THÉORIE MÉCANIQUE DES MOUVEHENTS, ETC
tioDoel à la quantité d'eaa qu'ils contiennent ; elle augmentera lorsque le sol étant chand et humide, il entre beaucoup d'eau dans la tige *. Lors même que le sol est peu chaud, rirritahilité peut être grande lorsque, l'air étant très-humide, la transpiration est faible; c'est pourquoi les Mimosa couserrent souvent leur irritabilité dans des couches fermées lors même qu'elles ne sont pas bien chaudes; la même chose arrive par un temps humide et une température de 16 à 200; à températures égales, si l'air est sec, les plantessont à peine sensibles et es tous cas, l'ébranlement ne se propage jamais; on peut aussi enlever à un Mimosa toute sensibilité, en desséchait le sol à une température de 20 à 25°, de telle façon que la plante puisse tout juste pourvoir à sa transpiration mais ne soit pas turgescente.
Les chocs électriques agissent tout à fait comme les ébranlements mécaniques.
L'endosmose dans les cellules dépend de leur composition chimique; elle peut donc être modifiée par diSérents réactifs; l'absorption de principes nuisibles, le séjour dans des gaz irrespirables peuvent rendre les articulations raides et enlever l'irritabilité momentanément ou définitivement '. Mais nous ne pourrons rien dire de spécial à ce sujet aussi longtemps que nous ne saurons pas distinguer si rinsensibilité est due à un relâchement ou à une augmentation de la tension ^
La description que je viens de donner de ce qui se passe dans l'intérieur d'une plante sensitive, n'est pas parfaitement d'accord avec la manière de voir d'Hofmeister, bien qu'elle s'en rapproche plus que de toute autre. Cet auteur se rattache à l'idée (Flora 1862, p. 503) que pendant l'exécution des mouvements de l'articulation, le tissu érectile supérieiu: absorbe de nouvelles quantités d'eau ' tandis que l'inférieur en perd ; plus tard, et après une certaine période de repos, l'équilibre se rétablit entre
' La chaleuT agit ausai directement, m^ d'une maniËre iDConnue, sur la turgescence des tissus, voj. p. 69. .
* T. J. Sacha, t Die vorûbergehenden Slarrezust&nde perioâiBcli beweglicber und reizbarer Pflanzenorgane, » Flora, 1863, p. 503 ; le chapitre de la * Hespiration. > — GCpperl, Flors, 1836, p. 4B1.
* Od peut dire la même chose des plantes qni < s'accoutument > à nu ébruilenient coiitiiia. J'ai laissé de cûté ce point pea connu. Je u'ai pu Térifier les données de Desfontaines et de Gôppert (Bot. Zeitung, 1662, p. 110).
* L'absorption d'eau dans les tissus de la partie supérieure de l'articalatioD n'est point prouvée ; elle me pandt màme ioTraisemblable, puisque la tension générale diminue et que d'ailleurs ou simple changement de forme (allongement et rétrécissement) des cellules de la partie supérieure sufBt pour expliquer le changement de Tolume.
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