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niUESTION SANS ESTOMAC.
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<?taîl criïi^ et non hachée, et àv \^\ti à \^\G quand la viande était crue et hachi^e. On peut en conclure que la digoslioii de la viande cuite doit être considérée comme parfaite chez notre chien, tandis que la viande crue, même hachée, est moins complètement digérée, (l'est là un résultat que Télat physique des fèces seul laissait déjà prévoir; let> fèces de viande cuite étaient toujours dos fèces d^aspeet absolument normal ; dans les fèces de viande crue, au contraire, on rencontrait toujours des fibrilles musculaires rouges, qnll était possible de dissocier mécaniquement.
Ces faits ne sont pas d'accord avec ceux de M. Ogata^ sur la digestion comparée de la viande cuite ef de la viande crue parrinteslin. Mais les conditions de rexpérience de ce physiologiste soiit trop différentes de celles dans lesquelles nous étions placés nous-mêmes, pour que Ton puisse légitimement opposer le résultai obtenu dans une expérience au résultat ditîérent obtenu dans Fautre. Il nous sera permis toutefois de faire remarquer que tVxtirpation de l'estomac nous plaçait dans des conditions excellentes pour juger de la digestion de la viande par l'intestin.
Tolérance àe la viande corrompue chez le chien sans estomac.
BuN<iË écrit dans son C-our^ de ekimie bhlôtjique (traduction française de A. Jacquet, Paris, IS9L p. 13*1) : « On n'a pas essayé d'injecter de la viande corrompue à des chiens privés d'estomac et que les chiens normaux supportent parfaitement; de cette manière on aurait pu constater facilement rimportance des fonctions gastriques, » Dans la pensée de BoNUE, si nous Favons bien compris, Tanimal soumis k cette
l. M* Oo,\TA, At'chiv, fur PhfjHwlogie de du Bois'Retfmond^ laSli, p. yi*
L CARVÂLLt» ET \\ PACHON.
expérience devait ressenlir des troubles d'intoxication profonde pouvant peut-être même déterminer la mort. Eh bien, en réalité, il n'en est rien, Nous avons fait précisément Texpérience conseillée par Biwgk, une première foi^^ le 23 novembre. Après avoir laissé 250 grammes de viande fraîche de cheval pendant vingt-quatrc heures h i'étuve, à 37% nous avons fait deux lots deeeLLe viande, alors absolument putréfiée; le premier lot a été donné à un chien normal, le second à notre chien sans estomac. La tolérance a été parfaite chez les deux animaux et, ni chez Tun ni chez Fautre, le plus léger trouble ne s'est manifesté, soit le jour môme de Texpérience, soit les jours suivants.
Le 28 novembre, nous avons, de nouveau, fait la même expérience; mais, cette fois, au lieu de 100 grammes, nous avons fait prendre à notre chien 2^0 grammes de viande putréfiée par nu séjour à Tétuve, à 37'*, de vingt-quatre heures* Le résultat fut le même; aucun trouble, même le plos léger^ ne se manifesta chez l'animal, ni le jour même, ni les jours suivants.
Mais ces expériences, quoi qu'en eût pensé Bunge — qui n'en prévoyait certes pas le résultat — ne sauraient en rien permettre aucune conclusion sur la plus ou moins grande utilité de la fonction antiseptique de Festomac à Tétat normal.
Et l'importance de cette fonction n'est pas plus entamée par rexpérience de la viande corrompue, que n'est entamée rimportance do la fonction poptique de Testomac par Texpé* rience de Czehny. C*est Ui, du moins, la conclusion dont nous allons essayer maintenant de démontrer la légitimité, en exptjsant quelques considérations d'ensemble sur la portée exacte de ces expériences par rapport à la détermination du rôle de Festomac et de rimportance de sa fonction chimique à Tétai normaL
Mais, pour ne plus avoir à revenir sur les conséquences particulières, auxquelles peut amener plus spécialemeut