SUR LA VEGETATION. SI
SoDS rinfloence de la chaleur la n^me chose se passe dans la cellule que daua le mercure d'un thermoiaètre , mais avec on élément Doaveau de complication; en effet, aa liea d'avoir comme dan» le mercure des parties semblables et semblablement disposées qui a*éloigBeat et se rapiH'ochent les unes des antres, Dons aroos dans les cellules des atomes doués de propriétés chimiques différentes et dea molécules dont la position relative varie (solution, ot:gane& imbibés de liquides); sous l'influence de la chaleur, ces différentes parties peuvent être mises en mouvement ; elles s'éloignent et se rapprochent de telle façon que les unes, d'abord indifférentes, se combinent ensemble; d'antres, d'abord combinées, se séparent; un nouvel état d'équilibre paraît'. Il ne s'agit donc pas ici, comme dans le mercure, d'un simple changement de place des éléments, qui, détruit par un changement de température en sens contraire, peut se représenter dans les mêmes circonstances qui lui ont nne pranière fois donné naissance ; l'inâaence de la dialenr modifie l'^t intériear des cellules, et à différents moments, la même difiérence produira des réscltats dififêrents.
Si l'on veut étudier sérieusement l'influence de la chaleur sur la végétation, il ne suffira pas d'observer dans un cas donné l'effet d'une certaine température sur la vie d'one plante particulière; le physiologiste devra bien plutôt chercher à isoler certains groupes de phénomènes autant que possible semblables entre eux, et à constater leurs rapports avec la température. On aura une connaissance assez approfondie du sujet, lorsqu'ayant d'abord déterminé le d^^é d'échanffement ou de refroidissement dû à la conductibilité et au rayonnement et les changements de volume qui y correspondent, on aura examiné ensuite dans leurs rapports avec la chaleur, les différentes phases de la croissance d'une des parties de la cellule (par ex. la division du protoplasma et ses mouvements), des opérations chimiques faciles à reconnaître (verdissement de la chlorophylle, élimination de l'oxygène, production de l'acide carbonique, production de l'aniidon, etc.), l'imbibition, la diosmose; mais des études de ce genre n'ont été faites jusqu'à présent qu'occasionnellement et d'une manière bien incomplète. On peut cependant extraire des documents existants un certain nombre de données générales ; l" Chaque phénomène particuher de végétation est compris entre des limites de température fixes. Si elles sont dépassées,
' Clausius, I. c. p. 269, sur les combintùsons et décompositions chJmiqnes produites par la chaleur.
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