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DES DOMMAGES SOUFFERTS PAR LES PLANTES, ETC

position normale dans l'orgaDisme et détoire ainsi la stracture moléculaire de la cellulose, du protoplasma, du nucléus, etc.; en même temps, de nouvelles combiaaisons chimiques peuvent se faire jour, qui ne sont pas compatibles avec l'état de vie des cellules. Il s'agit maintenant d'étudier de plus près la nature de ces phénomènes et de déterminer le degré de température auquel ils commencent à se manifester. Naturellement, nous laissons de côté les conséquences secondaires d'une température élevée, qui peuvent paiement endommager et tuer les cellules, comme, par exemple, Tévaporatiou excessive dans les organes succulents si l'atmosphère est diande et sèche. De même que des variations trop brusques aux environs du point de congélation semblent jouer un rôle fort important dans les effets du froid, de même aussi des changements rapides près de la limite supérieure ont une influence fatale, tandis que la température constante à un degré choisi dans l'ampUtnde àe ces variations demeure peut-être sans effet. Ce dernier point n'est pas confirmé, car dans toutes les expériences faites jusqu'à présent, les variations ont été très-considérables, et il est impossible de dire positivement si tel ou tel effet est dû à un certain d^é de température ou à des changements trop brusques ; ce sera donc uniquement pour simplifier, que dans la suite j'indiquerai un certain degré comme étant la cause de tel ou tel phénomène, sans parler des variations de peut-être 20 à SC C, qui l'ont accompagné.

Les expériences faites sur des plantes terrestres ou aquatiques appartenant à toutes les divisions du règne végétal montrent qu'un séjour de dix à trente minutes dans de l'air à 51° C. environ, tue les feuilles et les entre-nœuds herbacés, tandis qu'un bain de dix minutes dans de l'eau de 45 à 46° C. tue ta plante tout entière. Des températures inférieures de 5 à 10° C. aux précédentes ont la même influence au bout d'un certain temps. Ici, comme dans le cas du froid, la force de résistance à l'influence désorganisatrice d'une température extrême, semble augmenter à mesure que la quantité d'eau contenue dans les cellules diminue ; les semences desséchées à l'air, des plantes qui ont succombé dans les expériences précitées en dix à trente minutes, peuvent supporter pendant une heure une atmosphère de 60 à TO" C- sans perdre la faculté de germer; tandis que si elles sont imbibées d'eau, elles périssent.

Quand une cellule, ou un morceau de tissu rempU d'eau, a été tué dans des circonstances pareilles, les modifications qu'il in^nte

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sont, comme je l'ai démontré, do même genre qae celles des cellnles gelées, peut-être même identiques. Comme dans le cas précédent, les changements visibles concernent seulement le protoplasma et rarement la cellulose; c'est toujours ou changement dans les propriétés physiques qui fait ressortir la destruction de la structure moléculaire ; les parois des cellules perdent le pouvoir de résister à la pression intérieure de la sève, et celle-ci s'échappe ; elle remplit les espaces intercellulaires et le tissu devient plus perméable ; les cellules en partie vidées se ramolUssent et i' organe perd sa turgescence ; les matières colorantes qui étaient retenues dans les cellnles saines peuvent circuler librement dans les tissus brûlés ; les parois spongieuses ne s'opposent plus à l'évaporation de la sève et les parties atteintes se dessèchent tout en se colorant de couleurs plus foncées qui prennent naissance à mesure que t'air décompose les sèves mélangées.

J'ai rassemblé les faits connus sur te sujet, à côté de mes propres observations dans mon article: a Ueber die obère Temperatiirgrenze der Végétation. « Flora, 1864, p. 5 et suiv. Pour maintenir les plantes dans une atmosphère d'une certaine température, j'ai employé l'appareil représenté dans la flg. 7. Un vase de ferblanc a a de 20 cent, de haut en reiifenne un deuxième i i ; l'intervalle n i de 3 cent, est rempli d'eau. Le vase (, dans lequel est la plante à observer.

est séparé du fond de i i par le socle H ; pour que l'air qui entoure le végétal soit toujours humide, une cloche tf g repose sur des crochets h h fixés au vase extérieur; de cette manière l'air se renouvelle, les gouttes deau condensées contre le verre, coulent au dehors et la chaleur qui monte des parois de a «n'est pas perdue. L'appareil repose sur un fort trépied <i dans lequel brûle nnelampe/.Pour faire (les expériences sur la germination où la température doit être constante pendant des jours entiers, j'ai trouvé avantageux d'employer au lieu d'une lampe à esprit-de-vin, un large bocal rempli moitié d'eau et moitié d'huile, dans lequel flottent deux ou trois lumignons. Un petit thermomètre est introduit dans la terre du vase, im autre est placé dans l'air, de manière que la boule touche la partie de la plante

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