‹ Physiologie médicale de la circulation du sangChapitre 15 sur 131 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

DES MOUVEMENTS QUI SE PASSENT DANS LES CAVITÉS GAUCHES DU COEUR. — FORCE DÉPLOYÉE PAR CHACUNE DES CAVITÉS DU COEUR.

DeflcripUon de la sonde destinée à prendre le tracé de ces moovemeats. Manael opératoire. — Analyse du tracé ; synchronisme du début et de la fin des systoles dans le cœur droit et le cœur gauche ; diflërences que présentent ces deux monrements au point de vue de la forme et de l'intensité.

Mesure de la force absolue et relative des différentes cavités du cœur.

De la force étatique développée par la contraction des différentes cavités du cœur, et on général de la preesion que supporte le sang dans chacune de ces cavités aux divers moments d'une révolution cardiaque.

4^ Pressions passives, — a. Pression passive intérieure. — b. Pression passive extérieure. — De la résultante de ces deux pressions qui tendent à se neutraliser. —- Détermination de l'état positif ou négatif de la pression passive. — Détermination des minima de la pression passive dans les cavités du cœur.

S* Pressions activée . — Elles sont développées par la contraction des différentes cavités du cœur. — Manière de les évaluer.

§ 20. — Il est généralement admis que les deux cœurs, le droit et le gauche, ont, dans leurs mouvements, une synei^ie parfaite, et que tous deux à la fois se contractent et se relâchent. Cette conclusion semble ressortir nécessairement de la disposition anatomique des deux oreillettes et des deux ventricules qui possèdent des Qbres communes dont la contraction doit resserrer à la fois les cavités droites et gauches qui se correspondent. L'examen d'un cœur mis à nu confirme encore cette déduction ; car si

Ton saisit dans les mains les deux oreillelles ou les deux ventricules, on ne peut trouver le moindre intervalle entre les contractions des deux cavités parallèles. Il était toutefois important d'enregistrer les mouvements des cœurs droit et gauche d'une manière simultanée, afin de rechercher si, dans la Torme de leurs mouvement, il n'existait pas des différences trop peu appréciables pour être i)erçues par nos sens.

Rien n'est plus facile que d'introduire des ampoules dans chacun des deux cœurs, lorsqu'on a ouvert la poitrine d'un animal auquel le bulbe est coupé et chez lequel on pratique la respiration artificielle. Mais, dans de telles conditions, le cœur n'a plus des mouvements aussi réguliers que de coutume; ses battements sont en outre plus faibles et plus précipités. Toutefois le fait même de l'irrégularité qui survient alors présentait un certain intérêt, car il fallait savoir si ces irrégularité coïncidaient exactement dans les deux cœurs. Or, le tracé obtenu dans ces circonstances nous a montré une concordance parfaite des mouvements des deux ventricules. Leurs contractions étaient toujours simultanément fortes ou faibles, rares ou fréquentes. 11 n'y avait de différence que dans l'amplitude relative des deux tracés des ventricules, le gauche ayant toujours plus d'énergie que le droit.

Dîins des expériences plus récentes, nous avons réussi à obtenir le tracé du ventricule gauche en même temps que celui des cavités droites et dans des conditions analogues, c' est-il-dire sur un animal qui se tient debout, qui mange, marche et no donne aucun signe de douleur. Ijbl voie par laquelle la sonde est introduite dans le ventricule gauche est une des artères carotides. Cette sonde est poussée jusque sur les valvules sigmoïdes de l'aorte, et, a la faveur

Page 1