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INFLUENCE DE LA CHALEUR SUR LA TÊGF.TATION

végétant en automne, en hiver et au printemps, opposent au froid, dépeud de propriétés inconnues de leurs tissus ; suivant E. Frics ', les champignons coriaces (Lencites, Polypori, Dœdaleœ, etc.), charnus (Agaricus velutinus, salignus, serotinus) et même gélatineux (Tremellinées) sont en état de support;er les hivers d'Upsala ; on les trouve encore pari'aitenient frais en janvier et février. Des champignons qui, au commencement de l'hiver, n'ont pas encore parcouru toutes les phases de leur développement (Corticium, quelques Discomycètes), ne souffrent nullement du froid ■ enfin, Pries a vu des Pyrenomycètes fructifier aux premiers dégels dn printemps.

On n'a pas encore pu expUquer pourquoi certaines plantes, qui supportent sans inconvénient une température de — 10° C, par laquelle leur sève est complètement gelée, sont tuées plus tard par un froid plus vif; la sève étant dans les deux cas complètement transformée en glace, il semble que l'effet devrait être le même'. On ne comprend pas non plus pourquoi quelques plantes, après avoir supporté un certain nombre de gels et de dégels sans inconvénient, finissent par succomber aux atteintes répétées du froid ; on peut souvent observer ce fait sur des plantes sauvages en automne, et Goppert l'a démontré expérimentalement sur le Lamium purpureum, l'Alsine média, le Poa annua, etc *.

Des dommages d'un autre ordre que ceux dont il a été question ici, peuvent être causés par le froid : par exemple, dessèchement des rameaux gelés, contractions et dilatations inégales des couches intérieures et extérieures de la tige (crevasses, chute de Técorce), etc. Je ne m'étendrai pas davantage sur ces phénomènes qui ne soulèvent aucun problème physiologique intéressant *.

Les contractions qu'éprouvent les parties herbacées sous l'influence du gel, et dont l'effet se fait souvent sentir après le dégel, s'expliquent par la séparation de molécules d'eau des molécules de cellulose et de protoplasma ; l'état de dilatation des tissus, qui a une grande influence sur le volume extérieur, est ainsi modifié ; après le dégel, les organes sont encore mous et en partie vides. Ces contractions ne sont pas aussi considérables qu'Hofiinann le suppose ('/i du volume). D'après mes mesures, les pétioles se raccourcissent de 1-3 •/<, de leur longueur primitive '.

§ 24. Influence d'une température trop élevée. A mesure que la température s'élève dans l'iutérieur d'une plante, les vibrations correspondantes des éléments deviennent toojoars plus actives; finalement, à un certain d^é, ces mouvements intérieurs acquièrent une énergie suffisante pour arracher les molécules à leur

' Adu. des Se. nat. Xn, 5.

' Gûppert, ]. c, p. 131.

' Gôppert, 1, c, p. 62.

' Tojez: GOppeit, 1. c, p. 59; Haies, SUttical Essaya, I, 369; Du Hune), Phys. des arbres, n, 343; Senuebier, Physiologie végétale, m, ch. vui; P. de CondoBe, Fbysiol. végét. III, 1414 et sniv.

* J. Sachs, KryetollbildungeD beim Erfrieren, etc. Ber. der E. S&chs. Ges. der WiBB. 1860, p. 19.

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