‹ Physiologie médicale de la circulation du sang [electronic resource]Chapitre 38 sur 114 · SM PHYSIOLOGIE · texte numérisé non relu

SM PHYSIOLOGIE

D'après l'énumération des influences que nous avons vues modifier la Fréquence des battements du cœur, il semblerait qu'il ne reste plus à cet organe aucune autonomie et qu'il ne puisse par lui-même régler le rhylhme de ses battements. L'anatomic nous montre cependant une foule de nerfs provenant de sources dilîérenles et se rendant au cœur. Ces nerfs sont-ils exclusivement destinés à fournir l'influx nerveux qui se condenserait dans l'organe pour être dépensé graduellement, ou bien sont-ils doués comme les autres nerfs moteurs du pouvoir de provoquer une contraction instantanée? Telle est la question qui reste à résoudre.

Si l'on voulait voir dans les effets des causes morales sur les battements du cœur une preuve de l'action directe du système nerveux sur cet organe, nous répondrions que jusqu'à présent, ces causes rentrent au moins aussi bien clans le groupe de celles que nous avons passées en revue, et que c'est peut-être à la périphérie du corps que leurs effets sont localisés primitivement. Sous l'influence des émotions on observe la rougeur et la pâleur de la face, etc.; des anémies et des congestions assez semblables à celles que nous voyons semblent quelquefois se produire du côté des viscères splanchniques. Ces variations localisées de l'état circulatoire ne peuvent s'expliquer

peut se contracter sans l'autre, entraîne une conséquence nécessaire, c'est que la circulation pulmonaire doit suivre dans sa vitesse toutes les variations qui surviendront du côté de la circulation générale. Mais aussi nous devons supposer que si quelque influence agit directement sur la circulation pulmonaire pour entraver ou faciliter le cours du sang dans les capillaires du poumon, ces influences agiront, dans de certaines limites, pour modifier la fréquence des battements du cœur gauche. Certains faits cliniques dont nous aurons à parler semblent justifier celle manière de voir.

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par une modification de la force du cœur, elles tiennent évidemment à la contraction ou au relâchement des vaisseaux. Mais à leur tour, elles doivent, comme toutes les variations analogues de la circulation périphérique dont les effets nous sont connus, réagir sur la fréquence des battements cardiaques en faisant varier les résistances au passage du sang et la tension générale du système artériel.

On voit donc qu'en définitive la fréquence des battements du cœur est dans la plupart des cas sous la dépendance de la contractilité vasculaire, ce frein qui règle partout le corps la rapidité du passage du sang.

Nous ne prétendons pas toutefois que la faible tension artérielle soit la seule cause qui augmente la fréquence des battements du cœur; dans certains cas, le cœur semble directement stimulé. Ainsi, lorsqu'on fait manger un animal, on observe à la fois une accélération de battements du cœur et une élévation de la tension artérielle.

D'autres fois, sous l'influence d'une violente contraction musculaire, un fait analogue semble se produire. Ainsi, dans la figure kS, vers le milieu du tracé, nous avons

violemment contracté les muscles des jambes; il s'est produit une accélération des battements du cœur et une élévation de la tension artérielle. Deux causes semblent ici agir pour élever la tension artérielle : d'une part , l'augmentation de l'action du cœur; d'autre part, la compression qu'exerce sur les vaisseaux une contraction

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musculaire énergique et permanente bien capable assurément d'entraver le courant sanguin (1).

(1) Du reste, celle expérience esl déjà beaucoup plus complexe que celles dont nous avons parlé jusqu'ici. En elTel, il esl bien difficile d'exéculer une contraction musculaire énergique sans qu'il s'y mêle cetlo modification respiratoire qu'on appelle l'c/forl et dont nous montrerons plus tard l'influence accélératrice sur le cœur.

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