‹ Physiologie végétaleChapitre 32 sur 121 · DES DOHHAGES SOUFFERTS PAR LES PLANTES, ETC · texte numérisé non relu

DES DOHHAGES SOUFFERTS PAR LES PLANTES, ETC

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Seigle. .

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Graines ayant séjour»/- dans de l'ei A et B, même signification.

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Pois

Seigle

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Maïs

Dans les deux tableaux, les cases blanches indiquent toujours que le» graines n'ont pas germé.

Les changements visibles dans les cellules tuées par une température trop haute, ont été d'abord étudiés sur le protoplasma par Max Schulze *. Il cbaufia dans l'eau sur le porte-objet des poils staminaux de Tradescantia vii^nica, des poils brûlants d'Urtica urens, des cellules pareuchymateuses de Vallisneria spiralis ; le protoplasma fut atteint â environ 45* C, les courants s'arrêtèrent et plus tard se désorganisèrent. J'ai montré que la résistance du protoplasma à une température élevée est plus énergique si le milieu ambiant est de l'air que si c'est de l'eau, et qu'il ne faut pas confondre un arrêt momentané durant souvent quelques heures et causé par une température un peu trop haute, avec la rigidité complète qui est la conséquence de la mort '. Puisque certaines plantes supportent pendant dix à trente minutes une température de 50 à 56° C, le protoplasma doit bien y résister aussi ; le même raisonnement prouve par contre qu'il est tué en dix minutes par de l'eau à 45 ou 46° G. Dans de l'eau à 46 ou 47° C, le protoplasma des poils du calice de Cucurbita Pepo s'arrêta en deux minutes, mais le mouvement recommença une

■ Du Frotoplasma der Rhizopoden und der PflanzenzeUeu, 1863, p. 4ti. • Flora, 1864, p. 59.

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{lemi-heure après ; dans de l'eau à 47 ou 48" C, arrêt en une minate ; le mouvement ne revint qu'au bout de deux heures ; après ud séjour de dix minutes dans une atmosphère de 49 à 50° C. (dans l'appareil fig, 7), le protoplasma des poils de Cucurbita Fepo et Solanum Lycopersicum se mouvait rapidement ; dans un poil de Cucurbita, un morceau se sépara lia réseau de protoplasma, se mut rapidement dans la sève de la cellule, changeant de forme comme une Amœba, et finit par se refondre <lans la masse; Kiihne décrit des phénomènes tout à fait semblables dans des \m\s staminaux de Tradescantia à 14° C. amlessous de 0. — Dans une plante de courge qui était restée, sans inconvénient, à une atmosphère de 50 à 51° C, je trouvai, au bout d'une heure, le protoplasma immobile dans les poils ; il s'était groupé en grosses masses pariétales; dans quelques cellules il formait une seule masse d'apparence spumeuse avec beaucoup de vacuoles ; au bout de quatre heures les courants recommencèrent; dans quelques cellules, le réseau de protoplasnia était déjà presque complètement rétabli (température : 19-20" C).

L'arr(?t des courants n'était donc que passager ; mais dans de l'eau à 50* C, en une minute les mouvements furent pour toujours arrêtés ; le protoplasina était décoloré, dispersé en petites masses ; dans quelques cellules seulement le réseau était encore visible, mais sans mouvements. Les i>oils d'une tige de Nicotiana nistica, qui avait passé quinze minutes dans une atmosphère de 50 à Sl^C, avaient, quinze heures après, leur protoplasma en parfait état. Dans les ))oils du pétiole d'une Brassica Napus, qui avait passé vingt minutes en apparence sans inconvénient dans de l'air à 49-49",5 C, le proto])lasma était, cinq heures plus tard, spumeux et sans mouvement. Dans des poils staminaux de Tradescantia, qui étaient rœtés dix-huit minutes (avec interruption) à 46-48° C, l'arrêt ne fut que passager : le mouvement recommença déjà neuf minutes après '. Je n'ai pu apercevoir de changement dans la cellulose que dans les poils de Tradescantia; ils furent plongés une minute dans de l'eau à 57°, puis mis dans l'eau froide sur le porte-objet; au premier moment on n'apercevait de modification que sur le protoplasnia; la membrane était à peine contractée et marquée de très-petits phs. Mais au bout de cinq à dix minutes, U cellulose se souleva par places en grosses bulles hémisphériques ; elle absorbait évidemment de l'eau, qui pénétrait surtout dans une direction tangentielle; les propriétés de dihitation étaient donc changées. Un séjour d'une minute dans de l'eau à 50° C, produisit dans nue autre occasion le même résultat. Nàgeli* cite des faits analogues pour les gros grains d'amidon (à 55° C).

Kiihne (1. c. p. 87) a étudié le protoplasma nu des Myxomycètes. Cinq minutes dans une atmosphère à 30° C. n'arrêtèrent que momentanément. à 3.5° C. tout à fait, les courants dans le Didymium serpula. Le protoplasma d'Aethahum scepticum se coagula en neuf minutes à 40° C^ à 39° C. l'arrêt ne fut que passager, — Kiihne a fait sur la Tradescantia (six minutes 45° C.) les mêmes observations que moi sur le Cucurbita Pepo : division du protoplasnia en morceaux ; mouvements amœboïdes ; au bout de huit heures, courants rétablis.

' Flora, leu, p. «8-70.

' Siigeli, Starkekiirner, p. 71.

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