LIMITES SUPBRIEURB ET INFERIEURE DE TEMPERATURE, ETC
blé à 5° C. (nu peu plu9 bas peut-être d'après des observations récentes d'un de mes élèves), pour le Phaseolus multiflorus, le Ze& Maïs 9,4° C, Cucurbita Fepo 13,7° G. Four le Tiifolium pratense, Medicago sativa, Errum lens, Bapfaanus sativus, Brassica Napus et Ke^ le minimum est sensiblement aa-dessous de 5° G., pour le Trapœolum m^jus et llleliaiithos annuus au-dessus de 6° C. Ces chif&es n'ont de valeur que pour le développement des premières parties du germe, aux dépens des principes élaborés contenus dans la graine ; lorsque ceuz-d sont épuisés, la plante & vraisemblablement besoin d'un degré de température plus élevé pour assimiler sous l'influence de la Ivunière. Pour le Zea Mais, le Mimosa pudica, l'assimilatioa ne parait commencer qu'au-dessus de 15° C, puisque audessous de cette température, ces plantes cessent de se développer après l'épuisement des matières contenues dans la graine ; le moyen le plus direct pour faire ces recherches serait de déterminer l'augmentatiou de poids à différentes températures.
lies limites supérieures de température permettant la germination que j'ai observées, sont les suivantes : Zea. Maïs, Phaseolus multiflorus, Cuoirbita Pepo, germèrent en quarante-huit heures, la température moyenne du sol étant -j- 42° C. avec, pendant quelques heures, un maximum de 46,2° G.; du blé germa par une température moyenne de 38,2° G., maximum : 43° G.; Orge, maxiTmim 36-37° C.; des pois germèrent encore à 38,2° C. avec un maximum momentané de 42,5° C. Je ne sais si à une chaleur aussi forte ces plantes assimilent encore et remplissent leurs autres fonctions. (J'ai indiqué^dans mon travail les précautions & prendre pour la déterminatioii des températures limites de germination; on est conduit à de graves erreora lorsqu'on cherche à les tirer des températures moyennes calculées d'après les oscillations souvent considérables en plein air.)
La température inférieure à laquelle la cfUorophyUe du Phaseolus multiflorus et du Zea Maïs a encore verdi à la lumière est au-dessus de -f 6° C. et aa-dessous de -\- 15° C.; pour le Brassica Napus et Sinapis Eilba, elle est au-dessus de -f- 6° C.; pour le Pinus Pinea et canadensis entre + 11°C. et-f-T" C. La température supérieure du verdissement est pour le Phaseolus multiflorus et le Zea Maïs au-dessus de 33° C.; pour l'Ailiom Gepa au-dessus de 36° G., pour le Cucurbita Pepo ^u-dessus de 33° C
L'^imination de l'oxy^ne dans les organes verts sous l'influence de la lumière commence, suivant Cloëz et Gratiolet', pour le Potamogeton lorsque la température de l'eau dépasse 15° C. et lorsque la chaleur diminue graduellement, elle cesse au-dessous de 10°. la limite doit être beaucoup plus bas pour les mousses et les lichens qui végètent eu hiver, au printemps, en automne. J'ai observé un dégagement de bulles gazeuses abrâdant dans la Vallisneria spiralis, l'eau ayant une température de 17*,5 C. & la himière diffuse ; à 8° les biùles étaient plus rares, et à-|- B' C. elles avaient tout à &it cessé.
La mobâité des femUes de Mimoaa* dans l'état phototoniqne cesse
■ Sacfas, * IJeber den Einfinu der Temperatnr sof das Ei^rQneii der BlUter. > Flor*, 1864, n« 32.
■ Flora, 1661, p. 760.
* Sachs, < Die TorObei^^endeii StAmEostande a. a. t. Flora, 1863, p. 461.
DirizsdtvGoO^lc
€0 INFLUENCE DE Ut CHALEUR SUR LA VEGETATION.
lorsque la température est pendant un certain temps au-dessous de + 1 5° C. (rigidité causée par le Iroid) ; dans l'Hedysarum gyrans, les oscillations périodiques des folioles latérales commencent, suivant Kebsch, lorsque la température de l'air dépasse 22° C. Dans le cas précédent, lorsque le thermomètre remonte, la mobilité revient. La limite supérieure de sensibilité des feuilles de Mimosa dépend de la durée de l'expérience ; elles devienoent immobiles dans de l'air à 40° C. en une heure, à 45° C. en une demiheure, à 49-50° C. en quelques minutes ; lorsque la température diminue, les feuilles recouvrent leurs propriétés; mais une chaleur de 52" C. enlève la mobilité pour toujours et amène finalement la mort. J'ai désigné ces états particuliers sous le nom de« Ri/pditémomoitanée due a» froid ou « la i^ioleur » (vorilbergehende Kaltestarre und Wàrmestarre). L'état de mobilité entre les limites extrêmes pourra être appelé « Themwtone. d
Les courants de Protoplasnia ■ ne s'arrêtent, suivant Nœgeli, dans la Nitella syncarpa que lorsque l'eau est à 0° ; dans les poils de Cucurbita Pepo, d'après mes propres observations, les coui'ants s'arrêtent, quand la température de Tair tombe au-dessous de 10-11° C; dans de l'eau à 46-47" C, ils cessent au bout de deux minutes ; à 47-48° C. au bout d'une minute, iwur reparaître lorsque la température baisse. Après un séjour de dix minutes dans de l'air chauffé de 49 à 50° C, le protoplasma se meut encore dans les poils de Cucurbita Pepo et de Solanuju Lycopersicum : les courfmts dans les poils des étamines de Tradescantia s'arrêtent en trois minutes dans de Tair à 49°, et reparaissent quand la chaleur diminue. Ces chiffres ne sont destinés qu'à montrer que les phénomènes moléculaires d'où dépendent les mouvements du protoplasma, sont également compris dans des limites fixes de température. Je m'étendrai davantage svr ce sujet dans un paragraphe spécial. — L'absorption de l'eau par les racines dépend aussi de la température, et lorsque celle-ci est trop basse, les pertes causées par la transpiration des feuilles ne sont plus couvertes. Ainsi, j'ai remarqué que les racines de courge et de tabac ■ ne tirent plus assez d'eau d'un sol de -f 3 à + 5° C. pour couvrir les pertes de la transpiration ; lorsque le sol se fut échauflé jusqu'à 12-18' C, l'équilibre se rétabht. Les racines de Brassica Napus et oleracea semblent, ■d'an autre côté, tirer d'un sol à 0° assez d'eau pour contre-balancer l'effet d'une transpiration moyenne.
c. Des dimnages soufferts par les plasles lorsqne la lempératore dépasse les limites iijiquées.
I 22. Lorsque par une température suffisamment basse, les fonctioDS vitales d'ane plante sont suspendues, il ne s'ensuit pas nécessairement qae cetle-d soit atteinte d'une manière permanente ; «lie peut persister assez longtemps dans cet état d'inaction et
' J. Sachs, t Ueber die obère Temperaturgrenie der VegetUion. » Flora, 1864, a- 3 et 6.
' Bol. Zehg. 1860, p. 12*.
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