DU POULS AORTIQUE
Ou voit par là qu'il y a un retard entre le début de la contraction du ventricule et la pénétration du sang dans Taorte. Ce retard, qui est sensiblement égal à un dixième de seconde, est employé par le ventricule à atteindre le degré de pression intérieure suffisant pour vaincre la pression du sang de Taorte.
La comparaison des deux tracés superposés nous montre aussi que le point d (ligne 2), homologue du point c (ligne 1), est exactement synchrone avec le point v' du tracé vèntriculaire. Or, ce dernier est produit, comme on le sait, par la clôture des valvules sigmoïdes de Taorte (voy. § 18). C'est donc au moment de cette clôture que se produit, dans le tracé du pouls aortique, le soulèvement c qui répond au moment où le ventricule et Taorte cessent de communiquer ensemble.
Les parties dissemblables, dans le tracé du ventricule et dans celui du pouls aortique, ne sont pas moins faciles à expliquer que la partie commune située entre les points b et c (ligne 1).
Dans le tracé de la pulsation , immédiatement après l'ondulation qui correspond à la clôture des valvules sigmoïdes, la courbe s'abaisse lentement, ce qui indique que le sang artériel emprisonné dans les vaisseaux ne s'écoule qu'avec lenteur à travers les voies capillaires. Pour le ventricule, au contraire, la courbe tombe brusquement, car celle cavité, complètement relâchée, n'a plus à son intérieur qu'une pression très basse ordinairement inférieure à zéro.
Lorsqu'on veut comparer la hauteur à laquelle s'élève la pression dans l'aorte à celle qu'atteint la pression du sang dans le ventricule pendant sa contraction, la graduation du cardiographe cpie nous avons décrite (§ 23)
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fournit la solution de ce problème. Les mesures prises sur un grand nombre de chevaux inontrent que la pression maximum est un peu plus faible pour Taorte que pour le ventricule (1).
§ 5ft. — Si l'on voulait analyser successivement la si* gnificalion des divers éléments d'une pulsation aortique, on trouverait pour chacun d'eux l'interprétation suivante (Qg. 33) (ligne 1) : ^ ébranlement des valvules sigmoïdes au moment de la clôture de la valvule mitrale ; ~ de b en c, afflux du sang du ventricule dans Taorte et au^ mentation graduelle de la tension aoilique pendant U systole ventriculaire ; — c, clôture des valvules sigmoïdes de Taorte ; — de c à la pulsation suivante^ abaissement graduel de la tension artérielle par suite de récoulemeot du sang à travers les vaisseaux capillaires*
C;#»UrAle de* espérlences iprécédeates mm fomjem ém
S'il est vrai, comme nous Tavons annoncé, que les phénomènes de la circulation cardiaque et artérielle peuvent ôlre fidèlement imités au moyen de l'appareil schématique qui a déjà été décrit, nous en devons fournir une preuve nouvelle en montrant que les changements de pression qui se passent dans notre ventricule et dans notre aorte artificiels sont identiques avec ceux qui se produisent sur les» animaux. Pour cela, il s'agit de transmettre au cardiographe les changements de pressions qui se passent daius le ventricule V et dans l'aorte A du schéma. Soient donc (fig. 34; le ca*ur et les artères artificiels : le tube l plongi'
(1) I.o cas représenté (Bg. 33) est donc exceplionnel , puisqu'il indique une pression niaxinium à |)eu près égale dans le ventricule et dans l'aorte.