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BRUITS DE SOUFFLÉ DAI^S LES MALADIES DÛ COEUR. Û

un jet plus rapide que de coutume, pour s'élancer avec bruit dans Taorte.

Lorsque le ventricule est en relâchement, il peut encore se produire des bruits de souffle, soit que l'aorte, après avoir reçu l'ondée ventriculaire, laisse refluer du sang dans le ventricule à travers des valvules sigmoïdes insuffisamment closes, soit que, dans un rétrécissement auriculo- ventriculaire, Toreillette se gorge de sang par suite de cet obstacle, et que, sous l'influence de sa forte tension, elle pousse un jet rapide dans le ventricule au moment où cette cavité se relâche.

Lorsque les deux ventricules communiquent entre .eux, l'inégale énergie de leurs systoles donnera naissance à un courant rapide qui ira du ventricule gauche au ventricule droit, si ces deux cavités ont conservé l'inégalité normale de leur puissance relative.

Enfin, lorsque le canal artériel persiste, un bruit de souffle doit exister au niveau de la crosse de l'aorte; il a pour cause le courant rapide qui se fait de Taorte à l'artère pulmonaire, en raison de l'inégalité de tension de ces deux vaisseaux (1).

Les causes les plus fréquentes des bruits de souffle sont les lésions valvulaires du cœur. Devant traiter avec détail des diff'érentes variétés de ces bruits, en exposant les signes physiques de chaque sorte de lésion valvulaire, jous nous bornerons maintenant à quelques généralités sur les bruits de souffle cardiaques et sur la manière de les distinguer à l'auscultation.

(4) Les cas de persislance du canal artériel sont rarement simples, aoSsi n'avons-nous pas eu jusqu'ici l'occasion de nous assurer de l'existence de ce bruit que la théorie fait prévoir.

A92 APPUCATIONS A LA PATHOLOGIE.

CItwiÛcation des bruits de souffle d'après Tinstant où ils se prodoisesl à chaque révolution cardiaque, d*après leur siège el leurs caractèns particuliers.

§ 19*2. — De même que les bruits normaux du cœur doivent être rapportés aux mouvements du ventricule, si Ton veut bien apprécier la signification de chacun d'eux (voy. § 35), de même aussi les bruits de souffle qui se passent aux différents orifices du cœur doivent être rattachés aux mouvements ventriculaires. — Cela conduit à une classification très simple, dans laquelle les bruits se distingueront en systoliques et en diastoliquesy suivant qu'ils auront lieu pendant la systole du ventricule ou pendant son relâchement (1).

Lorsqu'un bruit de souffle arrive au moment de U systole du ventricule, on sait déjà qu'il ne peut tenir qu'à deux causes : 1* au passage du sang à travers un orifice artériel rétréci ; 2» au reflux du sang à travers une valvule auriculo-ventriculaire insuffisante.

De même, si un bruit de souffle se produit pendant la diastole, il ne peut tenir qu'à deux causes : 1*" au passage du sang de roreillelte à travers un orifice auriculo-ventriculaire rétréci ; 2* au reflux du sang de l'artère dans le ventricule à travers des valvules sigmoïdes insuffisantes.

Ainsi, de part et d'autre, il y a dans la cause de^ bruits

(4) Les deux cœurs exécutent leurs mouvements d'une manière synchronQ ; il s'ensuit que le souflle se produira au même instant d*aDe révolution cardiaque, dans les cas où une lésion semblable siégera I l'orifice aortique ou à celui de l'artère pulmonaire. De même, les affections semblables dos valvules auriculo-ventricuiaires droite ou gauche produisent leur bruit de souffle au môme instant. La détermination da moment où un bruit se produit ne suffit donc pas pour savoir dans lequel des doux cœurs siège la lésion, ce diagnostic ne peut être baaéqit sur d'autres éléments dont il sera question plus loin.

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