L. fîOLîVEALM.T
lait trouver inie méthode de Iraitemeiit pcrmettanl d'appliquer les nombreuses iTiLHliodcs particulières enipIoycSos pour la sôparalion do ces noaibreux composés el n cmpèrhanl pas do récouiiailre les composés nouveaux qui pourraient eg^alement y exister sans avoir jamais été décrits. Je ne me llatle pas d'avoir rt^solu complètement un problème d'analyse immédiate aus^i diflicile, je crois cependant que la mélfiode que je vais décrire jicul èlre un instrument précieux. Elle m'a permis de séparer la malièro première en un assez grand nombre de fractions, dont quetques-oues ont été complèLcment trucidées, et dont quelques autres n*out encore pu Fetre faute de ti?mps. J'espère aboutir un jour au résultat, d^autaot plus que les réactifs em^doyés pour la séparation des diverses fractions me sont garants qu'elles n'ont pas été profondément altérées.
Mode opératoire, — Nous avons préparé le bouillon comme nous Tavons indiqué plus haut, de manière qu'un litre corresponde à un kilogramme de viande dégraissée. Froid, ce bouillon est solide à cause de la grande quantité de gélatine qu'il contient ; il est en même temps assez fortement acide. On le salure à la température du bain-marie par de Tliydrate de baryum cristallisé, jusqu'à ce que sa réduction soit devenue faiblement alcaline. Il se forme aussitôt un assez abondant précipité blanc qui se dépose assez rapidement; on y ajoute ensuite quelques gouttes de chlorure de baryum tant qu'il se fait un précipité, puis on (illre chaud sur un filtre mouillé au préalable. Le bouillon (iltré est parfaitement limpide et complètement débarrassé de graisse. Le tiltre a retenu les sulfates el pbosphales précipités àTétatdesels barytiques, les pliospbatcs de magnésie et de chaux à Télat de sels tribasiqnes. Ces divers sels ayant été parfiûtement dosés par Lie- BiG, je les ai rejelés sans m'en préoccuper davantage.
Le bouillon est ensuite distillé dans le vide à une température de 40 à 50"; je crois utile à ce propos d'entrer dans le détail de rappareil avec lequel j ai réalisé cette distillation.
Cet appareil se composait d'un ballon de quatre litres en
communication avec un réfrigéraut Liebig dont }e tube intérieur était en plomb et possédait environ 10 millimètres de diamètre. Ce réfrigérant était lui-même en communication avec un serpentin formé d'un tube de plomb identique à celui du réfrigérant et ayant de longueur 1"»,80 ou 2 mètres. Ce serpentin était contenu dans un bocal de verre portant une tubulure à la partie inférieure et d'une contenance qui ne dépassait pas deux litres. Le serpentin était en relation avec un ballon de deux litres à deux tubulures, en relation lui-même avec une trompe à eau. Cet appareil convenablement monté tient aisément dans un demi-mètre carré ; néanmoins, à cause de la grande longueur des réfrigérants et de la bonne conductibilité du plomb, il permet de distiller de un litre et demi à deux litres d'eau en une heure. On sait combien sont longues en général les évaporations dans le vide des liqueurs aqueuses, à cause de la très grande chaleur spécifique de volatilisation de l'eau; cet inconvénient est totalement supprimé par l'emploi du réfrigérant en plomb.
J'ai fait chaque opération sur dix litres de bouillon que je concentrais à deux litres ; on ne peut pas aller plus loin aisément à cause de l'énorme quantité de gélatine contenue dans ce bouillon. Déplus, afin d'éviter le brunissement de lamasse, j'ai renoncé à alimenter mon ballon d'une manière continue. Ce procédé a, en effet, l'inconvénient de chauffer pendant plus longtemps qu'il n'est nécessaire les portions déjà concentrées. J'ai préféré introduire à chaque opération deux litres et demi de bouillon dans le ballon et distiller jusqu'à ce que j'arrive à trois quarts de lilre environ. Je vidais alors complètement le ballon et je le remplissais à nouveau avec deux litres et demi de bouillon. Après quatre opérations de ce genre, qui duraient environ une heure chacune, je versais dans le ballon les trois litres de bouillon concentré et j'évaporais tant que l'ébuUilion n'était pas trop tumultueuse, c'està-dire à deux litres ou un peu moins.
Ces diverses distillations ne se sont d'ailleurs pas faites
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