‹ Physiologie médicale de la circulation du sangChapitre 34 sur 131 · VITESSE DU SANG DANS LES ARTÈRES · texte numérisé non relu

VITESSE DU SANG DANS LES ARTÈRES

nom d* hémoknchomètre (1); il est basé sur un toot autre principe. C'est une sorte de pendule hydrostatique suspendu dans une caisse à deux tubulures que traverse le courant sanguin. L'appareil s'applique, comme celui de Yolkmann^ aux deux bouts d'une artère coupée. Plus le courant est rapide, plus la déviation du pendule sera grande. On détermine expérimentalement la vitesse nécessaire pour qu'un courant de liquide donne au pendule telle ou telle déviation. — Comme la vitesse du liquide change à chaque instant, Vierordt eut Tidée de transformer son appareil en un instrument enregistreur, afin d'avoir l'indication de toutes les variations de la vitesse à tous les instants. A cet effet, il ptHitongea au dehors de la caisse la tige du pendule, de telle «Orte qtie cette tjge exécutât des mouvements semblables à ceux du pendule lui*>mème) mais amplifiés et de sens inverse. Ces mouve-» ments s'enregistraient sur un cylindre tournant, d'après les procédés déjà connus (2). La figure de Tinstrument qui s^e trouve à la fin de l'ouvrage de Vierordt montre que cet auteur est tombé dans le défaut que nous repro* cherons plus taixl à son sphygmographe, c'est-à-dire qu'il a donné au courant sanguin une trop grande masse à mouvoir. De là résulte une déformation du tracé enregistré sur le cyhndre^ •**- Nous reviendrons plus tard sur les conditions que doivent présenter les appareils enregistreurs pour n'être pas exposés à cet inconvénient.

La vitesse du sang, d'après Vierordt, serait de 0",261 par seconde, ce qui se rapproche assez du chiffre donné parVolkmann.

(0 Vierordt, Grundriss der Physiologie des Menschen, p. 14 0. (t) Yierordt, Die Erscheinungen wid Geieize der Stromgëiehwindigkeii des Blutes, Berlin, 4862 (avec figure de Tappareil).

PHTSIOLOGIB.

Chauveau (1 ) construisit à son tour un instrument (wy.

la figure colleo^ tive 18) basé sur le même principe que celui de Vierordt, mais d'une construction beaucoup plus parfaite.

L'auteur place sur le trajet d'une artère un tube de métal a (n* 1) que le sang traverse comme dans les appareils ci*-

Fig. 18.

dessus indiqués. Ce tube présente, en un point de sa paroi, une fenêtre (n" 3) que ferme une membrane de caoutchouc (n** û). Une aiguille mince et plate traverse cette membrane et plonge dans le courant sanguin (n*" 2). La partie libre de cette aiguille d (n"" 1) parcourt, dans ses déviations, les différents degrés d'un cadran divisé, et accuse ainsi la vitesse du courant (2).

Chauveau a, comme Vierordt, appliqué un appareil enregistreur à son hémodromo mètre; seulement, il s'est mis à l'abri des causes d'erreurs que le physiologiste allemand n'avait pas aperçues. Dans Tapparoil de Chauveau, la partie libre de l'aiguille se prolonge sous forme d'un

(K) Chauveau, Bertolas et Laroyenne, Mémoire nur la vitesse de la circulation dans les artèret du cheval {Journal de la phygiologic de l'homme et des animaux, 4 860, t. III, p. 695 et suiv.).

(2) e représente l'ouverture d'un tube branché auquel on adapte un manomètre au besoin.

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