‹ Physiologie médicale de la circulation du sangChapitre 14 sur 131 · ANALYSE D*UN TRACÉ CARDIOGRAPHIQUE · texte numérisé non relu

ANALYSE D*UN TRACÉ CARDIOGRAPHIQUE

te] point; c'est ce qui arrive en effet. Aussi voyons-nous la courbe venlriculaire présenter des oscillations analogues à celles qu'on voit dans le tracé de Toreillette. Ces ondulations du tracé venlriculaire sont celles qu'on observe en K (1) (troisième révolution du cœur).

Cette explication une fois admise et prouvée déjà par cette coïncidence des ondulations dans les tracés de Toreillelte et du ventricule, on est entraîné à chercher dans le tracé de la pulsation un effet identique. Or, des ondulations y existent également en h!\ et en justiGant les prévisions qu'avait fait nattre Texamen des deux premiers tracés, ne permettent plus de doute sur la réalité de la cause que nous venons de signaler.

Clôture des valvules sigmoïdes.

§ 19. — Il ne reste plus à expliquer, dans chacun des tracés, qu'une petite ondulation d apparence semblable à celles qui sont dues à la clôture de la valvule auriculo-ventriculaire : c'est celle qu'on observe dans le tracé du ventricule en i (troisième révolution du cœur), et sur les tracés de la pulsation et de Toreilletto en ï et i". Si Ton cherche à quel instant cette ondulation apparaît, on voit que c'est au raoment du relâchement du ventricule. Or, à cet instant il y a, comme on le sait, une valvule qui se ferme, et qui doit, comme la tricuspide, produire une ondulalion. En effet, au moment où le ventricule se relâche, les valvules sigmoïdes, poussées par la pression du sang artériel, s'abaissent subitement et sont légèrement repous-

(4) Ces ondulalions vont en décroissant de la première à la dernière : c*e8t une ressemblance de plus avec les oscillations d'une poche pleine de liquide ; celles-ci, en eiïet, vont en s*éleignant gra'luellemcnt, comme doit le faire uneJ)scillation quelconque.

sées du côté du ventricule; elles doivent donc, parla saillie qu'elles font du côté de cette cavité, y produire une légère élévation de la pression; c'est ce qui s'observe en effet» — Il était tout clair de rencontrer dans le tracé de la pulsation cardiaque une ondulation analogue, puisqu'on sait que les divers éléments de ce tracé doivent traduire tous les changements qui surviennent dans la pression intra-ventriculaire. — Enfin, on peut voir en î", dans le tracé de l'oreillette, la transmission de cette ondulation produite par la clôture des valvules sigmoïdes. Ce fait n'a rien d'étonnant, car on sait qu'à cet instant l'oreillette et le ventricule ne forment qu'une même cavité, puisqu'ils communiquent largement par l'orifice tricuspide dont les valvules sont ouvertes.

Tout est donc expliqué dans ces tracés au point de vue de la signification des divers éléments de chaque courbe. Aussi la quatrième révolution du cœur est-elle tracée tout entière par une ligne pleine^ tandis que, dans les pn?cédentes révolutions du cœur, nous avions figuré par des lignes ponctuées tous les éléments qui n'avaient pas encore reçu leur interprétation.

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