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DU COEUR

Altération des orifices artériels du cœur. Orifice aortique.

a. Rétrécissement. — Reproduction schématique de cette lésion du cœur, avec le bruit de souffle auquel elle donne naissance, et les caractères qu'elle imprime au pouls artériel. — Caractères particuliers du bruit de souffle dans le rétrécissement aortique. — Forme du pouls dans cette affection.

b. Insuffisance aortique. — Du bruit de souffle diastolique dans cette affection. — Changements qui se produisent dans le mouvement du sang. — Expérience : insuffisance aortique produite sur un cheval. Tracé graphique de la pression ventriculaire et du pouls aortique. — Caractère de la pulsation cardiaque. — Caractère du pouls artériel.

c. Affection de l'orifice aortique avec complications.

1° Rétrécissement avec insuffisance. — Double souffle à la base du cœur ; il n'est pas toujours une preuve de rétrécissement avec insuffisance aortique. — Caractères graphiques du pouls lorsqu'il y a rétrécissement avec insuffisance.

2° Insuffisance aortique avec altération sénile des vaisseaux. — ■ Forme du pouls dans cette affection.

3° Insuffisance aorlique avec anévrysme de l'aorte. — Relation de ces deux lésions l'une avec l'autre; expériences. — Caractères du pouls dans ces conditions.

Orifice et valvules de l'artère pulmonaire. — Rareté des lésions de cet orifice. — Caractères sur lesquels on base leur diagnostic. — Signes négatifs du côté de la forme du pouls.

§ 190. — L'auscultation et la percussion sont les deux principaux éléments de diagnostic à l'aide desquels on détermine aujourd'hui le siège et la nature des lésions organiques du cœur. Ces deux moyens se prêtent un mutuel

secours, et il ne viendrait à l'esprit de personne de se borner exclusivement à l'un d'eux ; négliger l'autre, ce serait se priver inutilement d'un secours précieux. Mais, comme dans bien des cas les renseignements que nous fournissent la percussion et l'auscultation sont encore insuffisants pour établir le diagnostic, il nous semble qu'un troisième ordre de signes physiques ajouté aux précédents devra être d'une grande utilité. C'est à ce titre que nous présentons l'emploi du sphygmographe, concurremment avec tous les autres moyens de diagnostic actuellement en usage. Depuis longtemps, l'observation du pouls joue un rôle important clans le diagnostic des maladies du cœur; mais cette observation, telle qu'on la fait avec le doigt tout seul, est nécessairement très imparfaite. Nous ne tenterons pas même de démontrer cette vérité : le lecteur a déjà pu se convaincre de l'insuffisance du toucher, par la multiplicité des formes du pouls dont nous avons déjà présenté les tracés graphiques.

Nous essayerons d'indiquer dans leur ensemble les signes qui se rapportent aux principales espèces de maladies du cœur, en commençant par les cas les plus simples. Quelquefois nous exposerons le diagnostic de certains cas particuliers en montrant comment tel signe isolé pouvait induire en erreur, et comment l'observation d'un autre signe a rectifié le premier diagnostic porté.

Les généralités que nous avons présentées, dans les chapitres précédents, sur les bruits de souffle et les conditions dans lesquelles ils se produisent, nous permettront de passer rapidement sur les conditions qui leur donnent naissance dans les maladies du cœur; nous insisterons seulement sur les caractères distinctifs que ces bruits offrent dans chaque espèce de lésion.

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