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eux ' . Plus loin, le mfime auteur cherche  âtire ressortir l'analogie de ces propriétés des membranes organiques, avec celles des colloïdes telles que Graham les a déterminées (Flora 1862, p. 503).
Brijcke a. encore fait quelques observations valables sur la différence de la tension des tissus avant et après l'ébranlement ; il mesure l'aitgle que fait le pétiole avec la tige lorsque la plante est droite et lorsqu'elle est renversée; la différence est l'expression de la raideur (tension des tissus) de l'articulatiOD ; cette différence est beaucoup plus grande après qu'avant l'ébranlement ; le coussinet devient donc plus flasque. En même temps le tissu érectile supérieur en devenant convexe doit s'allonger un peu, ce qu'il exécute très-facilement dès que l'équilibre est rompu entre lui et le tissu érectile inférieur.
Brilcke a étudié les changements de forme des moitiés supérieure et inférieure du coussinet lorsque l'articulation fléchit. Pour cela il coupait dans le milieu du coussinet une plaque rectangulaire longue de 0,079 pcs.
n la partageait ensuite en deux suivant le faisceau central; d'un côté se trouvait le tissu érectile supérieur et de l'autre l'inférieur; les deux parties se courbèrent en dedans :
Longueur de l'arc convexe de la partie supérieure = 0,096 pcs.
> concave > » = 0,077 »
> concave » inférieure = 0,078 »
> convexe > > = 0,086 >
La moitié inférieure est encore légèrement irritable après l'opération; la moitié supérieure ne l'est plus du tout. — Comme la plupart dés autres orçanes sensitife, l'articulation des pétioles de Mimosa est couverte de poils plus longs à la face supérieure.
D'après Dutrochet (Mém. I, p. 550), lorsqu'on brûle la foliole terminale d'une feuille, l'ébranlement se propage le long des pétioles à raison de 8-15 Qiill par seconde et le long de la tige à raison de 2-3 mill. par seconde. La température tant qu'elle reste dans les hmites de 10-25° B. n'a, d'après le même auteur, pas d'influence marquée ; au-dessous de 10* R. l'irritation n'est que locale; d'après mes observations elle cesse déjà à 15° C. si la plante a été exposée à cette température pendant un certain temps. D'après Dutrochet, la propagation est aussi rapide en remontant qu'en descendant.
Des nombreux organes sensibles à l'influence d'an ébranlement, les âlamentsdes Cynarées ont été les mieux étudiées. Four tout ce qui tient à la description de ces phénomènes, je renvoie aux travaux cités en note';
* Si l'eaa ne fiiisait que changer de place dans l'organe, la tension ne serait pas modifiée ; ponr qu'elle puisse varier, il fciut nécessairement qu'une partie de l'eaa sorte de l'organe.
' Cohn, > Contractile Oewebe im Pflanzenreich, * Breslan, 1661, et < Ueber die coDlnictilen SlaubOden der Diatein, > dans la Zeitacfarift fïlr wiss. Zoologie, vol. XII,
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TBBORIK MÉCANIQUE DBS MOtrVEMENTS, ETC. Sl3
seulement des recherches approfondies de Cohn et dIJnger, ce qui a plus spécialement trait à la théorie. Les observations se rapportent surtout à quelques espèces du genre Centaurea (macrocephala, Scabiosa et jacea). Si au moment de la maturité du pollen, on enlève la corolle, les 5 filaments paraissent droits et parallèles au style ; abandonnés à eux-mêmes, ils netardent pas à s'allonger et à se recourber, la convexité tournée en dehors et cela d'autant plus vite que la température est plus élevée. Le moindre contact, le moindre ébranlement les raccourcit ; ils se redressent instantanément et au bout de 6 à 15 minutes, ils se courbent de nouveau. Si l'on enlève les anthères qui les maintenaient réunis, ils se courbent, la concavité tournée en dehors, puis en dedans (Unger, L c. p. 113). Lorsqu'on les touche, ils se rejettent en arrière, se courbent, se redressent pour se recourber dans le sens opposé, s'enroulent les uns autour des autres, etc. (Cohn). Des courants électriques faibles produisent le même effet ; les courants trop forts les tuent instantanément '. Ils se contractent lorsqu'on les tue par immersion dans l'alcool, la glycérine ou l'eau. Lorsqu'ils meurent d'eux-mêmes, ils se contractent également jusqu'à un minimum de longueur (Cohn).
Le raccourcissement des filaments de Centaurea macrocephala, a été estimé par Cohn à 12 % de la longueur et par Unger, dont les observations me paraissent plus exactes à 26 % '. Ce dernier a trouvé aussi qu'ils ne s'élargissent pas, mais s'épaississent (dans la direction de l'axe floral) de 18 '/.. n en conclut qu'au raccourcissement du filament n'est lié aucun changement de volume mais seulement un changement de forme ; il n'est donc plus nécessaire d'admettre qu'une certaine quantité d'eau sortant du tissu érectile se répand dans les parties environnantes. Cette manière de voir deviendrait encore plus vraisemblable, si l'on savait exactement quel effet produit l'ébranlement sur la tension intérieure dans les filaments.
Le raccourcissement commence à l'instant même oii l'on touche le filament ; mais il n'atteint pas immédiatement son maximum, il s'en approche assez lentement pour qu'on puisse suivre le mouvement à l'œil ; dès qu'il y est arrivé, il commence à s'allonger de nouveau, d'abord rapidement puis toujours plus lentement. Indépendamment de toute irritation, les filaments se raccourcissent lentement mais constamment, à mesure qu'ils vieillissent (le mouvement continue même lorsque le filament a déjà perdu toute sensibilité) ; ce raccourcissement peut atteindre jusqu'à 45 % de la longueur primitive. Cohn ne pense pas qu'on puisse le comparer avec les changements de proportion d'un organe qui se fane, parce qu'il y a toujours dajis les filaments une certaine tension ; mais cet argument n'est pas sans réplique ; lorsque l'irritabilité repose sur la tension qui existe entre les tissus érectiles et passifs, si l'érectilité disparaît (par
cah. 9. — tTnger, < Ueber die Structnr einiger reizbarer Fflanzentheile, > Bot. Zeîtnng, 1S62, af 15. — Eabsch, « Anatomische und Physiol. Unters. ûber die reitbarkeit der-^eBchlecbteorgane, > Bot. Zeitang, 1861, p. 26. — Dan. MoUer, Bot. Zeltang, 1858, p. 790.
' Voyez au g 28.
* D'aprèa Cobn la valeur du raccourciBsement dépend de l'Age du filament, de la température, etc.
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exemple par évaporation) la tension générale diminue sans doute, mais ne disparaît pas entièrement. Le point important à examiner est seulement l'état de k tension générale dans les filaments jeunes et dans ceux qui se sont raccourcis. Si (comme l'admettent Cohn et Unger), llnitabi- Ùté des filaments provient de la -tension de leurs tissus, on peut bien supposer que dans les vieux filaments qui se sont raccourcis, la tension générale a diminué. Toute cette partie des travaux de Cohn est peu claire ; il dit à la fin de son second mémoire que le raccourcissement provient de l'élasticité de la cuticule qui est fort épaisse et qui n'est jam^ ridée par aucun pli
Tous les faits mis en avant par Cohn, concourent à prouver qu'il y a une tension entre les couches cuticulaires de l'épiderme et le parenchyme érectile des filaments ; dès lore ces phénomènes rentrent dans la loi générale qu'a émise Hofineister, pour tous les cas d'irritabihté : t Sous l'influence d'une irritation quelconque, l'expansion du parenchyme cesse brusquement ; au bout d'un certain temps, elle revient peu à peu et regagne ses dimensions primitives > (Flora 1862, p. 501). Seulement ici le phénomène n'est pas lié à un déplacement d'eau, mais probablement à un simple changement de forme des cellules qui deviennent à la fois plus courtes et plus épaisses. Pour que ce fait soit complètement prouvé, U faudra de nouvelles recherches beaucoup plus approfondies.
D'après Cohn, les cellules du tissu érectile sont, dans l'état normal, striées loi^tudinalement, et lorsque le filament est raccourci, ridées transversalement. Je ne puis dire encore en quoi ces faits se lient aux changements de forme des cellules et à la théorie de ces mouvements en général
1 Les recherches entreprises sur les autres plantes sensitives, les feuilles de Diomea, d'OxaUs, de Robinia, les étamines de Berberis, de Cactus etc., n'ont rien ajouté de nouveau à ce qui était connu par le fait des Mimosa. > Ces paroles de Mohl (Veget. Zelle, p. 306) s'appUquent également bien aux étamines de Centaurea. < Partout, continue-t-il, on trouve comme organe moteur un tissu cellulaire parenchymateux qui ne se distingue en rien du parenchyme ordinah:e ; le contenu des ceÛules se compose des substances les plus diverses (amidon, chlorophylle, etc.) ; il faut donc attribuer l'irritabilité à une propriété particuUère de ces tissus cellulaires, qui dans des circonstances favorables se modifie facilement Chez les Mimosa, le côté de l'organe du mouvement qui devient concave est seul sensitif ; le côté opposé est tout à fait insensible ; quelque chose d'analogue se retrouve dans les feuilles de Diontea, les étamines de Berberis et dans les vrilles. >
Une simple description des différents phénomènes de mouvements, sans aucune référence aux conditions mécaniques qui les rendent possibles, ne rentrerait pas dans le champ de la physiologie. Je me bornerai donc à indiquer les ouvrages contenant des détails sur ce sujet. H. v. Mohl, < Ueber die Reizbarkeit der Blàtter von Robinia (Verm. Scbriften botan. Inhalts, Tiibingen, 1845) ; Morren : 1) Recherches sur le mouvement et l'anatomie du Stylidium graminifolium (Mém. de l'acad. roy. des Se. de Bruxelles, 1838); 2) Hech. sur le mouvement et l'anat. du style de Goldfussia anisophylla (ibid. 1839) ; 3) Notes sur l'excitabilité et les mouvements des feuilles chez les Oxalis (Bulletin de l'Acad. VI, N» 7, et Ann. Se. nat. 1840
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