DES DOMMAGES SOUFFERTS PKR LES PLANTES, ETC
que Ion veut examiner. Plus l'appareil est grand, plus il est facile d'obtenir une température constant*.
Des plantes de Nicotiana rustica, Cucurbita Pepo, Zea Maïs, Mimosa pudica, Trapseolum majus, Brassica Napns, qui avaient crû dans de petits vases furent placées dans Tappareil ; la température sous la cloche fiit poussée jusqu^à 44°, 46°, 48°, 50°, 51° C, puis maintenue constante I)endant un certain temps ; je conservai ensuite la plante à portée pour oieerver quelles seraient les conséquences de l'expérience. Voici un exemple de cœ recherches :
Nicotiana rustica. avec cinq ou six feuilles.
1. t'n exemplaire chauffé jusqu'à 44° C. maintenu trente minutes entre 44 et 45° C: la température maximum du sol a été 44°.5 C. La plante n'a pas souffert.
2. Exemplaire maintenu pendant une heure à 45° C. n'a pas souffert. .3. Exemplaire maintenu quarante minutes dans une atmosphère de 45*
à 47° C. le sol s'est échauffé jusqu'à 43°,5 C. n'a pas souffert. 4- Exemplaire maintenu quinze minutes entre ôD et 51° C. n"a pas souffert.
5. Exemplaire mainteuu onze minutes entre 51 et 52° C; température du sol : 49° C; la plante a d'abord semblé n'avoir pas souffert, mais au bout de six jours les feuilles développées étaient un peu décolorées, les plus jeunes périrent plus tard. D'autres plantes des mêmes espèces, également en pots, furent renversées de manière à faire plonger toutes les parties aériennes dans de l'eau maintenue pendant dix minutes entre 48 et 50° C. ; des plantes aquatiques. Ceratophyllum demersum,Ciadophora,Chara, restèrent dix minutes «Uns de l'eau entre 45 et 50° C. Enlin des rameaux feuilles, isolés et des plantes arrachées de Phaseolus vulgaris, Papaver somniferum, Tenacetum vulgare. Cannabis sativa, Solanum tuberosum, Lupinus polyphyllos, Allium Cepa, Morus alba, r&stèrent dix minutes dans de l'eau chauffée une fois à 45-46° C, une autre fois à 50° C. Dans toutes ces expériences, j'attendis quelque temps pour observer les conséquences. Les résultats sont donnés en grands détails dans le travail que j'ai cité; il suffit d'en introduire ici les extraits suivants : Une température de l'air d'environ 51°C., est toujours mortelle en dix à trente minutes; une chaleur, seulement de i à 5° inférieure, peut être supportée pendant longtemps sans inconvénients ; pour l'air donc, la température la plus basse à laquelle les tissus sont brûlés, est entre 50 et 52° C; pour l'eau entre 45 et 46° C. L'influence de la température n'est pas la même sur toutes les parties de l'organisme ; le limbe des feuilles qui viennent de se développer est en général atteint d'abord; celles qui ne sont pas encore épanouies et les bourgeons résistent un peu plus longtemps; les parties les plus robustes sont les vieilles feuilles, les pétioles et les entre-nœuds. Suivant que la température a été plus ou moins haute, l'effet se fait remarquer plus ou moins vite : ce n'est souvent qu'au bout de plusieurs jours qu'on commence à apercevoir des changements sur <les plantes qui ont été exposées à une chaleur de 50" à 51° C. Pendant la durée tie l'expérience, et plus ou moins
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72 INFLUENCe DE LA CHALEUR SUR LA VÉGÉTATION.
longtemps après, des plantes mortellemeot atteintes ont une apparence remarquablement saine et bien ])ortante ; finalement les feuilles se fiétrissent puis se dessèchent rapidement.
Les graines sèches et les spores de champignons peuvent supporter des températures bien plus élevées que les organes succulents surpris en pleine végétation. D'après Pasteur, des spores secs de Pénicillium glaucum supportent, sans inconvénient, une température de 108° C, la plui>art même étaient encore capables de se développer après une exposition d'une demi-heure à une atmosphère de 119 à 121° C, au bout du même temps 127 à 132° C. les tuent. Les spores d'Ascophora elegans se comportent de la même manière. H. Hoffmann a trouvé que des spores secs d'Uredo destruens et segetum peuvent être chauffés jusqu'à 128° C, mais s'ils sont humides, ceux de l'Uredo segetum sont déjà détruits entre 58,5 et 62° C, ceux de l'Uredo destruens entre 70 et 73° C. D'après Payen, l'Oïdium aurantiacum résiste à 120° C. — Giîppert (1. c. p. 57) mentionne une observation de Th. de Saussure d'après laquelle du blé. de l'orge, du seigle et des choux supportent pendant les premières phases de la gennination une température de 70° C. (pendant combien de temi)sV). s'ils ont été auparavant desséchés â une douce température.
D'après mes conseils et sous ma direction, M. Henn. Fiedler a fait une série d'observations avec l'appareil représenté dans la fig. 8. Un grand ven^e à boire a rempli d'eau est placé dans un bain de sable au-dessus d'une lampe. A travers le couveicle passe une éprouvette c qui plonge profondément dans l'eau et renferme des graines et un thermomètre, elle doit être soigneusement bouchée. On peut placer plusieurs éprouvettes dans le même appareil. En entourant le verre a d'une épaisse couche de papier, on obtient une température assez constante pour varier à peine de 2° à&m une heure. Les expériences, qui duraient chacune une heure, étaient &ites sur des grames sèches ou gonflées par un séjour de vingt-quatre heures dans l'eau; on ne les plaçait dans l'appareil que lorsque la température désirée était déjà atteinte ; ou les semait ensuite dans la terre humide pour voir si Fig- 8- elles seraient capables de germer.
Gi-aines séchées à l'air.
100 grains chauffés fournirent: A, germes qui dépassèrent le sol: B, germes qui n'atteignirent pas la surface ; température en degrés centigrades.
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