V1T£SSE DU SANG DANS LES ARTÈRES
levier extrêmement léger qui écrit ses mouvemeots sur une i3ande de papier qui se déroule.
Nous donnerons plus tard quelques-uns des tracés obtenus par Cbauveau, on en comprendra mieux la valeur lorsque nous aurons expliqué, à propos de la construction de notre spbygmographe , les conditions nécessaires pour que les appareils enregistreurs donnent une expression Gdèle des mouvements.
Lois générales qui président aux variations de la vitesse du sang dans
les artères.
§ 45. — Les expériences laites sur les lois de l'écoulement des liquides dans les conduits montrent que la vitesse du liquide varie sous deux ordres d'influences.
D'une part, cette vitesse s'accroît quand le liquide est poussé dans le tube avec une plus grande force. — Dans la circulation du sang, la vitesse du courant qui existe dans les artères augmentera donc si la force déployée par le cœur augmente, elle diminuera dans les circonstances inverses. On verra plus tard que cette 'sorte d'influence s'exerce rarement, et que le cœur dépense en général une quantité de force toujours la même.
D'autre part, la vitesse d'un liquide est subordonnée aux résistances que ce liquide rencontre dans les conduits. I^ vitesse est d'autant plus grande que les résistances sont moindres. Comme tous les points d'une colonne liquide sont solidaires les uns des autres, au point de vue du niouvenieut, un obstacle situé à une très grande distance de l'orifice d'entrée d'un conduit ralentira le mouvement du liquide dans tous les poiïits situés en arrière de lui. — Dans la circulation du sang, ces résistances sont déterminées imr le pKis ou moins d'étroitcsse des petits vaisseaux. Le
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relâchement ou la contraction de ceux-ci pourra donc, à chaque instant, faire varier la vitesse du sang dans uiie artère quelconque. C'est cette influence qui s'exerce presque toujours lorsque la circulation est plus ou moins rapide. Si donc on fait contracter les artérioles d'une région, la vitesse du sang diminuera dans toutes les artères affé* rentes. Si ces artérioles se relâchent, le courant deviendra plus rapide.
Ces inductions, tirées d'expériences physiques, ont été vérifiées par rexpérimentation sur les animaux (1). Comme c'est presque toujours à l'état de contraction ou de relâchement des petits vaisseaux que sont dues les variations de la vitesse dans les artères, il résulte de là que dans la plupart des cas, on rencontre une grande vitesse dans les artères qui ont une faible tension, et, réciproquement, une faible vitesse, quand la tension est forte.
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§ 46. — Le mouvement du sang dans les artères se révèle à rcxlérieur par un petit nombre de signes. Les artères sont animées de battements (pouls), de mouvements parfois perceptibles à l'œil (locomotion des artères). Ou peut quehiuefois constater la dilatation do certains gros troncs artériels au moment où le ventricule qui se contracte leur envoie une ondée sanguine nouvelle, mais ce cas est rare; en général, la dilatation des artères nous échappe* D'autres fois, en auscultant le trajet dune artère, on perçoit un bruit (bruit de souille) qui tient au passage rapide du sang à son intérieur (*2).
(t) (Ihauvcau, Borlolus ol Laroyonnc, loc, cif.
(i) Nous aurons ToccasioD de rovenir avec plus do détails sur la causf