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CHAPITRE II

AIPPAEBILS ET EXPÉRIENCES DESTINÉS A ENREGISTRER LES MOUVEMENTS DU COEUR (1).

Principes sur lesquels repose la c&nsti^uction de nos instruments. — » De Tamplification des mouvements au moyen d'un levier; emploi de cette méthode en physique et en physiologie. — Détermination graphique de la forme d'un mouvement. — Appareils enregistreurs. — Moyen de transmettre à distance le mouvement qu'on veut étudier à Tappareil qui l'enregistre ; procédé de Upham ; procédé de Buisson.

Description ûu cardiographe ; ses parties fondamentales. — Appareil enregistreur. — Appareil sphygmographique.

Première expérience cardiographique : détermination de la succession des divers mouvements du cœur; disposition particulière de l'appareil pour cette expérience. — Sonde qui s'introduit dans le cœur droit pour recevoir les mouvements de ses cavités. — Ampoule qui reçoit le choc du cœur. — Manuel opératoire.

§ 5. — Ce qui fait qu'un mouvement nous échappe, c'est qu'il est trop faible ou trop rapide; dans la physiologie du cœur ces deux difficultés se trouvent souvent réunies. Il y a donc deux conditions très importantes que doivent remplir les appareils destinés à déterminer les mouvements du cœur. Premièrement, ces appareils devront amplifler les mouvements de telle sorte qu'ils soient toujours perceptibles malgré leur faiblesse. En second lieu, ils devront rendre leur durée appréciable, quelque courte qu'elle puisse être. Or, pour amplifier un mou- >ement, la physique possède un moyen excellent ; c'est l'emploi d'un levier.

(I) Cet espériencei ont été faites avec la collaboration de M. A. Chauveau.

Supposous que le levier 06, figure 3, tourne librement autour du point 0. Si une force appliquée dans le voisi«-

Fig. 3.

nage de ce point tend à soulever le levier d'une quantité très petite (soit 1 millimètre) , Textrémité libre du levier exécutera un mouvement beaucoup plus étendu. On pourra ainsi amplifier le mouvement autant qu'on voudra, en faisant agir la force motrice plus ou moins près du centre de mouvement. Si la longueur qui sépare le centre de mouvement du point d'application de la force est à la longueur du reste du levier, comme 1 est à lOO» le mouvement sera amplifié cent fois. Ce procédé est employé en physiologie depuis déjà longtemps : Bourgougnoux l'employa pour constater les mouvements du cerveau dans la cavité crânienne; King se servit également d'un levier pour rendre apparents les battements si faibles du pouls veineux des extrémités, etc.

Quant au second problème consistant k enregistrer le mouvement de façon à donner une mesure exacte de la durée, il a été également résolu en physique. Les appareils enregistreurs à indications continues remplissent ce but d'une manière parfaite. Veut-on connaître les mouvements qu'exécute Texlrémité du levier 6, on arme d'une plume cette extrémité, et l'on dispose près d'elle une plaque recouverte de papier P; cette plaque est mise en mouvement d'une manière uniforme dans la direction de la flèche. Il s'ensuit qu'en même temps que le levier écrit sur la plaque la trace de ses mouvements, cette plaque, de sou côté, indique la durée des mouvements du levier

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