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DES BRUITS DE SOUFFLE VASCULÀIRES

sion brusque et puissante. Le type du pouls représenté' figure 25 s'accompagnait, à l'auscultation, d'un bruit de choc que l'on entendait jusque sur l'artère radiale. Ce bruit est produit manifestement par la tension brusque et violente des artères, il est analogue à celui que l'on obtient par l'insufflation brusque d'une poche membraneuse. — On entend quelquefois, à la base du cou, des bruits musicaux bien timbrés, modulés quelquefois, bruits qui tiennent, ainsi que l'a démontré Chauveau, à la vibration des valvules veineuses qui forment en quelque sorte des anches vibrant sous l'action du liquide sanguin.

Le bruit de souffle proprement dit est assez bien défini par le nom qu'il porte ; il imite celui que produit l'air en s'échappant par un orifice étroit. Souvent, le bruit de souffle présente une certaine rudesse qui le fait ressembler à celui de la râpe ou de la scie ; ces variétés sont dues, ainsi qu'on le verra, à ce que les vibrations des enveloppes solides s'ajoutent à celles du liquide sanguin et les renforcent. Un frémissement sensible au toucher existe dans ces cas; on lui a donné les noms de thrilî, de frémissement cataire, etc.

Quelle est la cause qui produit les bruits de souffle? Dans quelles conditions les rencontre-t-on chez l'homme? Telles sont les deux questions, l'une théorique, l'autre pratique, qu'il s'agit de résoudre.

La cause physique des bruits de souffle est encore aujourd'hui le sujet de vives discussions entre les physiologistes; heureusement ce point de la question est le moins important en pratique. L'essentiel est de savoir dans quelles circonstances un bruit de souffle a lieu. Silice sujet, les physiologistes ont émis diverses opinions; nous avons pris part au débat, et, d'après la nature des

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objections dont plusieurs étaient à notre adresse, il nous semble et nous espérons montrer que c'est plutôt un malentendu qu'une véritable divergence d'opinions qui complique aujourd'hui cette question. — Personne jusqu'ici n'a donné la démonstration réellement scientifique de la cause des bruits de souffle, mais on a du moins renversé des hypothèses erronées (1) qui régnaient sur ce sujet ; du reste, on s'accorde mieux sur les conditions physiques qui donnent naissance à ce bruit. Voici ces conditions.

1° Il faut, pour qu'il y ait bruit de souffle, qu'un courant sanguin rapide se produise dans un point de l'appareil vasculaire.

2° Pour que ce courant rapide se produise, il faut, en général, que le liquide passe d'une partie étroite dans une autre plus large (2), et que, dans cette partie large, il rencontre une pression inférieure à celle qui existait audessus du rétrécissement, sans quoi ce liquide n'aurait aucune tendance à se précipiter dans le point dilaté. Nous insistons sur la nécessité de ce brusque changement de pression au point où se produit le bruit de souffle.

(1) Une opinion presque généralement admise était que les bruits de souffle tiennent au frottement du sang contre les parois des vaisseaux dans les points rétrécis. Les travaux de Poiseuille, dont nous avons parlé (§101), établissent que de pareils frottements ne sauraient exiler. De plus Cliauveau a démontré directement, par des expériences, que les rugosités qui peuvent exister à l'intérieur d'un tube ne saura.ent produire un bruit de souffle.

f»l Weber seul dit avoir oblenu des bruits de souffle au moyen de tube, d'un calibre uniforme dans lesquels il faisait passer un courant do liquide avec une.rès grande vitesse. -Lorsqu'il existe un rte c^em.nt ,e bruit se produit au point oit le liquide passe de la parhe retréae dans celle qui est large.

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