brolt. £• bruit. !•' bruit. «• bruit
I Contraction ■ Relâchement vontri- 1 Contrtctton ■ ReUebement TenlritentricQlaire. I eulaire. | tentriculaire, I culaire.
Ou autrement, en figurant Tétat des ventricules pendant les deux silences.
I Petit silence Grand lilenee 1 Petit silence Grand ailence ■
ou I ou I ^'^ I ^^ I
contruetioB. relâcbesuent. | contraction. reUehement. |
Il est impossible d'ausculter le cœur d'une manière utile et de diagnostiquer la cause des bruits anormaux qui se produisent par suite des lésions de ses orifices, si l'on n'ar^ rive tout d'abord, en appliquant l'oreille sur la poitrine, à se représenter ainsi le jeu du ventricule avec ses alternatives de contraction et de relâchement. Alors seulement on peut se rendre compte de la durée de l'action et du repos de cet organe, et tirer des conclusions importantes sur la manière dont ses fonctions s'exécutent. Il n'est pas toujours facile de saisir d'une manière exacte celte succession des mouvements; on n'y arrive, à coup sûr, qu'après des efforts répétés. Mais ce point est indispensable; c'est le premier pas dans l'étude de l'auscultation.
Kepi^toctlott firtlll«leUe de« brait* ém ecewr.
§ 36. — La reproduction artificielle des bruits du cœur au moyen de l'appareil schématique décrit figure 2, est un des meilleurs moyens de faire comprendre leurs rapports avec les mouvements du ventricule, *-» A chaque
fois que l'on comprime dans la main la boule de caoutchouCy on foule de l'air dans le ballon t;, et par conséquent) on produit une espèce de systole de l'ampoule qui représente le ventricule. On peut alors constater une série de phénomènes qui éclairent beaucoup la physiologie des mouvements du cœur.
a. Le début de cette systole s'accompagne d'un bruit. Celui-ci est bien produit par un claquement valvulaire; il a pour cause l'occlusion de la valvule auriculo-ventriculaire VM qu'on voit à travers les parois du tube de verre. Il correspond donc au premier bruit du cœur.
b. La fin de la systole du ventricule, c'est-à-dire l'instant précis où l'on cesse de comprimer la boule, s'accompagne aussi d'un bruit. On peut s*assurer qu'il tient bien à l'occlusion de la valvule VA. C'est l'analogue du deuxième bruit du cœur.
c. Il est facile d'agir sur ces valvules de manière à les empêcher de se fermer. On voit alors que le premier ou le deuxième bruit est supprimé, suivant qu'on empêche Tocclusion de la valvule VM ou celle de VA.
d. Les soupapes de taffetas qui représentent les valvules du cœur ne sont évidemment mises en jeu que par les mouvements du liquide auxquels elles obéissent d'une manière passive. Quelle que soit la rapidité avec laquelle on fasse succéder les systoles ventriculaires, les valvules obéissiBnt toujours, et produisent leur claquement avec une surprenante précision. Cette expérience démontre très bien que les valvules du cœur s'ouvrent et se ferment sous l'influence des mouvements du sang, sans qu'on ait besoin d'invoquer Taction de leurs muscles propres (1).
(4) Les bandelettes muscoloasos qoi existai dans Tépaissear des