WooD, loc, cit
TOMB m. 12
H. TaiBOLLET.
!cy muscles et les nerfs p«5ripheriques n'entrent pas en cause; Taxe cérébro-spinal est seul en jeu.
2" Si, comme Tout fait Cîiauyeau, Caevllle et Bert, on section tte la moelle âous rocci}mt, on voii« après un moment d'arrêt de quatre ou cinq minutes, reprendre les secousses choiéiques, et les expérimentateurs ont pu conserver l'animal vivant ainsi pendant trois et quatre heures. — Le mouvement anormal n'est donc pas sous rinllueure directe du cerveau; c'est sur la moelle que doit se porter toitl*' Tan^votion*
Dès lori : a] sur deux chiens, la moelle est mise à nu sur une longueur de tQ centimètres, à partir de la troisième cervicale : il y a, comme premier résultat, un alTaddissement dii à l'opération.
Si» alors^ on fait un attoucliement des cordons postérieurs, on voit se produire des contractions énonnes.
Le refroidissement à Taîr détermine un alfaitdisseuient qui va môme jusqu'à Tarrèt des mouvements; réchaulTe-l-on Taxe nerveux (à l*eau cbaude), il y a reprise du mouvement.
C'est donc dans la rèjLçion des éléments sensitifs qu'on doit localiser l'inllnence motrice anormale'»
b) La section des racines poste rien res* chez les chiens, lais^^e persister les mouvements avec leur rylbriie babilueL dès lors c'est dans l'axe et dans les cordons que doit se placer la localisation.
c) Sur un autre chien, la moelle étant sectionnée sur la ligne médiane, les nmuvcments ont continué; avec des ciseaux courbes, on a excisé unr' partir des cornes et des cordons postérieurs d'un rôt!5Jl y a eu alTaiblissemenl proportionnel a l'étendue de l'excision, et arrêt du rùié lésé, après excision profonde ; les mouvements persistant dans la xone opposée intacte. Il devient donc permis d'afriimer que le sièfîe de rairection chorèique se trouve dans les cellules de la corne pustcrieure, ou dans les fibres qui unissent celles-ci aux cellules motrices» etc.
Ces expériences paraissent nettes, précises; hnirs résultats sont évidents à première vue ; ils semblent établir sur des données certaines la tliéorio réllexe de la cborée, et, séduit par les apparences^ nous avions entrepris d^ajouter encore à Texpéri me n talion dans ce sens. C'est dans ce but que nous avons répété sur plusieurs chiens, d'apii'S les auteurs, des expériences sous l'influence de divers agents (morphine, chloral, élher) *.
Rapidement nous relatons que :
L Ceci semble bien piailler en faveur de la théorie réllexc, 2. Nous avons encore agi avec la coca'inc, avec la stfvchaine. No» résultats dans ce>s deux essais ne valent p;is la peine d*étro notés.
1** La morphine, à la dose de 0,01 cenlig. par kilogramme d*animal a déterminé :
D'apr«'*8 QuiNCKE :
Sommeil profond.
Abolition de» réflexes, porsistancc des
mouvements avec liîgèro att«'înua-
tion.
D'après nous*.
Sommeil ajjité.
Kxa«;ératioQ des réflexes.
Dans nos trois cas, persistance des m»uivenienus, avec, deux fois, tendance à la î'énéralisation.
Les conditions de durée et de rapidité de Tinjoction étant mal déterminées, les résultats ne sont pas comparables dans les cas successifs.
2° Le chloral est constant dans ses résultats : en lavement massif, ou en inj(*clion à la dose de 2 à 5 grammes, suivant le poids, fractionnée au quart d'heure : il détermine, avec un abaissement progressif de la température de 39"* à 33^-33", une diminution des mouvements; quand le sommeil est complet, on a abolition du réflexe rotulien, et d'ordinaire (4 fois sur 5), presque abolition des mouvements, mais avec persistance cependant encore bien appréciable dans un des membres, le(iuel est toujours celui dont les mouvements étaient, auparavant, le plus marqués.
Il est intéressant d'opposer ce résultat : la persistance du mouvement; à ce (ju'on voit chez l'enfant, oii, à la dose de 4 grammes, nous avons vu survenir temporairement une résolution presque complète, avec cessation du mouvement.
3^ Nous avons encore, dans le même but d'approfondir la question au point de vue spécial de la théorie réflexe de la chorée, tenté des essais multiples sur les modifications du pouvoir excito-moteur de la moelle par divers agents physiques.
La réfrigération totale de Tanimal; la réfrigération partielle, celle d'un gros tronc nerveux (le sciatique, par exemple); la réfrigération du rachis.
1. Ce qui est liien en rapport avec l'action de la morphine qui, physiologiquement, stimule le pouvoir excito-moteur de la moelle.
im
H. TlUHnULET,
Le froid a dimiiuié le pouvoir excilo-moleur.
Par contret nous avons élevé à Fétuvo ia température des sujets en expérience (1 à 2 degrés, 2 1/2, sans résultat appréciable).
Voulant voir riniluence de Taction oxydante du sang artériel sur les nerfs périphériques que nous supposions être le point de départ possible d*exci talions réllexes morbides, nous avons lié les artères des mt^nibres malados; le résultai, dans ces derniers cas^ sVst confondu, quaïit aux tracés obtenus, avec celui de la réfrigération, il y a diminution de rexcitabilité.
De tout cela, rien n*est à noter spécialement. — Sans vouloir parler de leurs expériences de vivisection, il nous semble que les auteurs qui uni étudié les mouvements anormaux du chien ont laissé dans Tomhre des éléments d*une importance non moins grande que celle de la secousse choréiforme, tels que les désordres p.iralytiques et les troubles trophîques qui demandent, eux aussi, leur explication, et ne peuvent s'expli(jucr qu'avec- T intervention de nouveaux éléments* El nous répétons que pour Tuue et Tautre des doux affections diiïérenles : celle de Thomme, cette du chien, c'est envisager la queslîon à un point de vue beaucoup trop restreint que d'eu faire exclusivement une folie du mottvemt'nt. C'est pour pouvoir diriger les recherches dans un autre sens que nous avons abordé Félude de Taffection au point de vue de la pathologie comparée.
B. — Palhohfjie comparée.
V HlSTORHiUÈ
Nous comptions rencontrer dans la bibliographie de la médecine vétérinaire des renseignements précis au sujet de la
question qui nous préoccupe : Rapport du mouvement vhoréique et iirs maladies iù/ecfieuscs.
Nous voulions savoir 8*il était établi :
LA CHORÉE DU CHIEN. iH[
i^^Quc lachoK^e du chien fût conséquence delà maladie infectieuse dénommée « maladie des chiens )>.
2<» Si, de plus, cette maladie des chiens était définitivement classée au point de vue bactériologique, quel était le microbe? et comment pouvait-il agir pour déterminer le trouble nerveux?
(Naturellement ce n'élait que dans les ouvrages récents que nous pouvions espérer trouver une solution de la deuxième question.)
Pour la première : chorée en conséquence <lc la maladie des chiens, comme pour la pathologie humaine, la clinique a devancé la microbiologie.
Dans un article de Vkiuieyen *, très antérieur aux notions actuelles, nous trouvons un exposé symplomatique assez complet de laffection, montrant bien la complexité des phénomènes (troubles moteurs, psychiques, trophiques); l'auteur fait voir la marche progressive fatale. En eliolof/ie, on sait que la chorée est consévntice à la maladie d'enfance qui atteint ^espèce canine [principalement les races fine.s)\ nous 7ie connaissofis pas (f exemple de chorée primitive chez le chien.
Cet article de Vkhhkven est excellent au point de vue de la pathologie générale; le rôle de l'infection y est nettement indiqué.
Dans la littérature étrangère, nous trouvons des travaux de plusieurs auteurs anglais et allemands, sur la production expérimentale de la chorée; le |)lus souvent les recherches consistent dans l'étude de l'embolie capillaire -.
Dans le cours de M. Bolîley ", si plein de détails sur les diverses maladies infectieuses des autres races domestiques, nul passage n'a Irait spécialement au mouvement chorciforme
1. Vi:rhhyes, Dict, de tnéfd. vétér. de Bouley et liatjnal, 1857. Art. Chorée, — Ârch. Belges de m(^d., 1«j8. p. 258.
2. Anokl Monky, Med. chirur. Trans,, LXVIII, p. 277, 18S5. V. aussi llo- SENTHAL, u Mal. (lu svst. lUîrv. •), p. 003. Cilé m Huch.vrd, « Traité des névroses ».