DU COEUR A LA FOIS
§ 228. -^ Presque toujours, dans Texamen d'un malade atteint d'affection du cœur, on a l'attention dirigée du côté d'un symptôme prédominant ; c'est eu (général un bruit de souffla dont la force ébirsidéritbléritfl^ les bruits plus faibles qui pourraient exister en mètae temps. D'autre part, si l'on analyse avec soin les phénomènes stéthoscopiques, un autre écueil est à redouter. Ainsi, on peut attribuer à deux lésions distinctes les deux maxima d'intensité qui existent parfois dans une même lésion, par exemple dans les insuffisances et les rétrécissements aortiques. Dans tous les cas où il y a lésion de plusieurs orifices, la difficulté du diagnostic est très grande et le besoin de multiplier les signes physiques se fait fortement sentir.
La forme graphique du pouls présente ceci de précieux, qu'elle traduit simultanément les modifications que la pulsation reçoit de différentes sources, et qu'elle enlève à la rapide succession de ces signes leur caractère fugace qui les rend si difficiles à percevoir. Nous représenterons (fig. 223 et 22&) deux types des formes du pouls dans les affections de plusieurs orifices à la fois, afin de donner une idée de la manière dont les modifications du pouls se combinent entre elles. Le lecteur suppléera à Tinsuf^ fisance de ces types, relativement au nombre extrême de
combinaisons que peuvent présenter les différentes lésions des orifices du cœur. Il y avait, dans le premier cas, insuffisance mitrale avec insuffisance aortiqre.
Fi;. 223.
Dans le deuxième cas, les mêmes lésions étaient com pliquées de dégénérescence sénile des vaisseauv.
Fig. 224.
AFFECTIONS QUI PEUVENT SUkIULER l'eXISTENCE D^UNB LÉS105