CONCLUSIONS GÉNÉRALES
II s'agit maintenant de conclure et de chercher quel estle véritable sens de l'hématothérapie, quelles sont ses applications possibles, ce qu'on peut en espérer légitimement, et quelle est la conséquence qui résulte dos faits observés au point de vue de la biologie générale.
D'abord le pouvoir bactéricide du sang, in vitroj n'est pas douteux. Tous ceux qui ont étudié la question, après Groh- MANN, FoDOR et NuTTALL, out rccounu cette propriété fondamentale du sérum vivant'. Ils ont pu établir que la puissance bactéricide disparait quand le sang a élé chautfé, et qu'elle n'est pas due à des phagocytes ou leucocytes vivants. C'est donc une force chimique, une sorte de ferment antiseptique, qui existerait, à dose probablement minuscule, quoique efiicace, non seulement dans le sérum du sang, mais encore dans presque tous les liquides des animaux.
C*est là un fait de biologie générale dont la portée est considérable. Los êtres vivants doivent se défendre contre les parasites innombrables qui les entourent de toutes parts, et qui ne cherchent qu'une occasion pour les envahir. Pour se défendre ils ont des humeurs antiseptiques, qui ne sont pas très fortement antiseptiques, mais qui cependant le sont suffisamment pour qu'à chaque instant des milliers de microbes accidentellement introduits périssent définitivement.
Le degré de cette puissance antiseptique est évidemment très variable : mais, comme cela résulte de constatations nombreuses, cette variabilité dans la puissance antiseptique est loin d'être aussi grande que la variabilité dans la réceptivité aux infections diverses. Ainsi, quoique le chien soit réfractaire au charbon, le charbon peut être cultivé dans du sang de chien; quoiqu'un animalbien vacciné soittoutàfait réfractaire, son sérum peut encore être un passable terrain de cultures.
Il est par conséquent impossible de pouvoir aflh*mer que