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INFLUENCE DB LA CHALEUR SUR LA VEGETATION

la vie s'arrête suspendue poor on temps seatement, on pour toojoors si rarraDgement des molécules dans les tissas ot^ianisés a été trop profondément modifié; 2° Eutre ces limites, l'énergie de la rotation augmente jusqu'à un certain maximum de température, la durée de ses phases est abrégée ; mais il n'existe pas de proportion simple pour exprimer les rapports entre l'augmentation de la température et la rapidité des phénomènes; 3° Ce n'est pas seulement la hauteur de la température supposée constante, mais aussi ses fluctuations qui inâueut sur l'éno^e des phénomènes dans l'intérieur des cellules ' .

a. Des cansts qui dèleraioeBl 11 tcnpéritire iDtéricare des plaites.

§ 20. Bien que dans chaque plante une ceriaine quantité de chaleur soit incessamment produite par l'absorption de l'oxygène et la production de l'acide carbonique, et que cette circonstance doive contribuer à élever la température des tissus (ce qui, en effet, peut se constater dans certains cas), en général l'inâuence de cette source calorifique joue un si petit rôle en face des autres causes qui déterminent la température intérieure des plantes, qu'il est permis de la obliger '. Ce sont les trois circonstances suivantes qu'il feut snrtout considérer : la conductibilité, le rayonnement et le refroidissement produit par l'élimination de l'oxygène; pour les plantes aériennes il faut ajouter un quatrième point, la formation de vapeur d'eau par la transpiration ; c'est à l'intérieur des cellules que Feau prend la chaleur nécessaire pour se transformer en vapeur.

Nous ne possédons pas d'observations physiologiques concluantes sur le rayonnement (pouvoir d'absorption et d'émission des parties des plantes); l'influence de l'élimination de Foxygène et de la transpiration, qui pourraient être calculées d'après d'autres données, n'ont pas davantage été étudiées. Ce n'est que sur la conductibilité et la température des parties massives, comme les troncs des arbres, que nous connaissons quelque chose.

L'influence de la conductibilité sur les petits végétaux comme la plupart des algues, les lichens, les champignons, les mousses, etc. peut s'exprimer d'une manière bien plus simple que pour les plantes massives. Les premiers de ces végétaux, grâce au développement de la surface par rapport à leur volume, tendront toujours à se mettre

< Mouvements dn FrotapUsma. G«l.

* Voyez le chapitre: *BeBpiratiOD. »

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DES CAUSES QUI DÉTERMINENT LA TEMPÉEUTURE INTBHIEimE. K3

en équilibre de température avec le rnilien ambiant, sortont si c'est de l'eau, même en supposant leur conductibilité très-faible. On pourra donc toujours attribuer à ces plantes à peu près la température ambiante, si celle-ci n'est pas soumise à de trop brusques Tariations et si le rayomiement ne vient pas modifier le résultat. L'éliminatioa de l'oxygène et la transpiration tendent à produire dans les feuilles vertes des plantes terrestres une température inférieure-à celle de l'air ambiant ; ce résultat surtout sensible sous l'iufiaence directe du soleil est peut-être favorable à la vie des feuilles. Leur développement en surface, leur épiderme nu ou couvert de poils jouent aussi évidemment un grand rôle puisque ces caractères changent avec le lieu d'habitation de la plante; mais ce sont des facteurs dont l'influence est encore inconnue.

La formation de la rosée et de la blanche gelée sur les plantes montre la puissance du rayonnement et ses conséquences. L'émission de rayons caloriques qui se fait dans ce cas ne dépasse pas l'absorption qui, dans d'autres circonstances, a lieu d'une manière tout aussi décisive. Des recherches physiologiques faites dans cette direction, en regard de la distribution géographique des plantes, donneraient évidemment de riches résultats.

Dans les parties des plantes qui offrent un volume plus considérable (troncs d'arbres, quelques fruits), la conductibilité, sous l'influence des variations extérieures, occasionne des températures variables Jk différentes profondeurs.

Ponr le bois, il faut encore faire entrer en ligne de compte la différence de conductibilité suivant la longueur des fibres ou perpendicnlairement à cette direction; il y a donc là beaucoup de points à examiner gui demandent des observations prolongées. Les dilatations et contractions résultant, dans de grandes masses de tissus, des changements de température, sont rarement très-apparentes, et leurs conséquences physiologiques n'ont jamais été con-

La ctmductibilité dans difiérentes parties des plantes vivantes et pleines de sève ou mortes, dans les bulbes, les racines, les rejetons de pommes de terre, etc., a été étudiée par Cîoppert * . Knoblauch détermina la vitesse de la conductibilité dans des coupes longitudinales et transversales de fibres ligneuses sèches'; voici pour un certain nombre d'arbres les rapports

' WftrmeentwickelnDg, BreBl&u, IS30, p. 168.

' < Ueber den Znsanuneiihang zwiachen phyaik. EtgenBcli. mid der Stnicktor bei T«nAiedeiien HOlzera, > dans le Polytechn. Centralblatt Ton Schnedemiana and Buteber, 18C>9, &•» limiMn.

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5t INFLUENCE DE LA CHALEUR SUR LA VBCÉTATION.

qu'y trouva : acacia, buis, cyprès, etc. = 1,25 : 1 ; Bureau, lilas, aubépine, Doyer, hêtre, onne, chêne, etc. = l,4ô : 1 ; abricotier, feruambouc, etc. ^ 1,60:1; saule, chfLtaignier, tilleul, aune, bouleau, sapin, pin, etc. =: 1,8: 1. Dans ces recherches, i) plaçait un fil métallique cimuffé dans un trou au milieu d^une planchette recouverte de cire; il remarquait la manière dont la fosion s'étendait autour de ce centre; il obtenait ainsi une ellipse dont le grand et le petit axe sont représentés par les chiffres ci-dessus. Tyndall ' reconnaît aussi que la direction de plus grande conductibilité est celle des fibres suivant leur longueur. MM. Auguste de la Rive et Alphonse de CandoUe • ont trouvé que des différents hois, les plus denses conduisent mieux la chaleur que les plus légers. Us ont établi la série suivante, en comm^çant par les plus fovorables : Cratœgua Aria, Juglans regia, Quercus Robur, Pinus Abies, Populus italica, Quercus Suber.

Tous ces résiiltats, obtenus sur du bois sec, seraient probablement différents sur ces bois humides et verts.

Beaucoup d'observateurs se sont occupés de la température des arbres en rapport avec celle de l'air et du sol : le travail de Kmtzsch ' est sans cootredit le meilleur. U introduisait la houle d'un thermomètre dans la tige et dans les rameaux d'un pin de Weymouth et d'un érable ; le trou était ensuite soigneusement bouché. Je donnerai les extraits suivants de ses résultats : A un même moment, la température peut être différente dans deux parties d'un arbre, d'autant pins que la différence de diamètre entre ces deux parties est plus considérable. I^ température est différente dans les différentes couches d'un arbre ; souvent au même moment, elle alimente à une place, tandis qu'elle diminue à une autre : la rapidité de variations diffère d'une place à l'autre. Dans les parties les plus minces d'un arhre, le maximum de la température diurne est plus haut, le minimom plus bas que dans les parties plus épaisses : « La température d'un arbre dépend de celle de l'air et du sol ; les deux influences sont paiement actives à une petite distance au-dessus et au-dessous de la surface du sol; tandis que les parties supérieures de la tige dépendent seulement de la température de raû-, les parties inférieures des racines, seulement de celle du 8oL D n'est pas possible de tracer une limite exacte à laquelle la dernière s'arrête sur la tige et la première sur les racines. » En g^éral, l'arbre est pmdant la journée plus froid, le soir et la nuit plus chaud que l'air; le matin, il est en hiver plus chaud que l'air, pendant les autres saisons plus froid; au milieu du jour, la tige et les rameaux sont dans toutes les saisons phis froids que l'air; le soir, le sommet est toujours plus chaud ; les parties rapprochera du sol sont plus froides en été et au printemps, plus chaudes en hiver et en automne. La température de l'arbre n'atteint jamais le minimum de température des vingt-quatre heures, mais s'en rapproche d'autant plus que le diamètre de la partie qu'on considère est pins faible; les rameaux les plus minces l'atteignent peut-être bien; l'arbre

* PhiloBOph. Magaz. 1653.

* BMot. niÛT, de Genève, XXXIX, 106.

* * Unteraach. aber die TemperMur der B&ame im Vergleicb znr Lnft- imd Bodentemperiit. > in dem Tluraiidêr Jahrbudi, X, 2, F. m (renionae aaaà lu bon résEuné bibliographique).

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DES CAUUS QOI DÉTHunNBNT LA TEHPÉRATURB INTÉBUURE. Sfi

reste également toi^ours au-dessous du maTriTiiimi des vingtHiiiatre bmres, et cela d'autant phis que les paities sont plus épaisses ; tes rameaux les plus minces, lorsqu'ils sont frappés du soleU, peuvent peut-être s'élever au-dessus de ce maximum. Dans les couches ligneuses extérieures, l'oscillation diurne est, chose remarquable, plus faible que dans les couches intérieures. Dans la région inférieure de la tige, les parties médianœ du bois ont, probablement à cause de la température du sol, im minimum inférieur à cehii de l'air, point que les couches extérieures du bois n'atteignent jamwa- Enfin les températures moyennes, journalières et mensuelles, des différentes parties d'un arbre varient entre elles et avec l'air. En été, la température moyenne des parties rapprochées du sol est plus basse, celle des parties rapprochées du sommet plus élevée que celle de l'air. Les rameaux les plus ténus doivent lui être à peu près égaux, étant tant&t un peu plus hauts, tantât on peu plus bas. La température journalière suit un cours à peu près analogue dans les racines et dans le soi; mais la température moyenne mensuelle des racines est toujours un peu inférieure à celle du sol, ce qui s'explique, en été par l'entrée de sève fluide attirée de couches plus profondes, et en hiver par l'influence de la tige. Si on compare la partie inférieure du tronc avec les rameaux, on trouve que, pendant le jOHT, ces derniers s'échauffant plus vite, sont plus chauds que le premier ; le soir, la différence atteint son nmitinmni, mais pendant la nuit c'est le contraire qui arrive. Le même rapport existe entre les parties extérieures et intérieures qu'entre les supérieures et les inférieures. — Les oscillations aériemies se font Bentù" plus vite dans le pin que dans l'érable; la condoctibilicé du premier est deux fois plus considérable que celle du secood. — Nous sommes redevables à Rameaux * de recherdies très-claires dans le même sens. Becquerel ' a fait connaître quelques observations de Bravais et de Thomas faites en Scandinavie. Dove ' a remarqué que Teicès de chaleur absorbé par les plantes pendant la journée n'est pas compensé pKT le rayonnement nocturne ; qu'ainsi la températore moyenne des plantes terrestces est plus élevée que celle de l'air.

Les changements de volume dus aux oscillations de la température ou tout au moins la dilatation dans un sens n'est pas du tout connue pour les parties homogènes, comme par exemple la cellulose. Four des masses de tissus omiplexes comme le bois, les données sont fort insuffisantes*. If'Benl &it positif est la&rmationde crevaBses dans les arbres par .la geUe, 'quLs'fixplique le plus souvent par une contraction plus considérable du bois dans la direction tangentielle que radiale. Les chiffres donnés par Gaspary comme coefficients de dilatation des bois à différentes tempnatures-ne méritent pas ce nom, parce qu'il d'à observé que la tempénature âe l^îr ambiant et pas celle du boê lui-même. Ces recherches devraffint âtre xB&ites par un ol»ervaleur bon physicien.

Quant à l'abaissement de la température des plantes sous l'influence du

■ Ann. des Se. nat. 164S, XIX, 5 et sniv. " "WiMas Ceiilralbhtt, "1860, p. 825.

* 'TJeber den Zotammenlituig der WarmeTer&ndemngei) der Lnft mit der £ittwickl. der Pfl. * 1846.

* Du Hunel, FUlang der Wftider, I, 229. Meyen, D, 181.

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