‹ Physiologie médicale de la circulation du sangChapitre 4 sur 131 · PUTSIOLOGifi · texte numérisé non relu

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des aniiDaux io rérieurs, pourraieut ne pas paraître suffisantes pour juger un point de physiologie humaine. Nous rappellerons donc qu*on peut, chez un animal mammifère vivant, supprimer l'action de Toreillette sans que la circulation en soit sensiblement modifiée (1).

Succession des moavemeDls du cœur.

Les deux cœurs, le droit et le gauche, ont des destinations différentes : le premier poussant le sang noir aux poumons, où il va s'hémaloser; le second envoyant dans tout le corps le sang rouge ou artérialisé par le poumon. Mais tous deux fonctionnent simultanément , de tielle sorte que, sur un animal dont on a ouvert la poitrine, on peut sentir à la fois la contraction des deux oreillettes, puis celle des deux ventricules. Ce fait de la synergie des deux cœurs recevra plus loin une démonstration péremptoire (2).

Du reste, la disposition anatomique des deux cœurs suffirait à elle seule pour réfuter cette idée qu'il n'y a pas synchronisme dans la contraction des deux ventricules. Il suffit, en effet, d'un simple coup d'œil sur la structure musculaire des parois des oreillettes et des ventricules, pour voir que des bandelettes charnues embrassent à la

(1) M. Chauveau. dans ses démonstralions des mouvements du coBur faites à l*École d'Alfort devant un nombreux public médical, a fait voir que. sur un cheval dont on a ouvert la poitrine pour mettre le cœur à nu, on peut, en irritant Toreilletie, épuiser pour un certain temps sa contraciilité; elle reste alors inerte, et cependant le ventricule continae à agir et à entretenir la circulation.

(2) Nous ajournons cette démonstration jusqu'au moment où nous aurons décrit les appareils qui permettent d'étudier les mouvements do cœur qui échappent à la vue et au toucher dans les vivisections.

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