I. Groupes de couches internes
Dans l'eau RayoD= 9,5 et 15,5 462
Dans l'acide sulfurique. > = 32 > 40 4023
n. Groupe de couches externe'.
Dans l'eau £p&is.= 12 à 16
Dans l'acide sulfurique. > =90 largeur=170
La couche externe de ces cellules ne se dilata presque pas dam la diin qiurt de cerd'
îdbyGoOgle
Déchiré par la pression ies coucheB iatenieB: forme on quart de cercle tu lieu I cercle entier comme auparavant.
MBIIBRANE8 CELLULAIRES.
rection tangentielle, sous l'influence de Tacide sulfiiriqae, mais la iBCnière couche (la plus interne) du groupe externe doubla de longueur. Tout le groupe externe atteignit dans la direction radiale 5-7 fois son volume primitif. Le groupe interne s'agrandit 2 1/2-3 1/2 fois dans toutes les directions ; les surfaces des deux groupes s'accrurent à peu près également, mais celle de l'interne dans toutes les directions, et celle de l'externe surtout dans la direction radiale '.
n est encore un mémoire fort intéressant de Cramer * dans lequel à propos des tubes d'Erineum, cet auteur examine à un point de vue général, les changements de forme qu'éprouve une spirale lorsque de l'eau pénètre de différentes façons dans son sein. Des tubes d'Erineum avaient, en se desséchant, contracté de différentes î&çom la forme de bandelettes
Fig. 44 (d'après Cramer, 1. c.)
(A,B, C). Dans cet état, ils subissent des modifications analogues lorsqu'on les plonge dans l'eau, dans l'acide sulfurique, azotique, ou dans la potasse. Les mensurations étaient faites d'abord dans l'alcool absolu et ensuite dans l'eau ; les résultats furent les suivants : Le nombre des
• Voyez les figures âe Nftgelî, 1. c.
■ PflJuuenph^k)]. Unten. von Nftgeli nnd Cramer, 1650, HI, 88.
îdbyGoOgle
45i STRUCTURE MOLÉCULAIRE.
tours de spire diminaait par suite de rimbibition ; chacun d'entre eux s'abaissait de 30-48 "/o et s'élargissait de 8-70 "/o, la spirale entière s'allongeait de 1/2 à 5 %■ Ces résultats sont toujours les mêmes quelles que soient les formes particulières qu'a pu revêtir le tube en se desséchant. Ces changements déforme sont instantanés ; lorsque des tubes imbibés de liquide sont traités par des réactif avides d'eau, ils éprouvent des modifications inverses.
Comme complément de ces observations spéciales, Cramer a &it les remarques générales suivantes : lorsque des molécules d'eau pénètrent dans toutes les couches concentriques d'une membrane, dans la direction radiale seulement, c'est aussi dans cette direction que se fait l'augmentatioQ de volume ; si chaque couche individuellement reçoit de l'eau de partout, c'est également dans toutes les directions que la surface s'accroît. Pour expliquer ces faits, il est nécessaire de considérer des cas spéciaux dans lesquels des quantités d'eau différentes pénètrent dans différentes couches et dans différentes directions. Si l'eau s'accumule surtout à la superficie des bandelettes, dans la direction de la plus forte courbure g h, ah,id (fig. D) la courbure augmente et les tours de spire se rétrécissent : ils s'élargissent au contraire si la quantité d'eau augmente à mesure qu'on se rapproche de l'axe. — Si Veau pénètre dans la direction 1 5 et s'accumule surtout vers l'eittérieur, les tours de spire se rapprochent ; le maximum de courbure se redresse ; y t devient y ^ (E) ; le minimum de courbure a S se transporte en a S' et entre ces deux directions il se forme un nouveau maximum de courbure i x et un nouveau minimum n d; ainsi satisfaction est donnée à la tendance de la ligne < 3 (D) à se courber plus fortement ; elle apparaît maintenant dans la position 1 fi (E). Si la direction de plus grande imhibition de l'eau se trouve sur une spirale courant en sens inverse de la spirale existante, l'effet produit sera contraire, les tours de spire s'élèveront. Le maximum de courbure primitif ^ * (D) prend la direction y' i" (F);le minimum primitif a 3 (D) prend la direction a" &' (F) ; les nouveaux maximum et minimum sont en p a et ï Ç (F) ; la ligne • 5 (D) a pris la position o n (F). Un effet contraire se produit lorsque l'eau pénétrant dans la même direction, s'accumule surtout dans les couches internes (près de l'axe du cylindre).
Les règles générales à tirer de ces expériences peuvent s'exprimer comme suit : 1) Les tours de spire se rétrécissent lorsque l'eau piénètre transversalement et s'accumule surtout à l'extérieur; 2) ils s'élargissent lorsque l'eau pénètre transversalement et s'accumule surtout à l'intérieur ; 3) ils se rapprochent lorsque l'eau pénètre a) suivant une spirale bomodrome avec accumulation à l'extérieur, b) suivant une spirale antidrome avec accumulation à l'intérieur; 4) ils s'éloignent lorsque l'eau pénètre a) suivant une spirale antidrome avec accumulation à l'extérieur, b) suivant une spirale homodrome avec accumulation à l'intérieur. Les changements de forme qu'éprouvent réellement les membranes spiralées. sont généralement dus à des combinaisons de ces différents cas.
La forme G dérive de la forme D, en ce que l'eau pénétrant transversalement augmente dans la couche extérieure depuis c jusqu'à f en passant par /, ou dans la couche intérieure depuis /* à e eu passant par f. On se représentera enfin fadlement que, partant de la forme D, la surface des
MBMBRArjES CELLULAIRES. 4S5
tours de spire paisse prendre la forme d'une cannelure ou d'un bourrelet suivant le mode de pénétration de l'eau.
!•& spirale pourra se transformer en une ligne droite 1) par élargissement de ses tours, si l'eau pénétrant transversalement a'accumule dans les couches internes ; 2} par éloignement des tours suivant les règles indiquées. Ces changements peuvent aller assez loin pour produire ilne spirale enroulée en sens inverse. Une bandelette droite se forme en anneau, lorsque l'eau pénètre parallèlement aux bords et s'accumule dans la partie antérieure ; la même combinaison produira une spirale si l'eau ne pénètre pas parallèlement aux bords, etc.
Je vais maintenant citer toute une série d'observations qui ont quelques rapports avec la dilatation des membranes cellulaires, sans cependant répondre absolument aux nombreuses questions que soulèvent ces recherches.
La dilatation du bois dans l'eau est le résultat combiné des dilatations des différentes membranes. Laves ', qui a fait de nombreuses recherches à ce sujet, mettait dans l'eau des morceaux de bois de formes régulières bien desséchés, et les j laissait jusqu'à ce qu'il n'y eût plus augmentation de poids : à ce moment, qui arrivait en 7 jours à 14-16° R., le bois avait absorbé de 60 à 80 "/„ de son poids d'eau. Weisbach prétend bien que la dilatation du bois continue pendant des mois, mais passé une certaine période elle peut être considérée comme insensible. Les chiffres suivants, extraits des tabelles de Laves, ne sont donc pas d'une exactitude rigoureuse, mais ils suffisent à montrer que le bois ne se dilate pas également dans toutes les directions*.
Dilatation linéaire ^'éprouve le iois sec en se saturant d'eau.
Longitodiiulfl. Radiale. Féiipbériqas,
Acacia 0,035 3,84 8,52
Erable 0,072 3,35 6,59
Pommier 0,109 3,00 7,39
Bouleau 0,222 3,86 9,30
Poirier 0,228 3,94 12,70
Hêtre pourpre 0,200 5,03 8,06
Hêtre blanc 0,400 6,66 10,90
Buis 0,026 6,02 10,20
Cèdre 0,017 1,30 3,38
Citronnier 0,154 2,18 4,51
Ebène 0,010 2,13 4,07
Chêne (jeune) 0,400 3,90 7,55
Chêne (vieux) 0,130 3,13 7,78
Frêne (jeune) 0,821 4,05 6,56
Frêne (vieux) 0,187 3,84 7,02
Sapin 0,076 2,41 6,18
* « Ueber das SchviDdeD nnd Qnellen der NntzbOlzer, * tod Hof banratli Lavei im FoIftechniBchen CeotralblaU von Holse nnd Weinlig, 1837, p. 799. ' Cette tabelle n'est ga'tm extrait de celle de Laves.
îdbyGoOgle
iSS STRUCTURE MOLtCUUmt.
' Longitadiotle. EmUsIg. Fttiphiriqoe.
Marronnier 0,088 1,84 5,82
Pin 0,120 3,04 5,72
Cerisier 0,112 2,85 6,95
Mélèze 0,075 2,17 6,32
Tilleul 0,208 7,79 11,50
Acajou 0,110 1,09 1,79
Noyer 0,223 3,53 6,25
Peuplier 0,125 2,59 6,40
Sapin blanc 0,122 2,91 6,72
Ormeau 0,124 2,94 6,22
Saule. 0,697 2,48 7,31
Saule pleureur 0,330 2,55 6,91
Jul. Weisbach ' taillait des morceaux de bois parallélipipèdes, les desséchait fortement puis les trempait dans l'eau courante; il trouva que la dilatation complète du bois prend deux mois ; au bout de ce temps, il n'y a plus de changement de volume appréciable; l'absorption d'eau et l'augmentation de poids qui en est la suite se prolongent beaucoup au delà et durent au moins six mois. Ce maximum une fois atteint, se maintient très longtemps ; il ne change probablement que lorsque les tissus éprouvent une mo^cation profonde, par exemple en se poorrissant. Du bois q\ii a séjourné plusieurs années dans l'eau reprend lorsqu'on le dessèche, son volume et ses poids primitife.
Après mi séjour de dettx à trois ans dam l'eau '.
100 puiiea 100 TOlamaa
de bois Bea qd poids de bois s&c
avuant absorbi g'èUieat dilitiU
Erable 1
Erable 2
Pommier
Tremble 1 . . . .
Tremble 2 . . . .
Bouleau 1 . . . .
Bouleau 2 . . . .
Poirier
Hêtre pourpiç 1.
Hêtre pourpre 2.
Hêtre blanc . . .
Chêne 1
Chêne 2
Aune 1
Aune 2
Frêne
' Ibidem, 1846, p. 670.
* Cette lab^e n'est qu'un extrait de celle de Weiittaoli.
îdbyGoOgle