TRACÉ DU VENTRICULK GAUCHE
de leur soulèvement, au moment d'une systole du ventricule, elle est plongée dans Tintérieur même de cette cavité.
Voici comment se pratique cette expérience, Tune des plus faciles de la cardiographie.
Description de le sonde du vonlricule gaucho
§ 21 . — La sonde cardiaque qui doit pénétrer dans le ventricule gauche est formée d'un tube de métal a f (fig. 9) de 3 à & millimètres de diamètre extérieur. Les parois de ce tube doivent être assez rigides; sa longueur est d'environ O^^CO. A l'une des extrémités du tube est une carcasse métallique qui doit servir de support à une ampoule élastique analogue à celle qu on introduit dans le ventricule droit (fig. 6). Cette ampoule n'a que trois arêtes de métal, au lieu de quatre; chacune d'elles est arquée de façon que l'ampoule est assez large à sa partie moyenne (12 millim.), tandis que ses deux extrémités sont effilées. Enfin, l'axe de cette ampoule, au lieu d'être sur le prolongement de celui du tube , forme avec lui un angle obtus d'environ 135 degrés.
Afin de savoir, lorsque la sonde est introduite dans le cœur, de quel côté est dirigée l'ampoule, on place une tige latérale c branchée perpendiculairement sur le tube et se dirigeant du côté où Tampoule est inclinée. Cette tige servira de point de repère pendant l'expérience.
Fig. 9.
L*extrémité libre de la sonde est mise en rapport tvac un tube gv qui transmet à un des leviers du cardi(^raphe les mouvements du cœur gauche.
Manuel opératoire.
Lorsqu'on a introduit dans les cavités droites du cœur d'un cheval la sonde à double courant, comme cela a été décrit à propos de Texpérience précédente, on passe à l'introduction de la sonde destinée au ventricule gauche.
Pour cela, on fait une incision du côté opposé à la première, et Ton met à nu la carotide vers la base du oou. On applique une ligature sur ce vaisseau, le plus haut possiblci puis on saisit Tartère avec les doigts près de i'ex* trémité supérieure de Tincision. Celle-ci doit être aaseï longue pour que le vaisseau ofTre une étendue de A à 5 centimètres entre le point que Ton comprime et celai où la ligature a été placée tout à Theure.
On fend alors l'artère longitudinalement, et à travers cette fente on introduit Tampoule de la sonde préalable* ment mouillée. On laisse glisser cette ampoule entre les doigts qui compriment le vaisseau, puis, quand elle est assez engagée, on étreinl avec les doigts les parois de Tar* tère, pour qu'elles soient bien accolées au tube et que le sang ne puisse s'échapper autour de celui-ci. On enfonce alors doucement la sonde qui franchit la carotide et l'aorte antérieure, et vient enQn butter contre un obstacle ; cet obstacle est produit par les valvules sigmoïdes de l'aorte. On en a la certitude en voyant la sonde se soulever à chaque fois que le ventricule se contracte.
A ce moment, on pose une nouvelle ligature sur la carotide, aGn de l'adapter assez exactement sur le tube de
TRACÉ DU VEFOlilCULE GAUCHE. S?
la sonde, sans toutefois empêcher cette dernière d'exécuter des glissements.
Il s'agit enfin de faire pénétrer l'ampoule dans le ventricule gauche. Le hasard fait quelquefois que cette introduction a lieu d'elle-même, et que l'ampoule, au lieu de butter contre les valvules sigmoïdes, trouve celles-ci ouvertes et les franchit du premier coup. Mais le plus souvent il n'en est pas ainsi , et l'ampoule est arrêtée par les valvules. Il faut alors épier le moment d'une systole ventriculaire. Cela est facile, si l'on regarde le levier que le ventricule droit met en mouvement et dont l'ascension correspond, comme on sait, à la systole.
On prend dans la main Fextrémité de la sonde qui porte comme repère la petite tige latérale c dont nous avons parlé, et l'on tourne cette tige et) bas; puis, au moment précis où la systole du ventricule est arrivée à son maxi-*mum, on pousse la sonde, qui pénètre alors à coup sûr dans la cavité ventriculaire gauche, et Ton peut l'y engager à une profondeur variable. Le tube métallique sçul traverse donc l'orifice aoriique; les valvules viennent s'appliquer sur lui d'une manière exacte, à cause de son peu de volume. On peut s'assurer que les bruits du cœur s'exécutent d'une manière normale et que l'animal n'accuse aucun trouble.
Alors on adapte à l'extrémité de la sonde le tube gv qui se rend au levier de l'enregistreur, et l'on obtient le tracé suivant (fig. 10) (4).
(4 ) Les deux tracés supérieurs sont fournis par le cœur droit ; le tracé inférieur est celui du ventricule gauche. — Dans cette expérience, les deux ampoules introduites dans le cœur droit avaient à peu près la même sennbiliié ; celle du cœur gauche était moins sensible que tes deux autres.
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§ '23.— On peut voir tout d'abord que le tracé fourni par
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les cavités droites présente sensiblement les raèoses caractères que dans la figure 8; seulement, l'amplitude des mouvements qui expriment la systole de l'oreillette dans le tracé supérieur est un peu plus faible que dans l'expérieiice précédente; de plu:;, les vibrations de la valvule auriculoventriculaire droite sont moins prononcées dans le tracé du ventricule.
Si l'on examine les tracés des ventricules droit et gauche comparativement, on trouve le plus parfait synchronisme dans le début et la Gn des contractions. Ij) fait de la synergie des deux ventricules se trouve donc démontré par cotte expérieiicc.
L'oreitletio gauche nous est encore inaccessible duns ces expériences faites sur les animaux non umtilés, aussi ne pouvons-nous pas comparer la forme de ses mouvc-