L. BOLÎVEAI LT
sans quelques difficuUés, à cause de la mousse. En elToi, mon bouillon est alcalin et très chargé en muLières alliumînoïdes, aussi moussaîl-il au point de rerulro la distillation dans le vîdo impossible. Or» je ne voûtais pas disliller dans un ballon presque vide, avec alimeii talion continue, pour les raisons que j'ai déjà exposées. Je suis arrivé k supprimer complètement la mousse en aj ou tant environ un gn^mme dliuile ne lin par Htre de bouillon. L'ébulliliou se fait alors très régulièrement; mais remjjloi de Thuile n'est pas sans quelques inconvénients dont je parlerai plus loin. Depuis Fépoquooù ce travail a été fait, j'ai eu occasion de me servir d'un autre brise-mousse que j'ai trouvé bien pn'férable; il consiste simplement en lar|;6s lames de liège que Ton introduit dans le ballon dislillatolre ; rébullillon en leur présence cesse d'être tumultueuse.
I\:>ur résumer, la distillation dans le vide a séparé les dix litres de bouillon d*0Li j'étais parti en deux litres d'extrait concentré A et huit litres d'un licjuide B.
Co liquide possède une odeur assez agréable, mais ne rappelant nullement celle du bouillon, il est louche, comme s'il contenait en suspension une faible matière huileuse et possède une réaction nettement alcaline. Ce liquide précipite le réactif de Nessler en brun verdatre, j'ai recueilli le précipité correspondant à buit litres de ce liquide; je l'ai lavé soij^neusement à Teau et décomposé par riiydrogènc sulftiré en présence d'acide chlorhydrique.
Après filtration du sulfure de mercure, la liqueur a été évaporée au bain-marie; il est resté un résidu très faible presque uniquement constitué par de rindoforme. Je me suis proposé d'étudier les matières alcalines contenues dans le liquide distillé et j'indiquerai plus loin quel traitement je lui ai fait subir.
Tniitemeni de tp^rirait A. — L'extrait A, qui est absolument solide H froidj est fondu au bain-marie; quand il est environ à 80", on y ajoute, par petites portions et en agitant
à chaque fois, le double de son volume d'alcool h 80", puis on abandonne le tout pendant quelques heures. Au bout de ce laps de temps, il s'est formé au fond du ballon une masse spongieuse C très abondante qui constitue la presque totalité de la gélatine contenue dans le bouillon; le liquide qui surnage D est parfaitement limpide, on le? sépare Tun de Tautre par simple décantation.
La m^sse spongieuse C se redissout dans l'eau chaude très aisément, mais elle se dissout très lentement dans Teau froide ; elle consiste presque exclusivement en gélatine. Je m'étais proposé de rechercher si elle ne contenait pas d'autres principes immédiats, mais elle ne m'a donné que les réactions de la gélatine. L'emploi de Thuile a rendu très difficile la recherche de ses diverses réactions; en effet, pendant la distillation une partie de cette huile a été saponifiée par la petite quantité de baryte libre qui existait dans le bouillon; il a pris naissance un savon de baryte insoluble, sous forme d'une poudre blanche extrêmement ténue, qui, avec la gélatine et l'huile non saponifiée, a formé une émulsion blanche extrêmement solide, traversant tous les filtres, et que je n'ai jamais pu détruire. La masse spongieuse de gélatine a entraîné complètement et l'huile et le savon bary tique en laissant une solution alcoolique parfaitement limpide; mais quand on redissout dans l'eau la masse précipitée, l'émulsion primitive se reforme aussitôt.
Je n'ai pas poussé plus loin l'étude de cette portion gélatineuse.
Élude du liquide D. — La solution alcoolique D est distillée au bain-marie dans le même appareil qui a servi à évaporer le bouillon primitif; en diminuant de moitié la pression atmosphérique au moyen de la trompe on abaisse la température d'ébullition du liquide et on distille l'alcool avec une très grande rapidité. On peut distiirer 4 ou 3 litres dans une heure, parce que sa chaleur spécifique de volatilisation est de beaucoup inférieure à celle de l'eau. Le premier alcoo-