous la peau des mouvements de flexion latérale. Ces mouvements sont très faciles à observer sur l'artère numérale, lorsque ce vaisseau est situé superficiellement, c'est-à-dire immédiatement audessous de l'aponévrose brachiale (2).
[\) Poiseuille construisit une sorte de caisse à deux compartiments au travers de laquelle il fait passer le vaisseaux. Deux échancrures demicirculaires, situées sur les bords de chacun des compartiments, forment, lorsque ceux-ci sont superposés, deux ouvertures circulaires, l'une pour l'entrée, l'autre pour la sortie du vaisseau. Quand l'artère est ainsi logée dans la caisse, et quand celle-ci est hermétiquement fermée, on la remplit d'eau par une ouverture pratiquée à sa partie supérieure, et l'on adapte à cette ouverture un tube de verre d'un petit calibre.
L'appareil ainsi disposé, chaque fois que le vaisseau contenu dans la caisse subira la moindre dilatation, il en résultera un déplacement d'une certaine quantité du liquide contenu dans la caisse; le liquide s'élèvera dans le tube et produira dans celui-ci un changement de niveau très sensible. À chaque systole ventriculaire, on voit ainsi le liquide osciller dans le tube de l'appareil.
Cette démonstration ne laisse, comme on le voit, aucune place au doute relativement à l'existence d'uno dilatation des artères à chaque systole du ventricule.
(2) Nous allons donner quelques développements pour bien faire comprendre les différentes furmes que présente la locomotion artérielle.
Deux formes distinctes ont été signalées : l'une, qu'on pourrait ap-